"Le RSA nous permettra de faire la moitié du chemin"

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De toutes les réformes envisagées pour parvenir à l'objectif de réduction d'un tiers de la pauvreté d'ici à 2012, le revenu de solidarité active (RSA) est présenté comme "la pierre de touche". "Le RSA devrait nous permettre de réaliser la moitié du chemin par rapport à l'objectif fixé", estime Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives, interrogé par Le Monde. Cette prestation sociale devrait, à terme, selon le Livre vert soumis à la consultation par le Haut Commissariat, "faire franchir immédiatement le seuil de pauvreté à près d'un million de personnes". Il devrait aussi apporter "un complément de pouvoir d'achat à plusieurs millions de personnes en bas de l'échelle des salaires". "Le RSA a aussi un effet indirect sur la pauvreté, assure le Livre vert. En garantissant que le travail devient rémunérateur, il permettra à des personnes allocataires du RMI de pouvoir reprendre un emploi plus facilement qu'aujourd'hui."

Dans un article intitulé "Le revenu de solidarité active en question" paru le 24 avril sur le site Laviedesidees.fr, la sociologue Dominique Méda estime néanmoins que "la plus grande partie des problèmes qui font obstacle à la reprise d'emploi des bénéficiaires de minima sociaux ne sont pas d'ordre monétaire (certains travaillent en perdant de l'argent !), mais ressortissent à bien d'autres contraintes : contraintes "familiales", dues notamment à l'absence de modes de garde (...), contraintes de santé, contraintes de transport, absence d'accompagnement vers et dans l'emploi".

Le Haut Commissariat vient d'affronter une polémique sur le financement du RSA. Le recentrage de la prime pour l'emploi (PPE), annoncé par Nicolas Sarkozy le 24 avril en même temps que la généralisation du RSA, en 2009, a suscité un tollé. Le coût du dispositif devrait s'élever à 13 milliards d'euros, selon M. Hirsch. Cinq milliards viendront du RMI, un milliard de l'allocation de parent isolé, 4,5 de la PPE, un de l'intéressement, auxquels il faut ajouter le "un à 1,5 milliard" d'argent frais promis par le chef de l'Etat.

Emmanuelle Chevallereau
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RÉACTIONS DES ABONNÉS DU MONDE.FR
Granbon en Navan :
«
L'est bon l'Hirsch, on lui montre le seuil de pauvreté et il permet qu'il soit dépassé d'un quart de mil. La com, ça fait toujours du chiffre… Et des paris. Le pochtron aussi, il s'émerveille des lumières qui brillent dans le caniveau et fait le pari qu'il va franchir ce Rubicon-là et parvenir a mettre le pied sur le bord du trottoir. Qu'a-t-on fait pour mériter des gens pareils?