AP/Nasser Nasser
Un militant du Hezbollah lance un cocktail Molotov en direction d'un portrait de l'ancien premier ministre, Rafik Hariri, vendredi 9 mai à Beyrouth.
Alors que l'intensité des combats a baissé à Beyrouth, où le Hezbollah a pris le contrôle de la plupart des quartiers de l'ouest de la ville, la coalition au pouvoir a accusé la milice chiite, vendredi 9 mai, de se livrer à un "coup d'Etat armé" visant à favoriser le retour de la Syrie.
"Le coup d'Etat armé et sanglant qui est mis en œuvre a pour but (...) d'étendre l'influence de l'Iran
jusqu'aux rivages de la Méditerranée", a également accusé le dirigeant chrétien Samir Geagea en lisant un texte au nom de l'ensemble de la coalition. "Le Hezbollah a utilisé ses armes pour mener un coup d'Etat. Il a
dit que ses armes étaient pour la résistance, mais il a clairement
montré que c'était pour mener un coup d'Etat", a renchéri, de Paris, l'ancien président de la République, Amine Gemayel.
"Nous ne menons pas un coup d'Etat", s'est défendu un responsable de l'opposition, cité par l'AFP sous couvert n'anonymat.
"Tout cela est lié aux décisions du gouvernement"
d'enquêter sur le réseau de communication du Hezbollah et de limoger le
chef de la sécurité de l'aéroport, présenté comme un proche du mouvement
chiite. L'opposition chiite a réaffirmé qu'elle ne lèverait les barrages
routiers et le siège de l'aéroport de Beyrouth que lorsque le
gouvernement reviendra sur ses décisions.
Deux partisans de l'opposition ont péri lors d'affrontements à Khaldé,
au sud de Beyrouth, selon les services de sécurité, portant à treize
le nombre de morts depuis le début des violences, il y a trois jours.