
e Transall de l'armée de l'air française transportant le président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, Mohamed Bacar, s'est posé, dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 mars, à la Réunion, où le colonel doit être remis à la justice. A bord de l'avion militaire, se trouvaient également les 23 militaires
anjouanais qui avaient accompagné le président renversé dans sa fuite
et qui seront aussi remis à la justice française.
L'ancien homme fort d'Anjouan devrait notamment être poursuivi "pour non-respect de la législation française, dont l'entrée clandestine à Mayotte, et détention d'armes", a indiqué le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jégo, pour qui "il appartiendra à la justice de décider de son sort".
POURSUITES POUR DÉTENTION D'ARMES
Le ministère des affaires étrangères a indiqué "se réjouir du succès de l'opération militaire africaine qui a permis
de rétablir, sans pertes humaines, l'intégrité territoriale de l'Union
des Comores".
Moroni a réclamé dès jeudi matin le retour de M. Bacar aux Comores pour
qu'il puisse être traduit en justice, mais il n'existe pas d'accord
d'extradition entre la France et les Comores. A son arrivée à Mayotte, Mohamed Bacar a déposé une demande d'asile en France.
avec AFP et Reuters