
ichel Fourniret a refusé de s'exprimer, jeudi matin 27 mars, à l'ouverture de son procès devant la cour d'assises des Ardennes, brandissant plusieurs fois un écriteau
"sans huis clos, bouche cousue", avant de tendre un
"exposé" au président de la cour.
A chaque question du président Gilles Latapie sur son identité, Michel Fourniret, barbe grisonnante, vêtu d'un pull bleu, a répondu en brandissant cette feuille de papier blanche format A4 avec ces mots écrits sur ordinateur.
Puis, montrant au président un rouleau de papier entouré d'un ruban rouge, le tueur en série présumé a finalement pris la parole et déclaré à l'adresse du président : "Je vais donc prendre la parole. Il s'agit d'un exposé que j'avais l'intention de lire. En l'absence de huis clos, je vous demande de bien vouloir lire cet exposé." "C'est très joliment fait. J'en prendrai connaissance et le document sera versé au débat", lui a répondu le président.
M. Latapie a ensuite interrogé Monique Olivier, cheveux blancs coupés courts, qui, elle, a répondu aux questions sur son identité et celle de ses avocats.
avec AFP et Reuters