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Un soldat français tué en Afghanistan par l'explosion d'une mine Un militaire français a été tué, samedi 22 novembre au matin, et un second grièvement blessé par l'explosion d'une mine à une dizaine de kilomètres au sud de Kaboul, a annoncé l'état-major des armées à Paris. (AFP) |
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Pour son premier long métrage, la jeune Hana Makhmalbaf a planté son décor dans une petite ville construite dans la roche rouge, au pied du site qui abrita pendant des siècles les bouddhas géants de Bamiyan. Ceux-là mêmes que les talibans ont démolis en 2001. De quoi donner un certain écho à son propos, et soulever d'emblée une question quant à ce choix : relève-t-il de l'ambition décomplexée d'une grande cinéaste en devenir, ou de l'habileté d'une communicante rompue aux attentes du public occidental ?
POURQUOI PAS
Le film n'apporte pas de réponse tranchée. Scindé en deux parties très distinctes, il suit, au cours d'une journée, la course d'obstacles de Baktai, une petite fille de 6 ans au caractère bien trempé, qui a décidé d'aller à l'école pour apprendre à lire. Dans l'Afghanistan d'aujourd'hui, on s'en doute, l'affaire n'est pas aisée, et requiert de la part de la jeune héroïne qu'elle se soumette à toutes sortes d'épreuves.
Première étape : se procurer un cahier et un stylo, faute de quoi on ne l'acceptera pas à l'école. L'entreprise conduit la jeune héroïne à se rendre au marché de la ville pour tenter de vendre, à la sauvette, quatre oeufs, dont la recette doit lui permettre d'acheter le bien convoité. La quête obstinée de cette petite personne, perdue au milieu du monde des adultes, est prétexte pour la cinéaste à une longue séquence rythmée par toutes sortes de péripéties, qui rappelle, dans son principe, celle du petit garçon de Où est la maison de mon ami, d'Abbas Kiarostami. A ceci près que le regard d'Hana Makhmalbaf est moins acéré que celui de son aîné, et que contrairement à lui, qui prenait prétexte de cette course pour dépeindre la société de son pays, la jeune cinéaste iranienne se penche sur un monde qui n'est pas le sien. Le résultat s'en ressent, qui, malgré quelques échappées, fait penser à un exercice scolaire.
REGARD SANS COMPLAISANCE
La deuxième partie du film est plus réussie. Equipée d'un cahier, Baktai tente sans succès de se faire une place à l'école. C'est alors, quand l'aventure semble close, que le film s'engage sur un terrain inattendu. Rêvassant sur le chemin du retour, la petite fille tombe dans un guet-apens tendu par une bande de garnements engagés dans un jeu de guerre pour lequel ils ont endossé le rôle des talibans.
Pour leur plaisir, elle est contrainte d'endurer une série de punitions dont l'intensité va crescendo, d'autant plus terrifiante que la violence symbolique qui s'en dégage semble constamment sur le point de devenir réelle. Cette mascarade témoigne d'un regard sans complaisance sur l'enfance.
En redoublant, par ce dispositif du jeu de rôle, la mise en scène terroriste du régime des talibans, Hana Makhmalbaf évite le folklore, et montre qu'elle vise juste : elle met le doigt sur le mensonge ontologique qui fonde tout régime autoritaire.
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