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Critique

"Horton" : les aventures d'un éléphant débonnaire au pays de Swift

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Une image du film d'animation américain de Jimmy Hayward, Steve Martino et Cécile Rebbot, "Horton" ("Horton Hears a Who!").
20TH CENTURY FOX
Une image du film d'animation américain de Jimmy Hayward, Steve Martino et Cécile Rebbot, "Horton" ("Horton Hears a Who!").

Qui ne connaît Babar ou Ellmer ? Dans la catégorie des éléphants très sympathiques, le département animation des studios de la Fox propose aujourd'hui Horton, célèbre aux Etats-Unis, depuis que le Docteur Zeuss, grand maître de la littérature enfantine illustrée, en fit une vedette dans les années 1950. Dans l'esprit des Voyages de Gulliver (1726), de Jonathan Swift, l'histoire complote à des fins de relativité morale la rencontre entre deux ordres de grandeur a priori incompatibles, ici poussée à ses dernières extrémités.

D'un côté, donc, Horton, éléphantesque et débonnaire poids lourd aux yeux bleus ciel et à l'âme primesautière. De l'autre, l'infinitésimale Zouville, société organisée de petits bonshommes farfelus logeant confortablement sur un grain de poussière. Ouvert sur un coup de vent, qui déloge la poussière d'une fleur où elle nichait, le film se poursuit avec un trajet virevoltant qui la mène près des gigantesques mais fines oreilles de Horton. Attirée par l'infime murmure qui semble émaner du grain de poussière, l'ouïe du pachyderme y distingue bientôt de véritables appels au secours.

Une fois la communication établie, par un habile stratagème de haut-parleur, entre le maire de Zouville et Horton, le double canevas du film peut s'épanouir à loisir. Un premier défi consistera pour Horton, qui en fait aussitôt une affaire d'abnégation et d'honneur personnels, à mettre Zouville à l'abri des nombreux dangers de la jungle, quelque part au sommet d'une lointaine colline. Le deuxième défi, posé simultanément à Horton et au maire de Zouville, sera de convaincre leur société respective qu'ils sont sains d'esprit, de faire admettre pour l'un qu'une société miniature loge dans un gain de poussière, pour l'autre qu'un univers infiniment plus grand contient celui de Zouville.

Deux intrigues parallèles opposent donc nos héros à leurs contradicteurs et ennemis respectifs. Une dame kangourou à l'esprit borné qui rameute toute la forêt, dont Vlad le vautour vampirique et mercenaire, contre le pauvre Horton suspecté de folie. Des notables imbus de leurs personnes et démagogues à tous crins à Zouville, qui tentent de déstabiliser le maire, père pourtant irréprochable de quatre-vingt-dix-neuf filles et d'un fils rebelle nommé Jo-Jo, qui jouera son rôle au moment voulu.

En gros, comme en détail d'ailleurs, on aura compris que ce dessin animé est un hymne typiquement américain à la pure fantaisie, et aux moyens qu'il convient d'adopter pour donner au plus grand nombre l'envie d'y croire. Horton ne se signale à cet égard par aucun génie particulier, si ce n'est celui de gagner encore une fois le pari.


Film d'animation américain de Jimmy Hayward et Steve Martino (1 h 35.)

Jacques Mandelbaum
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Vos réactions
gjkl; :
«
plutôt un bon film un propos simple et chaleureux une histoire riche en personnage sympathiques et drôles pas de vulgarités beaucoup de couleurs dans la jungle et d'atmosphère dans la ville des zous une excellente VO grâce aux très bons acteurs un film sur l'imagination, l'altruisme et d'avancer pour ce qu'on sait malgré l'opposition. très bien pour les enfants sans parabole ni discours des personnages et une chanson. un bon film pour enfant, une bonne fantaisie pour les adultes