![]() |
![]() |
| |||||||||||
En 1971, quelques mois après l'annonce de la séparation des Beatles, John Lennon arrive aux Etats-Unis. Il vient d'enregistrer l'album Imagine et une série de singles militants : Give Peace a Chance, Power to the People. A peine arrivé, il est happé dans l'orbite des radicaux (au sens américain du terme), yippies comme Jerry Rubin ou Black Panthers comme Bobby Seale.
POURQUOI PAS
Le "héros de la classe ouvrière", comme il venait de se décrire dans une chanson, se précipite immédiatement au secours de John Sinclair, militant pour la légalisation du cannabis, qui vient d'être condamné à la prison à vie. Lennon participe à un concert de soutien dans le Michigan, et, le lendemain, Sinclair est gracié.
Quelques jours plus tard, Lennon et son épouse Yoko Ono apprennent qu'ils font l'objet d'une procédure d'expulsion du territoire américain, en raison d'une ancienne condamnation pour détention de stupéfiants.
Ce documentaire, qui emprunte son langage à la télévision (interviews face à la caméra, archives sollicitées en fonction de l'état d'avancement de la démonstration), raconte cette histoire passionnante. Mais son ton hagiographique (on voit que toutes les précautions ont été prises pour ne pas contrarier Yoko Ono) évite d'aborder le sujet qui fâche : si Lennon finit par obtenir sa carte verte en 1976, ce fut après avoir abandonné la politique. L'hypothèse d'un troc est implicite, mais la "mère supérieure", comme l'appelait son mari, a veillé à ce qu'elle reste à l'arrière-plan.
Film documentaire américain de David Leaf et John Scheinfeld. (1 h 39.)
|