PéNURIEDans les vallées latérales valaisannes, la permanence médicale pose problème. Démonstration en Entremont où elle n’est plus assurée que par deux médecins. Explications.

«A partir du 1er janvier prochain, il ne restera plus que deux médecins pour assurer la garde sur tout le territoire d'Entremont.» Le député Pascal Moulin (PDC du Bas-Valais) a profité de la dernière session du Grand Conseil pour tirer la sonnette d'alarme. Et pour traduire l'inquiétude de la population face à la disparition des listes de garde. Un problème qui ne concerne d'ailleurs pas que les seuls patients entremontants.
La pénurie de généralistes et le vieillissement des praticiens tenant un cabinet dans nos vallées latérales ne cessent de compliquer la tâche des responsables de la santé, chargés d'assurer une couverture médicale 24 heures sur 24. Thomas Burgener en est le premier conscient. Il l'a répété aux députés lors de cette session de novembre du Grand Conseil. «La question de l'organisation du service médical de garde par les médecins de proximité comme la pénurie annoncée - en Suisse et non seulement en Valais, surtout dans les régions décentralisées - a déjà été examinée à plusieurs reprises ces dernières années par le Parlement. Celui-ci a renforcé le cadre légal notamment dans la loi sur les établissements et institutions sanitaires et dans la nouvelle loi sur la santé.»
Renforcement de l'obligation faite à certains professionnels de la santé d'assurer un service de garde; création d'une commission cantonale de coordination pour le service de garde ou encore possibilité de subventionner - à titre subsidiaire - de manière temporaire ou permanente, le service médical de garde devraient permettre à notre canton de faire face.
Thomas Burgener et ses collaborateurs n'ont donc pas voulu attendre non plus l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la loi sur la santé - si celle-ci est acceptée par le peuple le 30 novembre prochain - pour réagir. «Un nouveau concept de service médical de garde a été mis sur pied par la Société médicale du Valais comprenant une nouvelle définition des régions desservies et l'intervention de médecins régulateurs basés à la centrale 144 permettant un meilleur tri et donc une gestion plus rationnelle des appels urgents.»
Depuis le temps que Monsieur Couchepin se fout bien des médecins de famille, cela devait arriver, et on n'a pas finit de rire.
Je salue votre article qui met le doigt sur un problème important, et qui ne va pas aller en s'amenuisant dans les prochaines années. Peut-être faut-il aussi que les patients tentent d'inverser la spirale de facilité, qui consiste à profiter des services d'urgence au dépend des consultations même organisées rapidement sur la journée! Bien sûr aussi que c'est un message pour les employeurs, car trop souvent les employés ressentent une forte pression les poussant à éviter les consultations pendantla journée de travail.
NewsletterInscrivez-vous pour recevoir nos nouvelles |
AbonnementProfitez de nos offres d'abonnement |
Edition en ligneLire les nouvelles depuis chez vous |
ArchivesConsultez nos articles avec swissdox |
BoutiqueAchetez des articles du Nouvelliste |
PublicitéVotre publicité sur nouvelliste.ch ou dans l'édition papier ? |