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CORRECTION - - Les cours pétroliers effacent leurs pertes initiales à  New York

Au dernier paragraphe, bien lire que les analystes interrogés estiment que les stocks américains de pétrole brut ont baissé de 1,5 millions de baril la semaine dernière, que les réserves d'essence ont augmenté de 800.000 barils et que les stocks de produits distillés ont progressé de 1,8 million de barils. NEW YORK (Reuters) - Les cours du pétrole ont effacé leurs pertes initiales mardi à  New York, malgré l'annonce d'un accord entre Américains et Britanniques pour imposer des limites sur les contrats du brut texan.


Vers 15h30 GMT, le contrat juillet sur le brut léger américain prenait 20 cents, soit 0,15%, à  134,81 dollars le baril après être tombé à  132. Il avait atteint lundi un nouveau plus haut historique à  139,89 dollars le baril.


Le contrat août sur le Brent cédait 14 cents, ou 0,1%, à  134,57 dollars.


Le président de la Commodity Futures Trading Commission (CTFC) a annoncé en fin de matinée à  Washington que les régulateurs des contrats sur le brut américain et leurs homologues britanniques venaient de conclure un accord avec ICE Futures Europe en vue d'imposer pour la première fois une règlementation des contrats sur le West Texas Intermediate traités sur cette plate-forme électronique londonienne.


Le marché attend par ailleurs la réunion entre producteurs et consommateurs de pétrole organisée dimanche prochain à  Djeddah par l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.


"Le marché commence à  réaliser l'importance de la décision de l'Arabie saoudite d'augmenter sa production dans la deuxième moitié de l'été", commente Thomas Stenvoll, stratège énergie chez Swiss bank UBS.


Des analystes et des sources au sein du marché ont fait valoir que Ryad pourrait avoir du mal à  trouver des raffineurs pour acheter sa production supplémentaire. Selon le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, le royaume veut porter sa production à  9,7 millions de barils par jour en juillet, ce qui représenterait une augmentation de 550.000 barils par jour, soit 6%, par rapport à  mai.


"Ils peuvent augmenter la production, ils peuvent ouvrir les robinets, mais auront-ils assez de traders pour la prendre ?", s'est interrogé Greg Smith, du fonds Global Commodities en Australie.


Des raffineurs aux Etats-Unis et en Asie ont indiqué qu'il était improbable qu'ils achètent plus de brut à  l'Arabie saoudite à  moins que le royaume ne propose un rabais significatif.


La réunion de Djeddah a pour objectif d'examiner les causes et de la flambée des cours et les moyens d'y faire face.


Le délégué iranien à  l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a cependant déclaré mardi que toute augmentation unilatérale de la production pétrolière serait une erreur.


Le ministre irakien du Pétrole a pour sa part déclaré que toute augmentation de la production mondiale n'aurait pas d'impact significatif sur les niveaux record du marché car ceux-ci sont dus à  la spéculation.


En attendant la rencontre de Djeddah, le marché suivra avec attention mercredi l'évolution des stocks pétroliers américains. Les réserves de brut devraient avoir fléchi pour la cinquième semaine consécutive en raison d'une baisse des importations, selon un sondage Reuters réalisé lundi.


Les analystes interrogés estiment que les stocks de brut ont baissé de 1,5 million de barils la semaine dernière, tandis que les réserves d'essence ont dû augmenter de 800.000 barils et que les stocks de produits distillés, dont le gasoil, ont dû croître de 1,8 million de barils.


Jane Merriman, version française Dominique Rodriguez Group (ROD)


 


17/06/2008 21:37


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