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Le pétrole enchaîne les records, au-dessus de 145 dollars

SINGAPOUR (Reuters) - Les cours du pétrole continuent d'enchaîner les records jeudi en Asie, au-dessus de 145 dollars le baril pour le Brent de la mer du Nord, en réaction à  un nouvel accès de faiblesse du dollar et au lendemain de l'annonce d'une baisse des stocks de brut américains beaucoup plus forte que prévu.


Sur les six dernières séances de transactions, c'est la cinquième fois que l'or noir atteint de nouveaux plus hauts historiques.


Vers 05h45 GMT, le Brent de la mer du Nord gagnait 0,76% à  145,37 dollars le baril après avoir touché plus tôt le niveau inédit de 145,75 dollars. Le brut léger américain progressait de 0,55% à  144,35 après un plus haut de 144,57 dollars.


Le dollar est tombé à  un plus bas de deux mois face à  l'euro au lendemain de la publication de l'enquête ADP (ADP) qui a montré que le secteur privé avait détruit plus d'emplois que prévu en juin aux Etats-Unis et de l'entrée de l'indice Dow Jones dans ce que les traders appellent le "bear market" (c'est à  dire 20% en-dessous de son dernier plus haut historique atteint en octobre).


L'euro est également soutenu par la perspective d'une hausse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait, selon les économistes, intervenir à  la suite de la réunion du comité de politique monétaire de ce jeudi.


Le pétrole enregistre un bond de 50% depuis le début de l'année, aidé par l'arrivée massive de spéculateurs sur le marché pour se couvrir contre la baisse du dollar et l'inflation.


"Il y a la faiblesse du dollar, la réduction des stocks américains. On pourrait assister à  des prises de bénéfices dans la soirée (en Asie) mais tout dépendra du dollar", a estimé Gerard Rigby, analyste chez Fuel First Consulting.


Les stocks américains de pétrole brut ont baissé de 2,0 millions de barils à  299,8 millions, a annoncé l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), ce qui a mis les stocks sous la barre de 300 millions de barils pour la première fois depuis janvier. Les économistes attendaient en moyenne une diminution de 100.000 barils seulement.


Les prix du pétrole ont été multipliés par sept depuis 2002, la demande soutenue de géant économiques émergents comme l'Inde et la Chine ne cessant de provoquer des tensions sur l'offre mondiale de brut.


A cela s'ajoutent les craintes des effets de la crispation entre l'Iran et les pays occidentaux au sujet du programme nucléaire de la République islamique.


Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils ne laisseraient pas l'Iran bloquer le trafic maritime dans la région du Golfe, point de transit de 40% du pétrole mondial.


 


03/07/2008 06:50


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