par Isabel Reynolds
TOKYO (Reuters) - A quelques jours de l'ouverture du sommet des pays industrialisés du G8 sur l'île d'Hokkaido, les autorités japonaises ont mis en place un dispositif de sécurité exceptionnel afin de parer à toute attaque éventuelle.
Il y a trois ans, lors du sommet de Gleneagles, en Grande-Bretagne, une série d'attentats à la bombe avaient tué une cinquantaine de personnes dans le réseau de transports londonien.
Si en juillet 2005 la coà¯ncidence entre la tenue du G8 et la date choisie par les kamaikazes paraissait fortuite, l'ampleur des dégâts avait ému la communauté internationale et le Japon redoute que l'histoire se répète sur son sol.
Les autorités nippones ont pris en premier lieu l'initiative de former un périmètre de sécurité autour de l'hôtel où se déroulera le sommet, dans la ville de Toyako, à environ 800 km de Tokyo.
Situé dans un lieu difficilement accessible, face à un lac, l'hôtel Windsor sera la semaine prochaine l'endroit sans doute le plus surveillé du monde, avec interdiction de survoler la zone dans un rayon de 46 km, et de nombreux barrages filtrants autour du lieu de rendez-vous des huit pays les plus riches de la planète.
"UN NIVEAU DE SECURITE SANS PRECEDENT"
"Des vedettes et des navires militaires patrouilleront afin d'être à l'affût d'une éventuelle attaque par missiles ou de ce tout ce qui pourrait venir de la mer", a déclaré à Reuters un expert de gestion de crise japonais, Atsuyuki Sassa.
"Une flotte aérienne spéciale de l'armée japonaise survolera le site en permanence, sept jours sur sept et 24 heures sur 24", a précisé ce haut responsable, ancien directeur du secrétariat à la Sécurité nationale.
"Un tel niveau de sécurité sera sans précédent", a-t-il ajouté.
Comme pour mieux renforcer cette idée, la télévision nationale a diffusé cette semaine de nombreuses images montrant des soldats en exercice au sein du prestigieux hôtel prisé par les touristes du monde entier.
Les effectifs de la police de l'île d'Hokkaido - 5.000 hommes - ont été récemment renforcés par l'arrivée de 16.000 officiers supplémentaires dont l'unique tâche sera de protéger les chefs d'Etat et de gouvernement.
Le budget global de la sécurité de ce sommet a été évalué à 283 millions de dollars, soit presque 100 millions de plus que les sommes engagées l'année dernière lors du sommet d'Heiligendamm, en Allemagne.
Isabel Reynolds, version française Olivier Guillemain
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05/07/2008 08:56
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