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Examens médicaux rassurants à  Paris pour Ingrid Betancourt

PARIS (Reuters) - Ingrid Betancourt a subi samedi à  Paris une série d'examens médicaux destinés à  évaluer son état de santé après six ans et demi de captivité dans des conditions précaires dans la jungle colombienne, et dont elle est sortie rassurée.


Arrivée en fin de matinée à  l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, la sénatrice franco-colombienne, libérée mercredi avec quatorze autres otages lors d'une opération de l'armée colombienne, a passé la journée dans l'établissement, où elle a notamment subi des tests sanguins.


"Les médecins ont été absolument charmants. Ils m'ont comblée de bonnes nouvelles", a-t-elle déclaré ensuite sur France3.


Alors qu'une vidéo tournée l'automne dernier la montrait amaigrie et prostrée et que ses proches la disaient alors en danger de mort, Ingrid Betancourt est apparue fatiguée mais en bonne forme après sa libération.


Elle a expliqué avoir reçu ces derniers mois l'aide et les conseils d'un caporal de l'armée colombienne, William Perez, lui aussi otage, qui avait des notions de médecine et qui a contribué au rétablissement spectaculaire d'Ingrid Betancourt.


Cette dernière souhaitait toutefois effectuer un bilan de santé complet avant d'envisager éventuellement un retour à  l'activité politique en Colombie.


"C'est très important pour moi de faire un check-up. J'ai envie de commencer une vie nouvelle, c'est un bon moment pour renouveler tout ce qu'on peut renouveler au niveau de la santé", a-t-elle confié vendredi.


Après une journée à  l'hôpital, Ingrid Betancourt, arrivée vendredi en France, prévoit de passer dimanche au calme en famille.


Elle devait se rendre lundi à  l'Hôtel de Ville de Paris et au cours de la semaine effectuer une visite à  l'Assemblée nationale, deux institutions qui se sont fortement mobilisées pour sa libération.


Selon son entourage, une visite est envisagée dans quelques jours au Vatican, où le pape Benoît XVI s'est déclaré prêt à  accueillir cette catholique fervente, qui a rendu grâce "à  Dieu et à  la Vierge" juste après sa libération.


"FRANCE ÉTERNELLE"


François Fillon a salué samedi la libération d'Ingrid Betancourt qui, selon lui, symbolise le retour de la France dans le monde.


"J'ai ressenti une grande fierté d'avoir sonné avec le président de la République, depuis un an, la mobilisation générale pour la liberté d'Ingrid Betancourt", a dit le Premier ministre lors d'un Conseil national de l'UMP à  Paris.


"La libération d'Ingrid Betancourt, c'est avec le discours du président de la République à  la Knesset ou l'Union de la Méditerranée le symbole du retour de la France dans le monde", a-t-il ajouté.


"On le doit à  Nicolas Sarkozy, au gouvernement que je suis fier de conduire, à  l'UMP et à  la majorité présidentielle, aux Français qui nous soutiennent. On le doit aussi à  cette France éternelle qui ne renoncera jamais à  conduire tous les combats pour la liberté", a conclu François Fillon.


Dans un sondage Opinionway publié samedi dans Le Figaro, 90% des Français interrogés estiment que le président colombien Alvaro Uribe a été décisif dans la libération d'Ingrid Betancourt.


La France a joué aussi un rôle important pour 69% des sondés, devant les comités de soutien à  l'ex-otage (60%), le président vénézuélien Hugo Chavez (57%) et Nicolas Sarkozy


(56%).


Nicolas Sarkozy a téléphoné samedi à  la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner et au chef de l'Etat équatorien Rafael Correa pour les remercier de leurs efforts en faveur de la libération des otages en Colombie, indique l'Elysée.


"Le président de la République entend faire de même au cours des prochains jours avec le président vénézuélien M. Hugo Chavez", précise la présidence dans un communiqué.


Devant les cadres de l'UMP, François Fillon n'a pas soufflé mot de la polémique née des critiques de Ségolène Royal, candidate à  la tête du Parti socialiste, reprochant à  Nicolas Sarkozy de n'être "pour rien" dans la libération de la sénatrice franco-colombienne.


Mais d'autres orateurs au Conseil national s'en sont chargés pour lui.


Xavier Bertrand, ministre du Travail et secrétaire général adjoint de l'UMP, s'est ainsi dit "choqué" par les propos "honteux" de la présidente de la région Poitou-Charentes.


"C'est dans des moments forts comme celui-ci qu'on voit le sens des responsabilités de chacun. Le sens des responsabilités, Mme Royal, elle n'en a pas", a-t-il lancé.


Pascal Liétout


 


06/07/2008 08:29


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