par Sophie Greuil
PEKIN (Reuters) - Le Français Julien Bontemps, 29 ans, termine "totalement mort" mais couvert d'argent après dix jours d'éprouvantes régates la compétition de planche à voile aux Jeux olympiques de Pékin.
"Là , je suis super content mais complètement éclaté et explosé. Une fois passée la ligne d'arrivée, j'étais tellement épuisé que j'avais du mal à tenir ma voile", a dit mercredi le Nantais à Reuters.
Bontemps avait d'ailleurs laissé échapper sa voile au cours de la régate perdant de précieuses secondes. C'est peut-être là qu'il a laissé échapper la médaille d'or au profit du Néo-Zélandais Tom Ashley, l'Israélien Shahar Zubari terminant troisième.
Cela n'avait plus beaucoup d'importance pour le véliplanchiste du Croisic après la régate. "Honnêtement, dans toute ma carrière, je n'ai jamais vécu des régates aussi extrêmes et intenses", note le véliplanchiste, troisième médaillé français à la voile.
Durant ces régates où il fut tout le temps dans le peloton de tête au classement général, Bontemps s'est découvert. "Franchement, je ne me pensais pas capable de gérer autant de pression, de ne pas craquer sous une tension permanente."
Sur la manche finale, c'est la tête qui a fait la différence. "Cette dernière régate s'est jouée à 85% avec le mental. Nous étions tous cuits."
LONDRES, UNE PROXIMITÉ MOTIVANTE
Sur sa planche fabriquée en Thaà¯lande mais développée à Hawaà¯, Julien Bontemps décroche la médaille à côté de laquelle il était passé à Athènes en 2004.
Et le Nantais se tourne déjà vers Londres en 2012.
"Finalement, le plan d'eau ne sera pas si loin de chez moi. Sa proximité est motivante. Mais je ne ferai certainement pas quatre ans non-stop. Je vais m'accorder des petites parenthèses de funboard pour changer d'air", confie-t-il à Reuters.
"Je ne me rends pas vraiment compte pour l'instant", a réagi sa femme Irina, 13e sous pavillon bulgare de cette compétition olympique.
"C'est trop d'émotion. C'est énorme. Dans les tribunes, mon cour battait français! (Elle n'était pas qualifiée pour la manche finale, ndlr)
"A l'arrivée, on ne s'est pas dit grand-chose. Les regards ont suffi. Comme compétitrice, je savais ce qui se passait sur l'eau. Ce matin, il était très stressé. Il n'avait pas beaucoup dormi. Il pouvait se retrouver cinquième ou quatrième", ajoute-t-elle.
Samedi, Julien Bontemps sera encore à Pékin. Il en profitera pour aller soutenir le champion qu'il souhaitait rencontrer aux Jeux olympiques.
Un champion prénommé Julien et comme lui né dans les Vosges. Un certain Julien Absalon, grand favori de l'épreuve de VTT.
Édité par Maxime Malet
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20/08/2008 17:37
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