JERUSALEM (Reuters) - Le président israélien Shimon Peres poursuit lundi ses consultations avec les dirigeants des groupes parlementaires sur la formation d'un nouveau gouvernement de coalition, au lendemain de la démission du Premier ministre Ehud Olmert.
Peres a rencontré dimanche soir des responsables des quatre principales formations politiques du pays - Kadima, Parti travailliste, Likoud et Shas - et doit s'entretenir dans la journée avec les représentants des neuf autres partis représentés à la Knesset.
Il partira ensuite pour New York pour la 63e Assemblée générale des Nations unies.
Selon la presse israélienne, il devrait choisir pour former le nouveau gouvernement la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui a succédé la semaine dernière à Olmert à la tête du parti centriste Kadima.
"Il va voir les représentants de nombreux partis aujourd'hui et les choses peuvent évoluer, donc je ne peux pas dire avec certitude qu'il va choisir Livni mais actuellement c'est ce qui se profile", a dit sa porte-parole, Ayelet Frish, à la radio de l'armée.
Livni a rencontré tard dimanche soir le ministre travailliste de la Défense, Ehud Barak, qu'elle doit revoir prochainement.
Olmert a officiellement remis dimanche sa démission au président mais il est vraisemblable qu'il restera à son poste encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le temps qu'un nouveau gouvernement de coalition soit formé.
Livni, qui n'a été élue à la direction de Kadima qu'avec 431 voix d'avance sur l'ancien chef d'état-major Shaul Mofaz, semble a priori bien placée pour devenir Premier ministre.
Selon Mark Regev, porte-parole d'Olmert, le Premier ministre démissionnaire l'a rencontrée et lui a promis son soutien plein et entier. Mais, même dans son propre camp, certains doutent que Livni ait l'étoffe nécessaire pour diriger le gouvernement.
Le chef de l'Etat dispose de deux semaines pour choisir la personnalité chargée de former le nouveau gouvernement. Une fois chargée formellement de former un gouvernement, Livni, ou toute autre personnalité choisie par Peres, disposera à son tour de six semaines pour constituer un gouvernement de coalition soutenu par une majorité des 120 députés.
QUE FERA EHUD BARAK ?
En cas d'échec, Peres peut en principe charger une autre personnalité de tenter de former un gouvernement majoritaire, faute de quoi les élections législatives anticipées que réclame le chef de l'opposition de droite, Benjamin Netanyahu, seront inévitables.
A la Knesset, Kadima compte 29 députés sur 120 et le Parti travailliste en a 19, le petit parti religieux Shas apportant l'appoint qui permet à la coalition de disposer d'une étroite majorité de travail.
L'attitude du leader du Parti travailliste, Ehud Barak, sera déterminante. Le ministre de la Défense, n'étant pas député, ne peut postuler à la direction du gouvernement.
Dans les intentions de vote des Israéliens, sa formation n'arrive qu'en troisième position derrière le Likoud de Netanyahu, auquel les sondages sourient, et Kadima.
Mais son soutien à Livni ne va pas de soi: Barak s'est entretenu samedi avec Netanyahu de la situation politique et des analystes politiques estiment que les deux hommes pourraient être tentés de conclure un accord en vue de législatives anticipées. Une rumeur récurrente veut que Netanyahu, s'il devait remporter ce scrutin, maintiendrait Barak au ministère de la Défense.
Si le Parti travailliste ou d'autres formations refusent de se rallier à Livni, la Knesset, dont la session reprend le 26 octobre, pourrait en effet décider de s'autodissoudre. Dès lors, une élection devrait avoir lieu dans les cinq mois. Dans cette hypothèse, Olmert resterait toujours à la tête du gouvernement.
Jusqu'à l'investiture du nouveau gouvernement ou la date des élections, Olmert assurera la gestion quotidienne des affaires, mais il peut en théorie abréger sa présence à la tête du gouvernement en se mettant en congé d'office.
Ce dernier scénario est d'autant plus improbable aux yeux des observateurs politiques qu'il a fait savoir depuis des semaines qu'il utiliserait jusqu'à la dernière minute à son poste pour continuer à négocier un accord de paix avec les Palestiniens.
En pareil cas, toutefois, Livni prendrait automatiquement sa succession en tant que premier vice-Premier ministre pour une durée de 100 jours, ce qui lui permettrait de se glisser dans les habits de chef de la coalition actuelle.
Ari (MLARI) Rabinovitch, version française Marc Delteil, Henri-Pierre André et Guy Kerivel
© 2009 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters.
22/09/2008 07:52
| ARION ENTR | 3,84€ | 0,00% |
La grogne judiciaire en France gagne la cour d'appel de Paris (09/01)
Les syndicats de l'Education boycottent les voeux de Sarkozy (09/01)
Villepin estime que Sarkozy est coupé de la réalité (09/01)
L'Onu vote le cessez-le-feu à Gaza, abstention américaine (09/01)
L'acteur Samy Naceri placé en garde à vue à Paris (08/01)
L'UNRWA suspend ses secours à Gaza, "accord de principe" à l'Onu (08/01)
Nicolas Sarkozy veut rassurer sur sa réforme de la psychiatrie (08/01)
Moscou accepte des observateurs internationaux sur le gaz (08/01)
Gruss présente à Bordeaux "le plus grand cirque du monde" (08/01)
Le Conseil constitutionnel écarte une partie du paquet électoral (08/01)
Le mouvement lycéen reprend en mode mineur (08/01)
L'offensive d'Israël continue, l'UNRWA suspend son action à Gaza (08/01)