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Le pétrole recule mais le marché reste attentif à  la Géorgie

SINGAPOUR (Reuters) - Les prix du pétrole brut reculent mardi matin, alors que le dollar reste proche d'un plus haut de six mois face à  l'euro, contrebalançant les craintes sur l'approvisionnement liées au conflit en Géorgie.


Les spéculations sur un possible ralentissement de la demande mondiale de brut exercent aussi une pression baissière sur les cours, après l'annonce par la Chine, deuxième consommateur mondial d'or noir, d'une baisse inattendue de 7% de ses importations de brut en juillet, la plus forte depuis janvier 2005.


Vers 5h25 GMT, le contrat septembre sur le brut léger américain cédait 55 cents, soit 0,48%, à  113,90 dollars le baril et le Brent reculait de 72 cents (0,64%) à  111,95 dollars.


"Les prix pétroliers ont encore reculé en dépit de la menace potentielle sur l'approvisionnement pétrolier que représente le conflit entre la Russie et la Géorgie", constate David Moore, analyste chez Commonwealth Bank of Australia dans une note à  ses clients. "La fermeté du dollar pèse sur les cours".


Le dollar a atteint un plus haut de six mois, sous 1,49 dollars pour un euro, les craintes d'un ralentissement économique mondial pesant particulièrement sur la monnaie européenne et d'autres grandes devises.


Le président américain George W. Bush a appelé lundi soir la Russie à  mettre fin à  son opération militaire en Géorgie, prévenant qu'une "escalade dramatique et brutale" de l'offensive russe pourrait mettre en péril ses relations avec les Occidentaux.


Selon le chef de l'Etat américain, Moscou semble avoir pour intention de renverser le gouvernement élu du président géorgien Mikhaà¯l Saakachvili, un proche allié des Etats-Unis.


Parallèlement, le président français Nicolas Sarkozy, se rend ce mardi en Russie et en Géorgie pour tenter d'obtenir un accord de cessez-le-feu entre les deux pays.


Ce conflit a entraîné la réduction des exportations de pétrole provenant d'Azerbaà¯djan des ports géorgiens de Supsa et Batumi, alors que celui de Poti a été fermé.


Par ailleurs, un gazoduc a été endommagé en Turquie la semaine dernière, interrompant les livraisons de brut via la route Bakou-Tbilissi-Ceyhan. Selon un source proche du consortium exploitant ce gazoduc, les réparations pourraient prendre une ou deux semaines.


Les marchés attendent désormais les derniers chiffres des stocks hebdomadaires de brut américains, qui doivent être publiés mercredi. Le consensus des économistes porte sur une baisse de 100.000 barils des stocks de brut la semaine dernière, un recul de 2,1 million de barils de ceux d'essence et une hausse de 1,7 million des stocks de produits distillés.


 


12/08/2008 07:38


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