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Le brut rebondit de près d'un dollar sur des achats à  bon compte

LONDRES (Reuters) - Le prix du pétrole brut remonte de près d'un dollar lundi, en dépit du rebond du billet vert, les investisseurs estimant que le prix relativement faible du baril constitue une bonne opportunité pour revenir sur le marché.


A 10h15 GMT, le contrat octobre sur le brut léger américain gagnait 83 cents, soit 0,72%, à  115,42 dollars le baril et le Brent prenait 96 cents (0,84%) à  114,88 dollars.


L'annonce d'un retrait des troupes russes de Géorgie a eu un impact baissier sur le marché même si les tensions entre les Etats-Unis et la Russie, deuxième exportateur mondial de brut, risquent encore de soutenir les prix.


Depuis le 11 juillet, date à  laquelle ils ont inscrit un record absolu à  147,27 dollars, les prix du brut ont perdu près de 22%, la cherté des carburants ayant déclenché un recul de la consommation.


"La remontée des prix est un rebond technique. Certains acteurs du marché voient des opportunités après la chute de vendredi", commente Mark Pervan, analyste en matières premières à  l'Australian and New Zealand Bank.


La dégringolade de vendredi a été amorcée par la remontée du dollar et par la publication de deux rapports montrant, pour l'un, une hausse de la production de l'Opep, et pour l'autre, des anticipations de recul de la consommation lors du week-end prolongé du 1er septembre, date de la fête du travail aux Etats-Unis.


L'American Automobile Association (AAA) a indiqué que la consommation à  cette occasion devrait montrer son recul le plus massif depuis huit ans.


Par ailleurs, une source au ministère turc de l'énergie a déclaré lundi à  Reuters que les livraisons de brut via l'oléoduc Bakou-Tbilissio-Ceyhan reprendraient le jour même ou mardi, une vingtaine de jours après qu'une explosion l'a endommagé. Des activistes kurdes avait revendiqué un sabotage, bien que des responsables turcs aient émis des doutes sur la réalité de celui-ci.


L'oléoduc est détenu à  30,1% par BP, tandis que le groupe public azéri Socar en détient 25%. Le reste est la propriété de plusieurs majors, telles que Chevron, ConoCoPhillips, StatoilHydro, ENI et Total.


Fayen Wong, version française Nicolas Delame


 


25/08/2008 12:30


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