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Un plan pour le marché du crédit immobilier en Grande-Bretagne

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre doit dévoiler lundi un plan de soutien au secteur bancaire qui prévoit d'échanger la dette des banques liée au crédit immobilier contre des bons du Trésor dans le but de desserrer l'étau créé par la crise du crédit.


"La Banque (d'Angleterre) va mettre de l'argent à  la disposition du système bancaire britannique (...). L'idée est d'ouvrir le marché et de commencer le processus d'ouverture du marché du crédit immobilier", a déclaré dimanche le chancelier de l'Echiquier Alistair Darling.


Les détails du plan ne sont pas connus. Selon la presse, il s'agirait d'échanger 50 milliards de livres (63,5 milliards d'euros) d'obligations du Trésor britannique contre du papier bancaire provenant de la titrisation des crédits immobiliers.


Selon le Sunday Times, cette possibilité ne durerait qu'une année.


Il s'agit a priori de désencombrer les bilans des banques de façon à  ce qu'elles puissent prêter davantage aux consommateurs qui souffrent des effets du ralentissement économique, de la chute des prix de l'immobilier résidentiel et de l'augmentation des prix du pétrole et des denrées alimentaires.


Selon les chiffres publiés la semaine dernière par le British Retail Consortium, les ventes des commerces britanniques (à  nombre constant) ont reculé pour la première fois en deux ans le mois denier, les investisseurs ayant rogné sur les dépenses considérées comme non essentielles comme les achats de produits électroniques.


La crise mondiale du crédit qui a suivi la chute du marché immobilier des crédits subprimes a rendu les banques britanniques réticentes à  s'accorder mutuellement des prêts ou à  accorder des crédits immobiliers résidentiels à  leurs clients.


Ce plan pourrait toutefois ne pas suffire à  enrayer la chute de popularité du Premier ministre Gordon Brown dont le Parti travailliste encourt une large déconvenue lors des élections locales du mois de mai.


Le ministre des Finances a dit souhaiter que les banques britanniques emboîtent le pas au gouvernement.


"Nous faisons notre part et j'aimerais voir les banques répercuter les bénéfices des trois baisses de taux d'intérêt que nous avons eues ces derniers mois", a déclaré Alistair Darling dans un entretien à  la BBC.


Certaines banques britanniques apparaissent mal en point. La banque Northern Rock a dû être nationalisée et la Royal Bank of Scotland s'apprêterait à  annoncer une très importante augmentation de capital cette semaine - on parle de 12 milliards de livres (15 milliards d'euros) - pour couvrir des dépréciations d'actifs chiffrées en milliards.


Jodie Ginsberg, version française Danielle Rouquié


 


20/04/2008 18:59


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