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Le président zimbabwéen Robert Mugabe a donné une dernière chance au dirigeant de l'opposition Morgan Tsvangirai de signer un accord sur le partage du pouvoir, destiné à résoudre l'actuelle crise politique et économique que connaît le pays, a rapporté jeudi le journal officiel The Herald.
M. Mugabe a averti que si M. Tsvangirai du parti d'opposition Mouvement pour le changement démocratique (MCD) ne signait pas l'accord de partage du pouvoir jeudi, il nommerait les nouveaux ministres du cabinet, selon The Herald.
M. Mugabe a fait ces remarques devant la presse avant de quitter Lusaka pour Harare après avoir assisté mercredi aux funérailles du président zambien Levy Mwanawasa.
Le président a indiqué que le dirigeant de l'opposition avait été compromis par le gouvernement britannique.
"Nous savons que le gouvernement britannique est derrière lui. C'est le gouvernement britannique qui ne veut pas d'accord, et puisqu'ils ne le veulent pas, il (Tsvangirai) ne va pas le signer", a rapporté The Herald en citant M. Mugabe.
"Ils veulent que les sanctions continuent de nous punir. Tout cela résulte de la question agraire, et toute cette discussion sur la démocratie est un non-sens", a déclaré M. Mugabe.
Le président a souligné qu'il nommerait un gouvernement sur la base des élections avec un mandat pour servir le peuple.
"Nous sommes un gouvernement, et nous sommes un gouvernement légitimé par des élections. Nous devons donc former un cabinet. Nous n'allons pas laisser durer cette situation, sans cabinet, pour l'éternité", a déclaré M. Mugabe.
"Si après demain (jeudi) M. Tsvangirai ne veut pas signer, nous allons sûrement former un cabinet. Nous nous sentons gelés pour le moment", a-t-il ajouté.
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