actualité afrique
 RECHERCHE
  Jeune Afrique
 Recherche avancée
Votre panier est vide
 IDENTIFIEZ-VOUS
  Jeune Afrique
 actualité afrique Mot de passe oublié ? actualité afrique S'inscrire
actualité afrique La pression monte pour des sanctions contre la junte
MAURITANIE - 6 octobre 2008 - AFP

Les partis opposés au coup d'État du 6 août en Mauritanie ainsi que plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont fait monter la pression, en exigeant des "sanctions immédiates" à l'encontre de la junte au pouvoir.

Dans le même temps, une délégation de la junte était attendue à Addis Abeba pour des entretiens avec des responsables de l'Union africaine, quelques heures seulement avant l'expiration lundi à minuit de l'ultimatum de l'UA en vue d'un "retour à l'ordre constitutionnel".

"Nous réclamons l'application immédiate de sanctions contre la junte, conformément à l'ultimatum posé par l'UA car les militaires n'entendent pas quitter le pouvoir", a déclaré à l'AFP le responsable des relations extérieures du Front national de défense de la démocratie (FNDD) Mohamed Ould Mouloud.

Selon lui, les putschistes "se sont engagés dans l'escalade de la répression contre toute opposition politique".

Dimanche, des policiers antiémeutes ont en effet réprimé à Nouakchott de petites manifestations de partisans du président renversé demandant le retour au pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier chef d'État démocratiquement élu depuis l'indépendance du pays en 1960.

Lundi soir, les dirigeants du Front se sont réunis avec deux des enfants du président renversé et de nombreux militants pour discuter de la situation.

Omar Ould Yali, président en exercice du Front, a lancé un avertissement à l'encontre des putschistes : "nous les mettons en garde de ne pas mettre le feu à la Mauritanie".

Il a également demandé "à tous les policiers et les militaires de ne pas accepter d'être instrumentalisés pour réprimer les manifestations".

Le Front a également maintenu la pression, en annonçant une marche de six centrales syndicales mardi à 16H00 (locales et GMT) à Nouakchott, bravant une nouvelle fois l'interdiction de toutes manifestations décidée par la junte.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont de leur côté haussé le ton lundi.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et son organisation membre en Mauritanie, l'Association mauritanienne des droits de l'Homme (AMDH), ont appelé la junte à "libérer immédiatement et sans condition le président élu et à rétablir le pouvoir constitutionnel".

Elles "demandent à l'Union africaine, l'Organisation internationale de la Francophonie(OIF), l'Union européenne, et l'Organisation des Nations unies à prendre des sanctions ciblées à l'encontre des généraux de la junte et des individus qui les soutiennent".

Le projet de "rectification politique" de la junte est "dans l'impasse", a pour sa part déclaré la Rencontre africaine des droits de l'Homme (Raddho), une ONG dont le siège est à Dakar, qui encourage l'Union africaine (UA) à appliquer "fermement" des sanctions.

L'organisation "soutient et encourage l'Union africaine à appliquer fermement les sanctions les plus appropriés pour amener le général Mohamed Ould Abdel Aziz (chef de la junte) à libérer le président démocratiquement élu et à restaurer l'ordre constitutionnel".

Le 22 septembre, le Conseil de paix et de sécurité de l'organisation continentale avait exigé le rétablissement du président Abdallahi dans ses fonctions, le 6 octobre "au plus tard".

L'UA avait également évoqué "les risques de sanctions et d'isolement" encourus par les putschistes s'ils ne satisfaisaient pas à cette "exigence".

En cas d'échec des pourparlers avec l'UA, les sanctions envisagées pourraient prendre la forme d'interdictions individuelles de voyager ou de gel des avoirs financiers à l'étranger des putschistes et de leurs soutiens.

Un porte-parole de parlementaires pro-putsch, Sidi Mohamed Ould Maham, interrogé par l'AFP, a relativisé lundi la portée de l'ultimatum, en estimant que "ce style" de pression "ne fait peur à personne" et "n'a jamais réglé aucun problème".

De son côté, la junte a gardé le silence toute la journée de lundi.

Tous droit de reproduction et de représentation réservés  
Abonnez-vous à Jeune Afrique
actualité afrique Imprimer actualité afrique Envoyer cet article
actualité afrique
actualité afrique
actualité afrique 03/12/2008
Les Etats-Unis apportent leur soutien au président renversé

actualité afrique 03/12/2008
"La torture érigée en système d'enquête et de répression" selon Amnesty

actualité afrique 01/12/2008
Sidi doit faire partie d'une solution "en tant que président" selon l'ONU

actualité afrique 14/11/2008
Le pays cherche le soutien du Togo pour sortir de sa crise

actualité afrique 06/11/2008
La presse mauritanienne salue l'élection de Brack Obama


actualité afrique
actualité afrique
actualité afrique 30/11/2008
Ousmane Kane
 
actualité afrique 30/11/2008
Bio express : Ousmane Kane

actualité afrique 30/11/2008
Les cent jours d’Abdelaziz
 
actualité afrique 23/11/2008
Mauritanie : politique et polémiques

actualité afrique 23/11/2008
Sidi, bon pied, bon œil
 

actualité afrique
actualité afrique
actualité afrique actualité afrique CHANGEMENT D'ÈRE
Faut-il croire au coup d'Etat du 3 août 2005 ?
actualité afrique actualité afrique PÉTROLE CONTRE PAUVRETÉ
La Mauritanie figurera bientôt parmi les premiers producteurs africains d'or noir.
actualité afrique
actualité afrique
Bien que fière d'Obama, l'Afrique reste sceptique quant à une amélioration de ses liens avec l'Amérique. Selon vous, l'élection de Barack Obama peut-elle faire évoluer la situation?
Oui, il y aura des changements conséquents
Oui, mais peu
Non
Sans opinion
Jeune Afrique l'intelligent

Index du site  -  Syndication RSS  -  Index articles

Groupe Jeune Afrique - La boutique Jeune Afrique - Régie publicitaire - Contact - Conditions d'utilisation

La revue pour l'intelligence du monde - Afrique magazine - Les éditions du Jaguar - The Africa report - The Africa report Store

© Jeuneafrique.com 2008