Overlord : Raising Hell Test
Test par Kristan Reed
Page 1 de 2.
Page 2 ![]()
Mis à part le fait qu’il était loin d’y avoir assez de pur mal dans le jeu, Overlord avait été l’un des jeux les plus attrayants de l’année dernière. On trimballait des armées de serviteurs piaillants dans une série de décors de fantastiques diaboliques d’une manière qui s’apparentait à un empilage du genre Katamari, où l’on aurait roulé des pikmins, et, tandis que l’on massacrait à droite et à gauche on voyait pointer de façon enjouée des morceaux de Fable et de Dungeon Keeper. Le jeu était presque drôle à en mourir. Et il débarque maintenant sur PS3.
L’idée est de devenir un Overlord tout puissant, mais Triumph Studios évite l’affectation pompeuse et ennuyeuse du genre médiéval fantastique et se moque de lui-même à la moindre occasion. Vous incarnez le Lord Noir, une brute sans visage et muette affublée d’un masque de fer – un bourrin avec un gros fléau et armure clinquante – et vous êtes, soit trop flemmard, soit trop trouillard, pour aller vous frotter aux soi-disant héros du pays, les faiseurs de bien, qui ont tué votre prédécesseur et saccagé la Tour Noire, qui devient votre résidence et le point central du jeu.
Guidé par le cauteleux Maitre des Serviteurs, vous avez le pouvoir d’appeler une immense armée de minions toujours ravis de se bagarrer pour faire le boulot à votre place. Inspirés à l’évidence des méchants Gremlins de Spielberg, ces petites créatures aux grandes oreilles ne sont que trop heureuses d’éclater sur votre ordre tout ce qui les entoure, inanimé ou non. Tout en guidant l’Overlord avec le stick gauche, vous déambulez lourdement dans un décor luxuriant et vous trimballez vos serviteurs avec le stick droit ; vous devez aussi vous servir parfois des boutons au dessus des gâchettes quand vous avez besoin d’un verrouillage plus précis. Il y a quelques ratés, mais cela fonctionne bien dans l’ensemble et s’avère un mécanisme de gameplay original et satisfaisant.
Même si vous êtes malfaisant, vous accomplissez quelques bonnes actions pour les autochtones morts de trouille, mais vous pouvez heureusement leur faire ravaler leurs remerciements au plus profond de la gorge en lâchant vos serviteurs sur eux. Il ne faut pas après tout négliger le fait que vous pouvez moissonner leurs âmes et vous bâtir une plus grande armée. Ce mécanisme de « destruction et de massacre» réveille les obsessions compulsives les plus malsaines qui sommeillent en nous et nous avons dévasté et pillé systématiquement les moindres recoins, semant la désolation dans des villages souvent tranquilles et habités par des gens tout à fait pacifiques. C’est du fun bête et méchant. C’est également charmant. Etes-vous insensible au point de ne pas sourire quand vos serviteurs tout heureux apportent à leur maître quelque «trésor» ? Ou par la façon dont vous passez d’une rossée infligée à un bouffon masochiste au massacre d’un troupeau de mouton ou à faire des coupes claires dans les rangs de citrouilles bestiales qui embêtent l’épouvantail local ? Après quoi votre légion de serviteurs coure dans tous les sens en portant les citrouilles comme chapeaux triomphaux. (S’il vous plaît, messieurs les développeurs, donnez encore des choses comme ça).
Bien entendu, le jeu prend très vite sa vitesse de croisière en devenant un peu plus structuré et le côté sérieux (si l’on peut dire) consiste à détruire ceux qui contraignent les habitants de Spree à vivre dans la terreur, car la frontière entre le bien et le mal est quelque peu floue. Au fur et à mesure de votre progression vous accéderez à un ensemble complet de serviteurs de différentes couleurs, chacun ayant en fonction de sa couleur sa propre méthode pour semer le chaos.

Je ne suis pas surpris qu’ils aient tué ces citrouilles. Regardez comme elles ont le visage mauvais. A mort!
La première couleur que vous contrôlez, les bruns, sont les soldats de base, bons pour la castagne, pour tourner des roues et déplacer de lourds objets, mais pas si géniaux que cela quand ils sont confrontés, par exemple, à un mur de feu, une étendue d’eau ou des vapeurs de gaz toxiques.
Ces tâches, comme vous l’avez sans doute deviné, incombent aux autres types de serviteurs. Les rouges peuvent éteindre le feu et lancer des boules de feu à distance ; les verts sont immunisés contre les gaz toxiques et peuvent les neutraliser, tandis que les bleus peuvent traverser l’eau sans se noyer et ressusciter des serviteurs tombés, mais ils sont complètement inutiles au combat et meurent facilement.
Passer d’un type à l’autre se fait très intuitivement avec la manette ; une pression sur le gros bouton de droite appelle un sous-menu qui permet de choisir un type de serviteur spécifique en appuyant sur le bouton de façade correspondant. Par ailleurs, il est possible de laisser des marqueurs de garde avec le bouton triangle, pour les positionner stratégiquement où c’est nécessaire – par exemple, pour faire pleuvoir un déluge de feu sur les ennemis à partir d’une position en surplomb ou permettre aux verts de sauter sur le dos d’un ennemi géant et de le poignarder.
Actuellement 0
Commentaires sur cet article
Première page de commentaires
|
Dernière page de commentaires


