Nvidia GeForce GTX 280 Test
Test par Guillaume Louel
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Après le coup marketing des 9800 GTX, NVIDIA propose, 20 mois après le lancement des 8800 GTX, de nouveaux GPU capables de réellement les détrôner. Une puce hors norme, mais les résultats suivent-ils ?
Depuis presque deux ans maintenant, le monde de la 3D sur PC se morfond. Après nous avoir habitués à de nouvelles générations de cartes tous les 12 à 18 mois, les constructeurs ont levé le pied. La 8800 GTX et sa version overclockée la 8800 Ultra restaient jusqu'à aujourd’hui les cartes graphiques mono-GPU les plus rapides du marché.
Et depuis rien. ATI s’est fait entre temps racheter par AMD et a subi un revers avec ses Radeon 2900 XT (double revers avec le retard de ses solutions pour portables qui auront fait très mal à un AMD qui n’avait pas besoin de cela). Retards copieux et puce finalement pas au niveau de la concurrence… Les Radeon 3850 et 3870 auront rectifié le tir à la rentrée dernière en proposant un très bon rapport qualité/prix pour des cartes placées sur le milieu de gamme sur un plan tarifaire. Un peu à l’image de ce qui s’est passé chez AMD au niveau des processeurs, les cartes graphiques d’ATI se sont trouvées recluses sur un segment compris entre 150 et 300 euros.
Chez NVIDIA, l’attente fut elle aussi longue, et les raisons un peu moins explicables. Face au replacement stratégique d’AMD/ATI, NVIDIA a lancé, un peu en avance sur son planning, les 8800 GT qui auraient du être des 9800 GT. S’en est suivi autour de ce segment tarifaire le lancement des 8800 GTS et de leurs clones mal nommés, les 9800 GTX qui nous ont un peu désespérés. En 18 mois, NVIDIA n’avait rien trouvé à proposer de mieux que de lancer des déclinaisons moins coûteuses, un peu plus rapides sur la fréquence mais amputées au niveau de la bande passante et de la quantité de mémoire. Des cartes «haut de gamme» qui peinaient dans les hautes résolutions.
C’est d’autant plus dommageable que durant ces 20 derniers mois, le marché des écrans LCD a copieusement évolué. Des 17/19 pouces en 1280 x 1024, on est passé aux 20 et 22 pouces, des moniteurs qui ont pris le relais avec une résolution de 1680 x 1050 (1,34 fois plus de pixels à afficher qu’en 1280 x 1024) pour la majorité des machines, tandis que les écrans 24 pouces (1920 x 1200, soit 1,75 fois plus de pixels) sont tombés sous la barre symbolique des 400 euros. Le besoin de cartes puissantes (elle est proportionnelle à la résolution de l’écran, rappelons-le) s’est fait sentir et les solutions pour les animer n’étaient pas là. Les GeForce 9800 GX2, Radeon 3870X2 et autres solutions SLI/Crossfire n’apportaient pas de solution disposant d’un niveau de prix, de bruit et de consommation électrique raisonnables.
C’est assez ironique, mais alors que l’on accusait le renouvellement trop rapide des cartes graphiques de faire du tort au monde du jeu sur PC, le ralentissement des sorties ces deux dernières années s’est accompagné d’un climat un peu morose dans l’univers du jeu vidéo sur PC. Ce dernier est, pour une multitude de facteurs qui ne se limitent pas aux cartes 3D, de plus en plus critiqué par les développeurs et les éditeurs de jeux qui se tournent vers les consoles.
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