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Tour d'horizon des jeux PSP Test

Test par Simon Parkin

11 juillet, 2008

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Metal Gear Solid Portable Ops Plus

Portable Ops Plus, une extension de l’excellent jeu du même nom, le signe plus en moins, sorti l’année dernière, contient 800 séquences cinématiques, chacune d’elle de plus de deux minutes. Konami n’a pas voulu que nous en parlions, pas plus que des deux semaines qu’il faut pour l’installation de l’UMD, mais c’est quand même là.

Bon, d’accord, c’est pas vrai. En fait, pour une série ayant la fâcheuse réputation d’être plombée par une histoire à rallonge, Portable Ops Plus est étrangement dépourvu d’histoire. J’irai même jusqu’à dire qu’il souffre d’un manque d’arrière-plan et d’intrigues liés à une histoire.

C’est une étrange situation qui indique peut-être que Konami désire proposer quelque chose d’un peu plus court, de plus nerveux et de plus accessible aux joueurs pour lesquels la capacité de Kojima à tricoter des histoires embrouillées et omniprésentes fait penser à ce conte pour enfants où un couturier taille à l’empereur un vêtement imaginaire que les courtisans s’empressent d’admirer. Pourtant en enlevant celle-ci, ainsi que d’autres éléments, du Portable Ops original, pour mettre l’accent sur d’autres et en introduire de nouveaux, il semble que le développeur ait réussi l’impensable : une extension pire que le titre dont elle s’inspire...

Le problème majeur est avant tout le manque de contexte dans les missions du jeu en solo. Dans le jeu original, vous procédiez par étapes en commençant par recruter des personnages tirés de la mythologie torturée de MGS dans une histoire en grande partie cohérente, qui explicitait clairement les motivations du personnage à vous rejoindre, et examinait quelques problèmes intéressants. Portable Ops Plus vous donne l’occasion d’ajouter encore plus de personnages à votre armée (jusqu’à 200), mais n’offre aucun contexte ni raison qui justifie leur engagement, ce qui fait que certaines défections à votre cause demeurent un mystère, alors qu’elles s’expliquaient auparavant de manière naturelle.

Dans Infinity Mission, le mode solo du jeu, vous évoluez dans divers environnements 3D choisis aléatoirement, effectuant des tâches spécifiques dont la difficulté augmente au fur et à mesure que vous progressez. Cela va du simple kidnapping de soldats ennemis à atteindre la sortie alors que vos adversaires sont en état d’alerte. Au fur et à mesure que vous recrutez de nouveaux soldats, vous pouvez les assigner à une des quatre différentes divisions : une unité médicale, qui développe des objets pour soigner ; un corps de techniciens, qui développe des armes et des munitions ; une section d’espionnage, qui fournit des informations supplémentaires sur les cartes et les ennemis ; et la très importante équipe d’infiltration, les huit recrues que vous envoyez directement sur le terrain pour accomplir de nouvelles tâches.

'Tour d'horizon des jeux PSP' Screenshot 1

Metal Gear Acid nous manque. Refais-en un, Konami!

Les unités gagnent de l’expérience, ce qui vous permet d’améliorer leurs capacités comme dans un RPG. Cela dit, vu le nombre de niveaux au travers desquels se tracer un chemin et vu que les personnages importés du jeu original vont commencer à gagner en puissance, vous surclasserez très vite les soldats gérés par l’IA, ce qui diminue grandement la difficulté du jeu.

L’agréable interface entre le mode solo et le jeu multijoueurs en ligne est restée la même. Les soldats recrutés dans le mode solo peuvent être exportés dans le jeu en ligne et de nouveaux modes, cartes et personnages, ajoutent des options supplémentaires pour le multi pouvant accueillir jusqu’à six joueurs en réseau local. Le classique Deathmatch vient s’ajouter à un ensemble de missions de capture et de jeux de tirs (dans lesquels deux équipes cherchent à gagner le maximum de points en descendant des cibles), tout pouvant se jouer sur 12 cartes (tirées encore une fois des jeux MGS passés et présents).

Quand on gagne un match, on peut prendre n’importe lequel des soldats de son adversaire dans ce qui s’apparente à un jeu d’échange de cartes gigantesque et agressif. Le fait de pouvoir faire des captures d’écran du jeu, le salon de débutants pour les nouveaux venus, et la nouvelle animation d’accueil, sont autant de fonctions inédites qui ne compensent pas l’absence d’histoire pour tout le jeu en solo.

L’écran de menu est imprécis et encombré, en particulier quand on essaie de mettre un match sur pied. C’est encore une complication qui s’étend aux contrôles de base du jeu qui permettent de discuter entre les matchs, soit via un clavier virtuel, soit via des raccourcis mal foutus qui posent des problèmes en milieu de jeu. La possibilité de recruter de nouveaux soldats simplement en fonction de vos coordonnées a également été enlevée ; un gadget, sans aucun doute, mais dont la suppression semble injustifiée.

Comme l’histoire et quelques unes des fonctions de recrutement les plus intéressantes du jeu originel ont été supprimées et que le système d’expérience de style RPG dénature au final à la fois le jeu hors ligne et en ligne, il est difficile de recommander Metal Gear Solid Portable Ops Plus par rapport à ses prédécesseurs, même s’il coûte deux fois moins cher.

6/10

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