SoulCalibur IV Test
Test par Richard Leadbetter
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On se relaxe, et on respire calmement. Tout va bien dans l'univers du jeu de combat de Namco . SoulCalibur IV, comme on s'y attendait, démarre par une splendide séquence cinématique, des graphismes HD à tomber à la renverse, un gameplay soutenu par un bon gros débit de 60 images par seconde et un éventail suffisamment vaste de modes solo en plus du mode versus et du jeu en ligne. C'est exactement tout ce que pouvait désirer un fan pur et dur de Namco du passage de la franchise à la Xbox 360 et à la PlayStation 3 - et c'est cela qui est à la fois la plus grande force du jeu et sa plus grosse faiblesse.
Débarrassons-nous d'abord des mauvaises nouvelles : Namco n'a pas fait grand-chose pour rafraîchir ou redéfinir un genre qui souffre d'un déclin de popularité en phase terminale. SoulCalibur IV est indiscutablement très bon et il propose au moins une fonction véritablement géniale. Cela dit, en termes de gameplay de combat de base, pratiquement rien n'a changé depuis les derniers titres de la série sortis sur les consoles de la génération précédente. La formule qui a valu à Namco sa position enviable a pourtant été encore améliorée, mais il n'y a eu que des évolutions graduelles depuis les débuts sur borne d'arcade de Soul Edge il y a plus de 12 ans.
Malgré l'utilisation du moteur de physique à tout faire Havoc, les personnages ont exactement le look et la façon de se déplacer auxquels on s'attendait. Les animations sont prédéterminées comme elles l'ont toujours été, la méthode d'entrée des commandes et le système de contrôle restent identiques et, mis à part quelques moments qui n'ont rien de remarquables, les interactions avec le décor sont extrêmement limitées.
On ne peut pas empêcher de penser que Namco a manqué une réelle opportunité de donner une nouvelle vigueur au gameplay grâce à la technologie infiniment supérieure de la PS3 et de la Xbox 360. On peut cependant également dire, les jeux de combat étant si rares actuellement, que c'est un plaisir de voir que SoulCalibur IV est si beau et si juste à de très nombreux égards.
Historiquement, Namco a toujours été doué pour décliner le mode arcade de base en une variété d'options solo intrigantes. Il y a le mode histoire – essentiellement un guide à l'usage du débutant pour le monde de SoulCalibur, qui donne même aux guerriers les plus verts une chance de battre quelques adversaires et de gagner quelques objets à ajouter à leur arsenal. Ensuite, il y a «La tour des âmes perdues» (Tower of Lost Souls). Au cours de votre ascension de cette énorme structure, vous devez affronter des ennemis équipés d'une vaste panoplie d'armes, d'équipements et de compétences différents, dans des combats de plus en plus durs. Vous décryptez des indices mystérieux et vous adaptez votre stratégie de combat pour débloquer des vêtements et des accessoires en bonus. La descente de la tour est comparable, mais en plus corsée, elle s'apparente cette fois-ci plus à un mode survival .
Il devient rapidement évident que la liste des combattants de base ne pourra pas relever le challenge proposé. On réalise que si le gameplay de base n'a pas vraiment évolué de façon significative, tout ce qui va autour a été nettement amélioré. SoulCalibur IV propose un mode de création de personnages qui est – tout simplement – un des plus évolués que l'on ait vus dans cette génération.

Malgré une liste de personnages variés, la plupart des guerrières partagent à l'évidence certaines mêmes qualités.
On peut prendre un personnage existant, modifier ses armes, ses vêtements et ses objets, ou l'on peut créer un combattant totalement nouveau en partant de zéro. Même si les mouvements de combats proposés ne peuvent pas être adaptés (la liste de mouvements du personnage créé doit malgré tout dériver de celle des combattants existants), des armes et des vêtements différents modifient les statistiques. À leur tour, ces statistiques vous donnent accès à un éventail de différentes capacités et techniques – le pouvoir de repousser les coups circulaires, de restaurer des points de vie, voire même de devenir invisible, par exemple.
En bref, ce qui n'aurait pu n’être qu'une fonction pour créer un avatar personnalisé, de la même manière que dans Virtua Fighter 5, est bien plus que cela. Jeu en ligne ainsi que qualité audio et vidéo mis à part, c'est la seule chose qui élève vraiment ce jeu au-dessus des précédents titres SoulCalibur. «La tour des âmes perdues» vous force à la base à créer un éventail de personnages différents, chacun étant adapté à un type de challenge particulier. Le fait de pouvoir mettre ces personnages en ligne, en les perfectionnant encore si nécessaire, est encore un autre bonus.
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