Silence radio... Les JO et le Tibet, la Birmanie, l’anniversaire de la gouvernance Sarkozy ; les primaires démocrates... Mais pas un mot sur l’otage des Farc...
Eh oui, l’actualité évolue. Le téléspectateur se lasse un peu. Et un dossier qui était devenu une cause nationale n’est même plus évoqué dans les journaux. Ingrid Bétancourt aurait-elle été libérée ou bien serait-elle morte ? Ni l’un, ni l’autre. Elle a vécu médiatiquement et a disparu des ondes et des écrans. Certainement reviendra-t-elle quand Robert Ménard et ses copains fanfarons de RSF en auront terminé avec le Dalaï-Lama. Et les médias referont de cette femme une héroïne démocrate, une mère courage qui fera vendre à nouveau.
Cette surmédiatisation suivie d’un oubli surprenant nous oblige à réfléchir aux choix des médias sous deux axes : le clientélisme du téléspectateur ou du lecteur et le pouvoir politique des rédactions.
Le clientélisme
Ingrid Bétancourt est un personnage émouvant. Cette photographie, tête basse, les joues creuses, les mains en croix, a touché les Français. L’idée qu’elle puisse être malade, les entretiens offerts à ses enfants, les affiches déployées dans Paris ont donné l’impression aux citoyens qu’ils avaient les moyens de faire vaciller les Farc, à tort ou à raison. Mais cet espoir déçu, plutôt que de raviver la flamme de la lutte, a enterré la vigueur de la contestation.
Puis les lecteurs et téléspectateurs, face à cette "Ingridomania" se sont lassés de voir les mêmes images. Le traitement des informations par les médias, particulièrement inspirés par l’industrie du spectacle, avec sa multitude de rebondissements, ses contrevérités, a grandement participé au final désintérêt de la masse populaire. A trop traiter une information comme un feuilleton télévisé et non pas comme un fait de société avec ses complexités, on le banalise. Regarder le journal télévisé de France 2 revient à suivre un épisode de Plus belle la vie. Lire Le Parisien, c’est comme avaler un roman-photo. Que ces deux rédactions ne m’en veuillent pas, elles ne sont pas les seules à agir ainsi et à décrédibiliser le journalisme...
Peut-être devraient-elles réfléchir plus consciencieusement au sujet qu’elle traite sans penser à l’audimat ou au nombre de journaux vendus. Mais le peuvent-elles ?
Le pouvoir politique des rédactions
Bizarrement, l’effet Ingrid Bétancourt est retombé avec l’essoufflement des négociations. Ainsi, alors que les présidents Chavez et Sarkozy avaient promis de tout faire pour sauver le franco-colombienne, ils se sont heurtés aux résistances conjointes d’Alvaro Uribe et des révolutionnaires Farc. Il est dommage que les rédactions et notamment celles des journaux télévisés n’aient pas mis en avant cet échec et, au contraire, aient décidé à cet instant de ne plus parler d’Ingrid Bétancourt. Une fois de plus, les rédactions ont montré leur servilité face au pouvoir.
Autre signe inquiétant, c’est que ce sont bel et bien les rédactions qui font l’actualité et non pas l’actualité des rédactions. Ingrid Bétancourt est certainement encore plus maigre et plus malade qu’il y a un mois. Ses enfants sont certainement plus inquiets et les conditions de détention tout aussi dures. Le fait que l’on ne parle plus d’Ingrid Bétancourt aujourd’hui démontre, s’il est nécessaire de le faire, que ce sont les grands journaux qui décident de ce que les Français doivent savoir. Quand on connaît les liens étroits qui les unissent avec le pouvoir, on peut être inquiet... Mais cela n’a pas l’air de les inquiéter, pas plus que le sort de l’otage des Farc !
En effet, après deux ridicules fiascos (à quel coût ?), le pouvoir français a enfin réalisé que les FARC n’étaient pas des plaisantins qu’on pouvait manipuler facilement. Alors, quand on a échoué lamentablement, pas de meilleure solution que de n’en plus parler ; la presse, aux ordres à 80%, se tait, tout simplement.
Ingrid Betancourt n'est même pas Française.
Íngrid Betancourt Pulecio, née à Bogotá le 25 décembre 1961, est une personnalité politique colombienne. Elle est enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002. Ayant acquis la nationalité française par mariage, son enlèvement bénéficie d’une importante médiatisation et sa libération est demandée par de nombreux comités de soutien en France.
@Lerma
Notre vibrionnant président a raté la libération d’Ingrid Bétancourt. Elle ne l'intéresse donc plus.
Ingrid Bétancourt était un produit jetable, elle a servi.
Ingrid Bétancourt peut mourir tranquillement, la France l'a déjà oublié.
Je me suis permis de poster cet article parce que justement je n'ai jamais compris l'importance qu'on donnait à cette affaire et je peux donc m'étonner encore plus du silence désormais de rigueur. Elle est pourtant toujours autant captive, toujours aussi malade semble-t-il. Alors pourquoi en avoir tant parlé et aujourd'hui être muet ?
Et quand vous dîtes que le gouvernement la met en veilleuse pour mieux aboutir, je crois que vous êtes un peu idéaliste de croire qu'il ne s'agit pas là de taire une impuissance totale sur le dossier. Le volontarisme affiché il y a quelques semaines a fait place à une torpeur coupable.
Ou est passé Betancourt? Dans ton cul! selon la celebre exepression. Car tous ce raffut pour Betencourt est une diversion mediatico-emotionnelle pour que les francais sont mis en diversion. Cela n'a rien de serieux. Fais le resumé de toutes les conneries idiotes qui furent jeter en pature du citoyen pour qu'il utlise ses meninges et evitent de protester et penser trop fortement.
Donc en effet, dans ton cul est la parfaite reponse a ta question.
Je suis d'accord avec le contenu de l'article.
Ceci étant, je vais peut-être choquer, mais personnellement ce qui m'a agacé le plus, c'est qu'on se soit intéressé au cas Ingrid Bétancourt. Je ne vois pas comment le français devant sa téloche peut s'intéresser autant à une seule personne; s'intéresser au voyage du président alors que d'autres problèmes plus graves ne font pas la une de l'actualité !!
Attention, je ne dis pas non plus de s'en foutre! Cette pauvre femme est souffrante, privée de sa famiile, de sa vie et en cela, c'est un drame, voir une tragédie et je maudis la violence humaine quand elle ne mène à rien. Mais avouez que s'il y a un audimat pour de tels feuilletons avec la place qu'elle accapare dans le JT, alors la France d'aujourd'hui a vraiment ce qu'elle mérite !
Pour ne pas que les médias parlent toujours des mêmes problèmes qui s'accumulent et s'aggravent ... notre république bananière bling bling fournit des sujets d'actualités jetables.
Ainsi, on ne s'attarde pas sur la véritable actualité des Français.... et c'est pareil dans tous les pays du monde.
Lire Point 2 et 3 :http://www.syti.net/Topics2.html
(Bon week-end quand même)
De buzz en buzz mediatique la frénésie se porte aujourd'hui sur la Birmanie !
Concernant Ingrid Betancourt, d'après le Canard Enchaîné, "Bush est sans doute le seul à obtenir d'Uribe qu'il facilite les négociations avec les FARC .........l'ambassadeur de France à Washington vient d'avertir la l'Elysée que la Maison Blanche ne lèvera pas le petit doigt !"
Non Bulgroz, ce n'est pas fini; les zozos associatifs dont vous parlez et que je suis la première à critiquer si je trouve qu'ils manquent à leur mission, sont toujours au Darfour, en Somalie, au Tchad ou au Bangladesh à se faire tirer dessus la plupart du temps en sachant très bien qu'ils ne peuvent pas sauver tout le monde. Mais du moins ils essayent. Pour le cirque du tsunami et peut-être de la Birmanie si l'accès est autorisé, combien d'autres pays dont on ne parle jamais, et combien de gens à essayer de soulager un peu les souffrances, loin des feux médiatiques en sachant pertinemment bien que ce sera juste un sparadrap sur une jambe de bois. Le cynisme est une terrible gangrène si l'on ne peut pas reconnaître chez les autres un sentiment qui nous a animé lorsque nous avions encore des illusions.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Philippe Renève (IP:xxx.x5.64.123) le 9 mai 2008 à 12H12
En effet, après deux ridicules fiascos (à quel coût ?), le pouvoir français a enfin réalisé que les FARC n’étaient pas des plaisantins qu’on pouvait manipuler facilement. Alors, quand on a échoué lamentablement, pas de meilleure solution que de n’en plus parler ; la presse, aux ordres à 80%, se tait, tout simplement.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Sébastien (IP:xxx.x8.182.130) le 9 mai 2008 à 12H57
Je ne sais pas quelle presse vous lisez mais la mienne a clairement parle d’un fiasco pour Betancourt.
On en parle moins auourd’hui peut-etre parce qu’il y a moins a dire. Peut-etre aussi parce que le gouvernement a commence a comprendre qu’il fallait un peu la mettre en veilleuse si on voulait aboutir.
En tous cas on disait il y a quelques temps que l’on en faisait trop pour Betancourt, que ca commencait a devenir saoulant. Et maintenant on en reclame plus et pourtant il y en a deja. Bref, amis girouettes, tournez !
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Frédo45(IP:xxx.x21.180.79) le 9 mai 2008 à 13H07
Je me suis permis de poster cet article parce que justement je n’ai jamais compris l’importance qu’on donnait à cette affaire et je peux donc m’étonner encore plus du silence désormais de rigueur. Elle est pourtant toujours autant captive, toujours aussi malade semble-t-il. Alors pourquoi en avoir tant parlé et aujourd’hui être muet ?
Et quand vous dîtes que le gouvernement la met en veilleuse pour mieux aboutir, je crois que vous êtes un peu idéaliste de croire qu’il ne s’agit pas là de taire une impuissance totale sur le dossier. Le volontarisme affiché il y a quelques semaines a fait place à une torpeur coupable.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Sébastien(IP:xxx.x8.182.130) le 9 mai 2008 à 13H36
Vous savez ce que c’est des negociations ? Sans meme parler avec des terroristes mais avec un client par exemple ? Vous discutez tous les jours ? Des faits nouveaux tous les jours ? Chaque minute ? Chaque seconde ?
Non ?! Ben c’est pareil avec des terroristes. On propose et on laisse le temps de reflechir. Une liberation ca s’organise et sans prendre grand risque en disant ca, j’imagine que c’est pas facile a organiser.
Ca fait environ 2 semaines qu’on en parle moins et c’est la raison pour laquelle je trouve que votre article est beaucoup trop premature.
En 6 ans de captivite, on n’a jamais eu autant de nouvelles que depuis Sarko. Je n’encense pas l’homme mais je reconnais un fait indiscutable. Apres il n’allait pas la faire liberer en 1 an alors qu’elle etait deja prisonniere depuis 5 ans. Il ne faut pas demander l’impossible quand meme, vous n’allez pas faire semblant d’etre decu qu’elle n’ait pas ete liberee en 1 an a moins d’etre d’une naivete confondante.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Pigiste laborieuse(IP:xxx.x9.38.141) le 10 mai 2008 à 04H06
Je pense en effet que pour bien faire cela n’est pas évident.
Tous les arguments sont à prendre en compte.
Pourtant, je suis d’accord avec vous: je pense que les journalistes font ce qu’ils peuvent pour faire le travail au mieux selon leur conscience et l’actualité. Ne bradez pas l’image de la presse: elle se doit d’être libre et moi j’y crois. Il existe une déontologie dans le journalisme comme dans d’autres professions.
Il est plus facile de critiquer le boulot d’une personne que de le faire. Et je parle de tous les métiers.
Je constate au fil des posts qu’on critique un jour les politques, le lendemain, la presse et plus précisément les journalistes. A croire qu’il faille toujours un bouc émissaire !
Les arguments pour le faire (critiquer de manière constructive) ? Ils sont les bienvenus.
Je ne conteste pas le droit à la contestation mais si on ne croit plus en la justice ou en la presse de son pays, celle -là même qui est censée rendre compte des faits cad de la réalité, comment trouver le courage de considérer davantage autrui, le courage de croire en un quotidien, en un avenir meilleurs ? Si tout est remis en cause, où est l’espoir ? Je ne vous demande pas de croire aveuglément mais de ne pas toujours penser que la presse est au garde à vous de X ou Y.
Ou, alors, ouvrons le débat mais sans partir du postulat que la plupart des journalistes sont au service d’Untel ou ne pensent qu’à faire du CA et à ne pas lasser les lecteurs.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par faxtronic (IP:xxx.x93.127.45) le 9 mai 2008 à 13H34
Ou est passé Betancourt ? Dans ton cul ! selon la celebre exepression. Car tous ce raffut pour Betencourt est une diversion mediatico-emotionnelle pour que les francais sont mis en diversion. Cela n’a rien de serieux. Fais le resumé de toutes les conneries idiotes qui furent jeter en pature du citoyen pour qu’il utlise ses meninges et evitent de protester et penser trop fortement.
Donc en effet, dans ton cul est la parfaite reponse a ta question.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Actias(IP:xxx.x7.111.172) le 9 mai 2008 à 14H14
d accord a faxtronic. Je connais personne qui en ai serieusement quelauechose a foutre de Ingtid B ... on ne lui souhaite pas de mal, mais elle est loin d etre la seule a avoir des problemes. Si les medias nous font croire que c est un sujet important, c est uniquement pour les raisons evoquees par faxtronic (diversion mediatico emotionnelle) et parce qu elle avait de bonnes connections en france (pote a de villepin et avec des journaliste).
Pas gentil Actias ? alors faites un test, prenez un aller simple pour la bolivie et allez vous consistuez prisonnier par les farc. Combien vous pariez que les medias en auront rien a kiker ?
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Frédo45(IP:xxx.x21.149.183) le 9 mai 2008 à 15H59
Je n’ai jamais dit ue je m’intéressais particulièrement au sort d’Ingrid Bétancourt. Des otages, il y en a plein les jungles mais je remarque juste que les médias, les politiques manipulent l’opinion et que l’opinion n’aime que le spectaculaire. Une dérive holywoodienne ? Peut-être...
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par MagicBuster (IP:xxx.x1.20.123) le 9 mai 2008 à 13H38
Pour ne pas que les médias parlent toujours des mêmes problèmes qui s’accumulent et s’aggravent ... notre république bananière bling bling fournit des sujets d’actualités jetables.
Ainsi, on ne s’attarde pas sur la véritable actualité des Français.... et c’est pareil dans tous les pays du monde.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par geko (IP:xxx.x5.31.47) le 9 mai 2008 à 13H53
De buzz en buzz mediatique la frénésie se porte aujourd’hui sur la Birmanie !
Concernant Ingrid Betancourt, d’après le Canard Enchaîné, "Bush est sans doute le seul à obtenir d’Uribe qu’il facilite les négociations avec les FARC .........l’ambassadeur de France à Washington vient d’avertir la l’Elysée que la Maison Blanche ne lèvera pas le petit doigt !"
Laisser la politique gérer cette affaire dans le secrêt par lerma (IP:xxx.x1.72.24) le 9 mai 2008 à 14H40
La peopolisation de cette affaire n’a fait que bloquer le processus de libéralisation en augmentant les encheres à la libération de Ingrid Bétancourt
Soyez certain que la France fait le necessaire pour la libération d’Ingrid Bétancourt et soyez certain que tout le mérite reviendra au Président Nicolas Sarkozy que vous ne semblez pas aimer
Que cela ne vous améne pas à penser au pire uniquement par TSS
Je reste confiance et au succès de cette prochaine libération
> Laisser la politique gérer cette affaire dans le secrêt par Sébastien(IP:xxx.x50.177.154) le 9 mai 2008 à 15H34
On a quand meme eu une preuve de vie malgre la pipolisation que vous evoquez, alors que l’on n’avait rien obtenu en 5 ans de silence... L’effet pervers de cette mediatisation est plutot sur Sarkozy puisque l’on attendait une liberation miraculeuse en quelques mois...
La pipolisation fait peut-etre monter les encheres mais oblige les FARC a negocier.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par MagicBuster (IP:xxx.x1.20.123) le 9 mai 2008 à 17H40
Ingrid Betancourt n’est même pas Française.
Íngrid Betancourt Pulecio, née à Bogotá le 25 décembre 1961, est une personnalité politique colombienne. Elle est enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002. Ayant acquis la nationalité française par mariage, son enlèvement bénéficie d’une importante médiatisation et sa libération est demandée par de nombreux comités de soutien en France.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par Annie (IP:xxx.x2.34.165) le 9 mai 2008 à 19H10
Non pour répondre à Geko, la frénésie ne se porte pas sur la Birmanie, ou du moins pas comme vous l’entendez. Ce qui intéresse aujourd’hui les médias, c’est le manque d’accès aux populations sinistrées. Ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux, par le fait des médias, est la condamnation à l’indifférence. Circonstances très similaires à celles du tsunami, traitement différent des médias, après tout ce n’est pas Noël, il n’y a pas beaucoup de touristes en Birmanie et encore moins d’images et de reportages. Revenez dans une semaine ou deux pour comparer les sommes mobilisées par le tsunami et la Birmanie. Les uns sont-ils plus méritoires que d’autres ? Pas vraiment, mais dans l’ordre des choses aujourd’hui, cela n’a vraiment plus d’importance car ce qui compte c’est la perception. Cela rejoint un article sur AV qui traitait de la compassion. Compassion ponctuellement ravivée pour Ingrid Bettancourt pour des raisons politiques, compassion pour des birmans qu’il est impossible d’aider, et donc l’investissement émotionnel est moindre et va s’amenuiser. Triste monde !
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Pigiste laborieuse(IP:xxx.x9.38.141) le 10 mai 2008 à 04H11
Je me permets, en espérant ne pas être censurée (sourire) de vous montrer (pas de vous prouver mais de vous montrer) l’intérêt d’une journaliste pour la Birmanie en déposant ici un communiqué de presse de la part de l’UNICEF qui se mobilise et appelle à la mobilisation en faveur de la Birmanie.
A titre personnel et en qualité de citoyenne de ce Monde, sans me targuer d’un quelconque laurier, je tenais toutefois à vous le communiquer.
Le communiqué de presse:
Présentes sur place, nos équipes délivrent des secours d’urgence
et poursuivent leurs évaluations
Paris, le 7 mai 2008 -
Suite au cyclone Nargis qui a ravagé ce week-end plusieurs régions de
*****
A propos de l’UNICEF:
enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier
fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des
enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité
pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous
toutes ses formes et le sida. L’UNICEF est financé par des contributions volontaires de particuliers.
L’UNICEF est présent dans plus de 150 pays et territoires du monde pour aider les
Birmanie, l’UNICEF France envoie une première aide de 500 000 euros et lance un appel aux
dons au public.
Les 131 employés de l’UNICEF en Birmanie travaillent dans les régions affectées par le cyclone
Nargis, pour fournir des premiers secours d’urgence et poursuivre l’évaluation des besoins. « Le
temps est essentiel, » a déclaré Ann M. Veneman, la directrice générale de l’UNICEF.
« L’UNICEF avait prépositionné des secours d’urgence, que nos équipes distribuent dans le pays
aussi vite que possible et des moyens humains et matériels supplémentaires sont en cours
d’acheminement. Dans les situations comme celles-ci, les enfants sont très vulnérables ».
À la suite du désastre, le manque d’accès à l’eau potable, d’abri et d’approvisionnement en
nourriture expose les populations vulnérables, dont les enfants, à des risques particuliers,
notamment les maladies diarrhéiques. Par ailleurs, les inondations pourraient favoriser
l’apparition de cas de paludisme et de dengue, tous deux endémiques en Birmanie.
Les secours d’urgence prépositionnés par l’UNICEF et actuellement distribués contiennent des
pastilles pour purifier l’eau, du chlore, des doses de sels de réhydratation orale, des bâches
plastique et des kits familiaux (qui incluent du matériel de cuisine et d’hygiène et des jerricans).
L’installation de latrines séparées dans les sites d’installation des personnes déplacées est une
autre priorité. Par ailleurs, l’UNICEF portera une attention particulière à d’éventuels enfants
séparés de leur famille ou orphelins.
L’UNICEF est présent en Birmanie depuis 1950, avec neuf bureaux régionaux et un siège à
Rangoon.
Pour venir en aide aux enfants de Birmanie, l’UNICEF France lance un appel aux dons au public
et débloque une première aide d’urgence de 500 000 euros. Pour soutenir l’action d’urgence de
l’UNICEF en Birmanie:
UNICEF Urgence Birmanie BP 600
75 006 Paris
www.unicef.fr
L’UNICEF France débloque 500 000 euros
et lance un appel aux dons pour ses opérations en Birmanie
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Frédo45(IP:xxx.x21.226.106) le 10 mai 2008 à 11H30
Compassion ponctuellement ravivée pour Ingrid Bettancourt pour des raisons politiques, compassion pour des birmans qu’il est impossible d’aider, et donc l’investissement émotionnel est moindre et va s’amenuiser. Triste monde !
Le travail d’un journaliste est-il de véhiculer de l’émotion ou de pauser les bonnes questions, celles qui font progresser la société ? ce que je reproche aux médias, c’est de faire de l’info-spectacle, de l’info-business Bien sûr qu’il faut parler de cette catastrophe birmane mais il faudra aussi en parler dans quelques semaines et montrer l’évolution des choses. De même, on ne peut tolérer qu’il faille que des moines se fassent massacrer ou qu’un cyclone vienne tout dévaster pour parler de ce régime. Il faut traiter ce sujet régulièrement pour que les Occidentaux n’oublient pas.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par marc(IP:xxx.x6.21.61) le 10 mai 2008 à 21H48
Annie
Pour ête clair, la France a débloqué 200000€ ( la valeur de ma maison HLM) et les USA 150000 dollars ( encore moins) ; la presse compense par l’abondance des commentaires sur le manque d’humanité des généraux birmans.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ? par Pigiste laborieuse(IP:xxx.x9.38.141) le 12 mai 2008 à 19H50
Bonsoir !
Là, je suis d’accord avec vous.
L’actualité étant la préoccupation d’un journaliste, je me demande pourtant comment tous ces journalistes pourraient traiter tous les sujets concernant la planète entière, bien que je concède que ces sujets intéressants seraient nombreux et sûrement très intéressants à aborder.
Je ne peux pas penser à la place des grands chefs de rédaction mais je crois qu’avant tout, c’est l’actualité qui fait démarrer la machine.
Les associations prennent le relais tout au long de l’année. Vous savez, une journée et une nuit ne sont pas plus longues pour un journaliste que pour tout autre citoyen. Aborder un sujet, le traiter après avoir fait son enquête,etc. Très bien, louable. Mais pour cela, il faut du temps et de l’argent. Un journaliste doit aussi être payé pour vivre.
Oui, tant de sujets ne sont pas abordés ou ne le sont que lorsqu’il y a événement et coup de projecteur dessus. Mais personne ne peut embrasser tous les sujets et tous les problèmes de ce Monde.
Réconcilions la presse avec ceux qui lui reprochent un certain comportement.
Je n’ai jamais dit "Laissons faire !" . Je sollicitais uniquement un peu plus de clémence et de considération pour tout ce travail d’excellents journalistes. Lorsque je les lis, je peux vous assurer que j’en admire pas mal car je sais les heures de travail qu’ils ont réalisé pour nous délivrer le fruit d’une enquête, un article, un reportage audio ou vidéo.
On va dire qu’il y a des métiers plus pénibles, soit. Mais ce métier de collecte et de vérification d’infos, les portes qui se ferment plus qu’elles ne s’ouvrent spontanément pour une interview, le rédactionnel, oui, je pense que plein de journalistes assument toutes ces tâches au mieux.
Si les quotidiens existent, ils ne sont pas là pour polémiquer mais pour donner un compte-rendu ( pléonasme: de faits avérés et révolus).
Pour des sujets plus engagés ou peut-être largement plus passionnants, il y a les magazines, les ouvrages (livres qui traitent des sujets précis), documentaires plus engagés sur certaines chaînes et bien entendu, VIVE INTERNET (comme sur ce site…) !!
Personne n’est parfait et personne n’a la science infuse. Pourtant, et c’est louable, beaucoup d’âmes sans être révolutionnaires, aspirent à ouvrir leur cœur et à exprimer ce qu’elles pensent et ressentent.
Le meilleur exemple de votre droit à donner votre avis est ce site.
Non, je n’ai jamais dit, contrairement à ce que pourriez penser: "Laisser dire et laisser faire".
Si vos propos ne m’avaient pas intéressés, je n’aurais pas pris du temps pour vous répondre.
sourire
Je trouve juste dommage que les personnes concernées n’amènent pas leurs propres arguments, sans monter au créneau ou tenter de se justifier. Ce dernier verbe est trop tendancieux.
Une place bien au chaud, et je le dis sans envie, semble disposer à ne pas répondre aux... comment dire pour ne pas vous faire bondir ? à ne pas répondre aux "suggestions" des lecteurs ou téléspectateurs. Oui, ce serait bien si dans un débat, on pouvait accueillir les arguments de l’Autre sans se braquer. Si je vous ai donné cette impression, j’en suis désolée. Je suis juste pour un regard à défaut d’être bienveillant, indulgent pour le journalisme.
Merci...
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par Bulgroz (IP:xxx.x6.206.218) le 9 mai 2008 à 19H27
Les enfants qui meurent de faim au Darfour, c’est fini.
Betancourt, c’est fini.
Le Tibet, c’est fini.
Maintenant, c’est la Bimanie, faut suivre, je sais c’est dificile: à cause de la junte Birmane, les zozos associatifs ne peuvent sauver des millions de gens qui souffrent.
Demain, ce sera le tour au Liban ou la Somalie, peut être un volcan au Chili, une famine au Bangladesh ?
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par Annie (IP:xxx.x8.141.126) le 9 mai 2008 à 20H18
Non Bulgroz, ce n’est pas fini ; les zozos associatifs dont vous parlez et que je suis la première à critiquer si je trouve qu’ils manquent à leur mission, sont toujours au Darfour, en Somalie, au Tchad ou au Bangladesh à se faire tirer dessus la plupart du temps en sachant très bien qu’ils ne peuvent pas sauver tout le monde. Mais du moins ils essayent. Pour le cirque du tsunami et peut-être de la Birmanie si l’accès est autorisé, combien d’autres pays dont on ne parle jamais, et combien de gens à essayer de soulager un peu les souffrances, loin des feux médiatiques en sachant pertinemment bien que ce sera juste un sparadrap sur une jambe de bois. Le cynisme est une terrible gangrène si l’on ne peut pas reconnaître chez les autres un sentiment qui nous a animé lorsque nous avions encore des illusions.
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par Nemorensis (IP:xxx.x18.158.18) le 9 mai 2008 à 21H04
Je suis d’accord avec le contenu de l’article.
Ceci étant, je vais peut-être choquer, mais personnellement ce qui m’a agacé le plus, c’est qu’on se soit intéressé au cas Ingrid Bétancourt. Je ne vois pas comment le français devant sa téloche peut s’intéresser autant à une seule personne ; s’intéresser au voyage du président alors que d’autres problèmes plus graves ne font pas la une de l’actualité !!
Attention, je ne dis pas non plus de s’en foutre ! Cette pauvre femme est souffrante, privée de sa famiile, de sa vie et en cela, c’est un drame, voir une tragédie et je maudis la violence humaine quand elle ne mène à rien. Mais avouez que s’il y a un audimat pour de tels feuilletons avec la place qu’elle accapare dans le JT, alors la France d’aujourd’hui a vraiment ce qu’elle mérite !
> Mais où est passée Ingrid Bétancourt ?
par ernst (IP:xxx.x7.177.224) le 9 mai 2008 à 22H19
L’histoire aurait pu être celle que vous évoquez: "splendeur et misère des icones". L’ingrat public se lasse, enterre de nuit ce qu’il a adoré.
La vérité, celle que tout le monde a pu voir et entendre comme moi, est que l’affaire a tourné au fiasco.
Non, Ingrid n’est pas malade. Non elle n’a pas attrapé la chtouille, le choléra, la peste.Ah bon ?... elle s’est fait soigner son rhume à L’höpital ?... et elle n’a pas tenté de se faire repérer ?... Ah bon ?... elle y est resté huit jours ?...
Oui son mari (l’ex-mari, le nouveau étant remarquablement discret), l’ex-mari donc, a cru bon de forcer la main d’Urribe afin de laisser une zone franche pour le commerce de la coke. Fanfares internationales. Aidé par les trémolos Sarko (Marulanda, si Ingrid meurt, vous en serez responsable !...) on a plongé en plein délire et sombré dans le ridicule de "l’avion de l’ultime négociation...".Jusqu’à se faire traiter d’"ingénu" par le traficant.
Mon avis ?...Un petit syndrome de Stokholm ne me parait pas exclu. Payé en narcodollars.
Ainsi fait
par Huan (IP:xxx.x02.145.117) le 12 mai 2008 à 08H48
Comparer Ingrid Bétancourt, le Tibet et la Birmanie démontre une seule chose. L’esprit humain a la faculté de tordre, malaxer toute les réalités afin de dresser les plus improbables équations. Nous sommes tout simplement incapables de mener des combats au long cours et faisons commodément cohabiter tout et son contraire. Cela fait longtemps que l’individu a renoncé à utiliser ses propres ressources et les a confiées à des tiers. On préfère la dissertation à l’action !
Certains d’entre vous ont parlé de diversion concernant cette affaire... Que ce soit voulu ou non, il est bien évident que l’on ne peut décemment déployer autant de moyens pour une seule personne. C’est une pure insulte à l’entendement mais bon, tout le monde y a trouvé son compte, notamment les municipalités qui ont fait imprimé ce bien joli kakémono avec cette chère Ingrid. C’est bien pratique car on ne peut pas dire qu’on n’y pense pas. Bref, l’affaire Bétancourt n’est qu’une anecdote qui a mobilisé sans doute plus de ressources médiatiques que plusieurs dizaines de birmans pourrissant à l’air libre et leur famille désespérée.
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