ASARC : L’Asie du sud adopte un plan d’action sur le changement climatique 04/07/2008 12:53 (Par Sandra BESSON)
ASARC : L’Asie du sud adopte un plan d’action sur le changement climatique
Les pays d’Asie du sud ont mis au point un plan d’action sur le changement climatique qui promeut la coopération régionale sur la question. Les pays membres de l’ASARC (Association sud-Asiatique pour la Coopération Régionale) ont donc décidé de s’unir pour lutter contre les effets du changement climatique.
Les ministres de l’environnement des pays d’Asie du sud ont adopté un plan d’action sur trois ans jeudi promouvant la coopération régionale pour lutter contre les effets du changement climatique.
Les participants au meeting ont accepté de partager les informations et les meilleures pratiques pour des actions appropriées au niveau national pour limiter les émissions de dioxyde de carbone, pour augmenter les transferts d’énergie et pour diffuser des informations à propos du changement climatique.
Les experts environnementaux des huit pays de l’Association sud-Asiatique pour la Coopération Régionale (ASACR) -à savoir l’Afghanistan, le Bangladesh, le Bhoutan, l’Inde, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka- participaient également au meeting.
Ils ont accusé les nations industrialisées d’être responsables du changement climatique et leur ont demandé de respecter leurs engagements pris à la conférence sur le changement climatique organisée par les Nations Unies à Bali en décembre dernier. Les pays participant s’étaient alors engagés à fournir des ressources supplémentaires aux autres pays.
« Les économies industrialisées doivent fournir un fonds d’adaptation et faciliter les transferts de technologie sans condition » a indiqué Fakhruddin Ahmed, directeur du gouvernement intérimaire du Bangladesh, lors de l’ouverture du meeting d’une journée.
« Etant donné nos vulnérabilités, nos moyens inadéquats et nos capacités limitées, nous avons besoin de garantir un développement social et économique rapide dans notre région pour que l’ASACR puisse résister au changement climatique » a déclaré le Secrétaire Général de l’ASACR, Sheel Kant Sharma.
« Le développement nous donne la meilleure forme d’adaptation » a-t-il ajouté.
Le Bangladesh a supplié les états de l’ASACR de travailler ensemble dans des forums internationaux, y compris lors du meeting des Nations Unies sur le changement climatique qui aura lieu à Copenhague en décembre 2009.
« Entre aujourd’hui et Copenhague, nous devons travailler en étroite collaboration pour adopter une position commune sur les technologies de limitation, d’adaptation, et sur le financement et les transferts des technologies » a indiqué Fakhruddin Ahmed.
Le meeting de l’ASACR intervient juste avant le sommet annuel des dirigeants du G8 au Japon la semaine prochaine, au cours duquel le changement climatique devrait être un sujet clé de discussion. A l’issue de ce meeting, un accord pourrait être conclu sur des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Cependant, certains analystes pensent que les pro
grès véritablement significatifs à propos du changement climatique devront attendre qu’une nouvelle administration prenne ses fonctions aux Etats-Unis.
Ce sera le cas dès l’année prochaine, avec l’arrivée d’un nouveau président au pouvoir.
Le meeting des experts environnementaux à Dhaka a indiqué que dans la région d’Asie du sud, un climat plus chaud pourrait engendrer des cyclones plus intenses et plus fréquents.
Cela aura pour conséquence d’amener plus d’eau de mer dans les voies d’eau et les cultures terrestres. Les récoltes en Asie du sud pourraient diminuer de 30% d’ici 2050, ont-ils ajouté.