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Les Vingt-Sept proches d'un accord autour du plan de sauvetage des banques de l'Eurogroupe
[ 15/10/08 - 17H47 - actualisé à 22:53:00 ]
Les dirigeants des 27 pays membres de l'Union Européenne se retrouvent dans le capitale européenne. L'objectif du sommet est d'obtenir l'union sacrée autour du plan de sauvetage de 2.000 milliards d'euros, qui a déjà été adopté par les 15 pays de la zone euro et le Royaume-Uni.
Les dirigeants européens étaient tout proches d'un accord ce mercredi soir à Bruxelles pour élargir leur front commun face à la crise à l'ensemble des 27 membres de l'Union européenne, alors que les craintes toujours plus vives d'une récession continuaient à alimenter la déprime des Bourses.
L'objectif du sommet européen qui s'est ouvert en fin d'après-midi à Bruxelles est rallier l'ensemble des membres de l'Union Européenne au plan de sauvetage des banques de 2.000 milliards d'euros adopté par les 15 pays de la zone euro et le Royaume-Uni.
Reste à convaincre onze pays membres, dont la République tchèque. Ardent défenseur d'une doctrine libérale, le Premier ministre Mirek Topolanek s'est déjà dit prêt à opposer "durement" son veto à toute proposition qui dépasserait le cadre du "bon sens". Mais le texte faisait, malgré ces réserves, l'objet d'un "large consensus" et la nouvelle version devrait être avalisée sans difficultés jeudi matin, a indiqué une source diplomatique tchèque à l'AFP.
Au menu du sommet également, les signes de récession qui se multiplient en Europe. L'Irlande y est déjà et l'économie allemande, la première d'Europe, est "au bord", selon les instituts allemands de conjoncture.
Les sommes colossales débloquées par les Européens et les Américains pour soutenir leur secteur bancaire ont certes éloigné, momentanément, la crainte d'un effondrement du système financier mondial, mais n'ont pas réussi à dissiper les inquiétudes des investisseurs.
Après deux jours de liesse, la plupart des indices des marchés financiers ont viré au rouge ce mercredi.
Mais face à une crise qui perdure, les chefs d'Etat et de gouvernements européens apparaissaient déterminés à renforcer leur cohésion. "Jouer cavalier seul serait une erreur fatale pour tous les gouvernements", a prévenu le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Les Européens s'apprêtaient ainsi à entériner la création d'une "cellule de crise financière", selon un projet de déclaration dont l'AFP a obtenu copie. Cette cellule devrait réunir les présidents de la BCE, de la Commission européenne, de l'Eurogroupe et du Conseil européen.
La Banque centrale européenne (BCE) a injecté 100 milliards de dollars supplémentaires mercredi pour aider les banques à se refinancer.
Une semaine après la baisse concertée des taux de plusieurs grandes banques centrales, dont la Fed américaine et la BCE, la banque centrale norvégienne a abaissé à son tour son taux directeur d'un demi-point à 5,25%. La Banque centrale d'Islande, pays en proie à une grave crise financière, a même baissé son taux directeur de 3,5 points (à 12%), tout en estimant que ce remède choc ne suffirait pas à empêcher une très probable récession.
Au moment où la récession menace, les appels à réformer la finance mondiale et à renforcer la coopération internationale se multiplient. Et les Etats-Unis, jugés responsables de la crise, sont plus que jamais montrés du doigt. José Manuel Barroso et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont exhorté Washington à s'impliquer davantage sur le parquet international pour améliorer la surveillance du système financier. "L'Europe mène la réponse mondiale" face à la crise financière, et il est urgent "de renforcer la coordination au niveau international et particulièrement avec les Etats-Unis", a insisté M. Barroso.
La chancelière allemande Angela Merkel a de son côté appelé à une réunion du G8 "avant la fin de l'année".
Samedi à Camp David, dans le Maryland, Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso rencontreront George W. Bush. (Source AFP)
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