Par de notre envoyé spécial Marc Epstein, mis à jour le 13/05/2008 - publié le mardi 13 mai 2008, mis à jour à 09:11
Le tremblement de terre qui a ravagé la région du Sichuan, dans l'ouest du pays, n'a pas fait que des milliers de victimes: il a aussi révélé une nouvelle facette de la Chine, plus ouverte et transparente qu'elle ne l'était lors du dernier séisme majeur, sous Mao Zedong.
Dix mille personnes ensevelies sous les décombres dans une ville, un millier de collégiens disparus après l'effondrement de leur école, plus de 50 000 soldats mobilisés pour les secours... Les médias officiels chinois semblaient diffuser les informations en toute transparence et au fur et à mesure qu'elles leur parvenaient, dans les heures qui ont suivi le terrible séisme du 12 mai, dans la province du Sichuan (sud). Et le premier ministre, Wen Jiabao, s'est rendu en avion à Chengdu, la capitale régionale, moins de deux heures après le tremblement de terre.
Depuis une trentaine d'années, décidément, l'évolution politique du régime chinois apparaît presque aussi spectaculaire que ses réussites économiques. En 1976, en effet, quand un séisme avait détruit la ville de Tangshan, au nord-est de Pékin, provoquant au moins 250 000 morts, le reste du monde avait été tenu à l'écart. Mao Zedong était encore au pouvoir et Pékin entendait démontrer que la Chine pouvait se débrouiller toute seule.
De nos jours, il n'y a guère que la junte militaire en Birmanie pour se claquemurer au lendemain d'une catastrophe naturelle, comme ce fut le cas après le récent cyclone. Pékin, d'ailleurs, n'a guère fait pression sur Rangoon… La Chine s'est ouverte au reste du monde, en somme, mais elle reste compréhensive à l'égard de ses dictateurs alliés qui refusent d'en faire autant.
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