Par Eric Lecluyse, mis à jour le 13/06/2008 - publié le 12/06/2008
En France comme à l'étranger, l'auteur du documentaire et du livre Le Monde selon Monsanto incarne désormais le combat contre les OGM.
Marie-Monique Robin signe ses e-mails "M2R", pour aller plus vite, et mène des enquêtes extralongues, pour frapper plus fort. Les traits tirés mais l'énergie intacte, cette journaliste indépendante de 48 ans vit à 100 à l'heure. Tout juste rentrée du Canada, elle a rendez-vous avec une télévision japonaise, puis doit filer dans le sud de la France pour des conférences. Tout cela pour Le Monde selon Monsanto, un documentaire choc doublé d'un livre du même nom (éd. La Découverte/Arte Editions) dans lesquels cette baroudeuse habituée aux sujets "impossibles" (trafic d'organes, torture...) s'en prend à l'entreprise américaine, leader mondial des OGM.
M2R, qui a consacré trois ans à cette enquête, accuse Monsanto des pires manigances pour vendre ses produits, notamment ses semences transgéniques et son herbicide Roundup, au mépris de toute considération sanitaire. Résultat : le livre, dont L'Express avait publié des extraits en avant-première (à lire ici), s'est déjà vendu à 80 000 exemplaires. Il est en cours de traduction dans neuf langues. Quant au documentaire, diffusé sur Arte le 11 mars (près de 1,6 million de spectateurs, un record), il a été vendu dans 10 pays et s'aventure sur les "terres" de Monsanto, aux Etats-Unis (sortie du DVD au début de juillet) et au Canada.
Si Marie-Monique Robin tient un blog sur www.arte.tv, c'est autant pour maintenir le lien avec son public que pour répondre aux attaques sur le Web, "tellement systématiques qu'elles semblent orchestrées". Tentatives de décrédibilisation, insultes, commentaires agressifs... "Bizarrement, ce sont les mêmes pseudos qui reviennent, note-t-elle. Et, quand je les invite à venir débattre en public, il n'y a plus personne..."
L'auteur craignait une réaction fracassante de la multinationale de Saint Louis (Missouri). Surprise : celle-ci ne s'est toujours pas manifestée. M2R reste malgré tout sur ses gardes, convaincue que les attaques, "inévitables", sont pour bientôt. Elle sait qu'elle pourra alors compter sur de solides soutiens, au premier rang desquels Nicolas Hulot et José Bové. "Ce film est un excellent outil pédagogique", assure l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne.
Ce succès ignore les clivages habituels. Ainsi, au début d'avril, en plein débat sur les OGM, le sénateur UMP Jean-François Le Grand, le "Monsieur OGM" du Grenelle de l'environnement, a écrit au président de son groupe, Henri de Raincourt, pour dénoncer les pratiques de lobbys qui "actionnent" les parlementaires et pour clamer son refus de "céder à la fatalité d'un monde selon Monsanto". "J'ai vu le film et j'ai été vraiment impressionné", témoigne- t-il, notant que certains de ses collègues ont, eux aussi, été "ébranlés". "Mais je ne peux pas donner de noms", ajoute-t-il.
Antoine Herth, rapporteur du texte sur les OGM à l'Assemblée, se demande encore "où le sénateur Le Grand est allé chercher tout ça". Et, si le film lui semble "de très bonne qualité", il n'en partage pas "toutes les analyses". "Bien sûr que des députés des deux bords se sont posé des questions après l'avoir vu [Greenpeace avait envoyé le DVD à chacun d'entre eux]. Mais l'effet a surtout été indirect: il y a eu un tel battage autour de sa diffusion que nous avons été harcelés. On recevait 200 messages des altermondialistes par jour!"
M2R semble se nourrir de cette agitation: si son enquête dérange autant, c'est qu'elle était nécessaire. Son éditeur américain, confie-t-elle, compte la proposer pour le prix Pulitzer, la référence absolue en matière de journalisme. M2R joue l'étonnée, mais on devine qu'elle croit en ses chances.

L. Bonaventure/AFP
La journaliste Marie-Monique Robin. Son documentaire sur la firme Monsanto a été vendu dans 10 pays.
El Mostafa Sahel, ambassadeur du Maroc auprès de l'Onu, va devenir le nouvel ambassadeur du Maroc à (...)
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anton suwalki - 19/06/2008 15:53:02
5) GES : « Quant à l'indépendance des experts, ses fondations sont bien fragiles : la collusion entre les experts de multinationales et ceux responsables de la règlementation barre la route à une pensée critique.. »-------- AS : ça en dit long sur l’absence totale de scrupules de GES !!!! Les experts publics sont mille fois plus indépendants des multinationales que GES et son CRIIGEN qui vit directement des subsides de carrefour. Et Jamais tous ces experts « indépendants » qui insultent leurs collègues n’ont jamais été à même de prouver une quelconque corruption de ceux-ci.----------
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anton suwalki - 19/06/2008 15:49:01
)- GES : « la British Medical Association a rejeté le principe d'équivalence en substance comme principe unique, réclamé un moratoire, et plus de recherche sur la sécurité; elle est riche de 110 000 membres ».---- AS : la British medical association riche de 110 000 membres, la belle affaire ! La BMA n’est pas l’équivallent de l’académie de médecine de l’INSERMou de l’EFSSA au niveau européen t le nombre de ces adhérents n’est absolument --- Contrairement à ce que suggère les anti, le PES n’est pas le principe unique, il est la base rationelle d’analyse des OGM par comparaison avec son homologue non GM le plus proche . Si les tests réalisés dans le protocole de base d’évaluation indiquent des risques , d’autres analyses plus poussées et adaptées sont effectuées. - Le principe d’équivallence en substance , GES devrait peut-être se le faire expliquer : en attendant vous pouvez toujours lire ce qu’en dit Gérard Pascal , toxicologue, dans Agriculture et Environnement d’Avril (pas encore publié sur le site d’A&E) .
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anton suwalki - 19/06/2008 15:47:26
3)GES : « les OGM expérimentaux qui contamineraient l'alimentation ne sont pas étiquetés en Europe. La législation devrait encore évoluer, car ces produits semblent également entraîner des risques pour la santé : des animaux élevés aux OGM ont été malades ( voir site internet du CRII-GEN, "OGM et santé", p.168-182), et l'on sait que certains résidus de pesticides peuvent se concentrer dans la chaîne alimentaire. »-----AS : Le CRIIGEN , c’est lui !! Des animaux élevés aux OGM ont été malades, c’est de l’intox. -----le coup de la chaine alimentaire c’est vraiment prendre des gens pour des imbéciles. La protéine BT qui s’accumulerait dans la chaine alimentaire ? Le Round Up dont GES prétend qu’on en mange avec les PGM RR ? Les résidus relevés dans les grains de maîs RR sont à peine détectables . Et lors des tasts d’absorption orale de Round-Up pratiquée sur des rats, 95% de la dose est excrétée en 48 heures. La rétention tissulaire est très faible. (Insitut national santé publique du Québec : RISQUES LIÉS À L'UTILISATION DU ROUNDUP POUR LE CONTRÔLE DES PLANTATIONS DE COCAINE) .---- Parler de bio-accumulation dans la chaine alimentaire, c’est se foutre littéralement du monde !
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anton suwalki - 19/06/2008 15:42:07
2) GES :« Il aurait ainsi fallu une homologation spécifique pour cet insecticide-demande qui n'a jamais été effectuée, sous prétexte qu'il s'agit d'une plante et non d'un insecticide. cette procédure... aurait nécessité des tests longs et couteux de rémanence dans le sol, de toxicité pour les animaux, de spécificité par rapport aux cellules humaines etc. » Le terme de plante insecticide est évidemment un terme purement propagandiste et trompeur indigne d’un biologiste, on en a parlé mille fois ici. Toute plante produit naturellement des proétêines insecticides ! ----------Pour ses conneries sur l’évaluation, je vous renvoie aux articles déjà publiés ici sur le sujet . CF les 3 articles de P Joudrier : --------http://imposteurs.over-blog.com/article-18527214.html ---------- http://imposteurs.over-blog.com/article-18527494.html-------- http://imposteurs.over-blog.com/article-18527698.html-----------
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anton suwalki - 19/06/2008 15:37:50
1) Je reviens sur GES qui est une honte comme le souligne Zobi! Il est pratiquement impossible de faire plus malhonnête que lui !------- GES :« Pour exemple, la toxine Bt utilisée dans les premiers maïs transgéniques commercialisés provient de la protoxine d'une bactérie du sol employée par l'agriculture biologique. Dans la bactérie elle est produite sous la forme d'un cristal inactif, dissous puis activé (enlèvement du capuchon) dans l'intestin de l'insecte, où l'insecticide trouve son récepteur spécifique. on évite cette étape dans l'OGM en faisant produire directement par le végétal la protéine active, qui sera donc différente : il s'agit d'une version tronquée de celle présente dans la bactérie »------- AS :Effectivement la toxine produite par le gène inséré dans le maîs BT diffère légèrement de sa version produite par la bactérie elle-même. Ce que ce brâve monsieur oublie de dire , c’est qu’il en va de même pour les toxines utilisées dans l’agriculture conventionnelle qui utilisent des toxines purifiées ! ----- (http://www-pdc.ujf-grenoble.fr/OGM/protection2.html)
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Zobi - 18/06/2008 11:50:45
@ Ramon : Vous souffrez du syndrome des anti-OGM qui se caractérise par une proportion systématique à déformer la réalité. Vous m'attribuez ainsi des propos que je n'ai pas tenus, apanage des faibles à court d’arguments. Les OGM intéressants existent déjà, vous êtes comme Mme Robin, juste trop aveuglé par vos convictions pour les voir ...ou simplement pour comprendre.
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Ramon - 18/06/2008 11:03:51
D'accord avec vous Zobi: les OGM d'aujourd'hui sont des saletés, mais, dans l'absolu, il se peut qu'on trouve un jour un OGM intéressant. Un jour mon OGM viendra... mais aujourd'hui... zobi!
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Zobi - 18/06/2008 10:48:00
@ L’indépendant, suite : Pour la brevetabilité du vivant il faut distinguer différentes aspects. L’idée de breveter des gènes me dérange beaucoup car l’on ne peut pas considérer un gène comme appartenant à quelqu’un. Par contre le fait de breveter des techniques de biologie moléculaire (comme la PCR) ou des applications découlant de l’usage d’un gène me parait beaucoup plus acceptable. Il est normal, de mon point de vue (mais ça peut se discuter bien sûr), qu’une entreprise qui a investit de l’argent dans le développement d’un produit à partir d’un gène soit en droit d’avoir un retour sur investissement, que ce soit avec les plantes GM comme tout autre application. Maintenant qu’une compagnie « verrouille » l’accès à un gène pour 20 ans avec un simple brevet, là je ne suis pas d’accord…. Et arrêtez de dire que les PGM sont des saletés. Cette technologie n’est qu’à ses débuts. Le potentiel est énorme. Attendons de voir ce qui sera disponible d’ici 10, 20 ou 30 ans… et on en reparlera.
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Zobi - 18/06/2008 10:46:35
@ l’Indépendant : "Détenteur de la science infuse"... Si seulement! Je n'ai pas répondu concernant la soie d'araignée produite par des chèvres car le propos est hors sujet. Mais si vous insistez... Cette idée peut paraitre saugrenue a priori mais il faudrait d'abord remettre les choses dans leur contexte. La soie d'araignée a des propriétés physico-chimiques extraordinaires. Il s'agit de fibres protéiques alliant solidité, légèreté et souplesse avec des caractéristiques beaucoup plus intéressante que les fibres du ver à soie. La différence est que ce dernier est facile à « cultiver ». Les applications de la soie d'araignée sont innombrables. Que ce soit en matière de textile, en matière militaire (gilets pare balles ultra légers et résistants) ou en terme médicale. Suivant la manière dont est polymérisée cette fibre on peut obtenir des matériaux différents : des films, des gels, des tissus poreux ou encore des microcapsules. Si vous voulez plus d’infos, allez sur Pubmed (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez) et tapez « spiders silks », vous aurez accès à plus d’une centaine de publications sur le sujet. Par exemple, il a été montré récemment que le fil d’araignée a la capacité de « conduire » l’élongation de tissus nerveux permettant à terme d’envisager des applications dans la régénération de lésions nerveuses (http://www.blackwell-synergy.com/doi/abs/10.1111/j.1582-4934.2006.tb00436.x). Il s’agit donc de trouver une manière de produire ce type de molécules. L’élevage d’araignée étant trop compliqué à mettre en œuvre, différentes approches ont été envisagées pour produire les protéines permettant la formation de fil d’araignées. La chèvre transgénique en est une parmi d’autres. Cela n’a rien de choquant, ce lait n’est pas destiné à être consommé. Si maintenant cela vous pose problème, il faudrait que vous signiez une décharge indiquant que vous ne voulez pas bénéficier des applications le jour où elles seront disponibles.
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L'indépendant - 17/06/2008 22:31:34
A Zobi détenteur de la science infuse. Concernant le fait (très logique soit-dit en passant) ,de mélanger des gènes d'araignées à des chevres pour que celles-ci produisent du fil dans leur lait, vous ne m'avez pas répondu si vous trouviez cela sain et normal ? Et que pensez-vous de la brevetabilité du vivant ? Pour ma part je ne veux pas que l'on me force à manger des saletés. Si vous voulez en consommer libre à vous, mais ne forcez pas la main aux autres... Cordialement
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