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Ingrid Betancourt lève le voile sur sa captivité

Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 04/07/2008 09:43:54 - publié le 04/07/2008 09:43:54

 

L'ex-otage franco-colombienne commence à raconter ses 2321 jours dans la jungle. Elle évoque "l'humiliation, les vexations et la torture". Mais elle ne dira pas tout: "Les détails sordides ne doivent pas être portés à la connaissance du public".

Durant ses années de captivité, Ingrid Betancourt s'est réveillée à quatre heures du matin. Malgré le froid et la détresse, elle espérait les mots d'encouragement de sa mère à la radio comme quelqu'un qui se noie attend la bouée du sauveteur.

La pensée du suicide la taraudait jour après jour, dans ces camps de la jungle colombienne infestés d'insectes, dans la poisseur de l'air et dans la boue. A chaque instant, elle se disait que ses gardiens pouvaient la tuer.

Souvent enchaînée à un arbre par le cou, comme un animal récalcitrant, elle avait perdu l'appétit. L'idée seule de manger lui donnait la nausée.

"Humiliations, vexations, tortures"
"La mort est le compagnon le plus fidèle de l'otage", a-t-elle déclaré jeudi aux journalistes, au lendemain de sa libération lors d'une audacieuse opération de l'armée colombienne.

"Nous vivions avec la mort (...) et la pensée du suicide ne nous quittait pas."

Elle savait que d'autres captifs avaient été tués par les guérilleros des FARC et que d'autres avaient été abattus lors de malheureuses tentatives de libération menées par des commandos de l'armée colombienne.

Comme la plupart des prisonniers libérés, elle a raconté que les messages de soutien de parents et d'amis diffusés par la radio avaient beaucoup contribué à la faire tenir.

Chaque soir, ses gardiens la forçaient à rejoindre son hamac à six heures.

Dans un entretien accordé à Europe 1, Ingrid Betancourt évoque par ailleurs "l'humiliation, les vexations et la torture". Elle se souvient: "J'ai senti qu'il y a des tentations à se laisser aller à des comportements démoniaques. Je pense qu'il faut garder une grande spiritualité pour ne pas glisser dans cet abîme" et précise qu'elle a été "enchaînée 24h/24 pendant trois ans", et que "les moments de grande dureté étaient fluctuants" : "Il y avait des moments de grandes crises, de grande dureté, de sévices. Il y avait des moments où ils essayaient de montrer un autre visage parce que c'était tellement monstrueux que je pense qu'ils en étaient eux-mêmes dégoûtés". Et affirme: "Lorsque j'ai pris cet hélicoptère et que je me suis élevée au dessus de cette jungle, je me suis dit à moi-même que ces détails sordides ne devaient pas être portés à la connaissance du public".

"La mort paraît bien douce"
Dans le vide de la captivité, elle pensait alors à sa famille, notamment à sa fille et à son fils, qui n'étaient encore que des adolescents au moment de son enlèvement en février 2002.

Elle les a retrouvés jeudi "dans une orgie de baisers" et s'est jurée de ne jamais les quitter.

"Dans la jungle, à chacun de leur anniversaire, je leur chante 'bon anniversaire' (...) et mes maigres rations de prisonnière deviennent dans ma tête un repas de fête", a-t-elle écrit alors qu'elle était encore otage. "J'ai l'impression que mes enfants ont mis leur vie entre parenthèses en attendant que je sorte de là."

Dans les camps des rebelles, les cigarettes lui servaient de monnaie d'échange, par exemple contre un morceau de savon ou contre des médicaments pour calmer ses douleurs d'estomac.

Elle se baignait tout habillée pour échapper au voyeurisme de ses geôliers.

Interrogée sur l'attitude de ces hommes envers elle, elle répond: "J'ai eu des expériences douloureuses (...) mais je ne veux pas en parler, maintenant c'est le temps du bonheur".

Ses tentatives d'évasion avaient rendu ses gardiens furieux et les punitions avaient chaque fois été sévères - enchaînée par le cou à un arbre, privée de nourriture, forcée de marcher pieds nus d'un camp à l'autre.

Dans une lettre adressée à sa mère l'an dernier, Ingrid Betancourt écrivait: "J'ai essayé de garder la tête hors de l'eau, maman, mais face aux souffrances de chaque jour, aux souffrances de tous, la mort paraît bien douce".

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Commentaires (125)

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GILBO - 09/07/2008 22:29:44

JE mincline devant leroiseme de cette dame lacritique est fasile cest lart quiet dificile GILBERT

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Hummer - 09/07/2008 09:03:26

Réponse à Môssieu Dominique. Si j'ai employé l'imparfait, c'est bien pour exprimer un doute. Réflechissez un quart de seconde avant de me traiter d'imbécile. La courtoisie ne vous étouffe pas... La Légion d'Honneur a été instituée en 1802 par Napoléon Bonaparte pour "mérites éminents, militaires et civils" rendus à la Nation. Citez moi donc, Môssieu Dominique, les services éminents rendus par cette brave dame à la Nation?? Il est vrai que cette décoration est complètement galvaudée de nos jours puisqu'il suffit de brailler des inepties dans un micro pour l'obtenir. De plus, son attribution est pratiquement systèmatique pour les officiers supérieurs et généraux. A dans l'bus, Môssieu

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clapv - 08/07/2008 11:38:20

J'ai bp prié pour qu'Ingrid Betancourt sorte vivante de cet enfer, et je suis heureuse qu'elle en soit enfin sortie. Que le même sort soit réservé à tous ceux qui sont encore prisonniers des Farc pour qu'on les rende à leur vie et à leur famille. Le reste n'a aucune importance.

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trèèès important - 08/07/2008 11:11:41

Oui c'est fou tous ces commentaires sur les "dents"d'Ingrid Betancourt, les gens ont un problème avec leurs dents ou quoi ?!

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lacheté - 08/07/2008 11:08:27

Visualisez-vous un instant en train de lui dire ça en face...Alors...vous vous sentez fiers ?

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titus et bouboule - 08/07/2008 07:59:25

Félicitation notre belle captive est revenue avec un sourire montrant des dents saines et ébouissantes ! photo paris match !

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Dominique - 07/07/2008 23:44:29

Hummer a dit "Je croyais que la légion d'honneur avait été créée pour récompenser les services civils et militaire rendus à la nation." Vous croyez mal, Hummer, vous croyez mal. Renseignez d'abord vous avant de dire n'importe quoi et de passer pour un imbécile. Google est votre ami : Article R128 Les étrangers qui se sont signalés par les services qu'ils ont rendus à la France OU AUX CAUSES QU ELLE SOUTIENT peuvent recevoir une distinction de la Légion d'honneur... (Même la France de gauche ne soutient pas encore l'enlèvement crapuleux et la torture, fut ce pour les Farcs, mais plutôt le contraire) De plus Article R16 Nul ne peut être reçu dans la Légion d'honneur s'il n'est Français. Etant França J'ai toujours préféré un qui sait à trois qui croient. Quand aux commentaires nmb Tous les commentaires aigris et vexés qu'on peut lire viennent de tous ces Bobos de gauche qui rêvent vaguement de jouer les Ché en défilant de la Bastille à la Nation. Mais ils ne jouent aux soldats de l'Armée Révolutionnaire que le samedi avant d'aller en boite ou de jouer à la consolle. Jouer aux farcs de temps en temps oui, mais pas sans le petit lit douillet le soir et en rêve : "combien de Cesars ils auront été !."

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Pascal - 07/07/2008 22:04:10

MMM, que dire...posez-vous les bonnes questions... ;-)

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oui - 07/07/2008 22:01:58

Oui vous êtes "méchant" (pour reprendre votre expression...) en ce sens que vous souhaitez, au fond, le malheur des autres. Concrêtement, vous lui souhaitez des "cheveux blancs"...c'est déjà trop. Par la mème occasion vous tenez donc des propos ambivalents, mi figue-mi raisin, vous mentez lorsque vous affirmez que vous êtes "heureux" pour elle. C'est pas ça être heureux pour quelqu'un...c'est pas lui souhaitez des cheveux blancs, c'est être rassuré, heureux, qu'elle n'en est pas plus.

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MMM - 07/07/2008 21:51:02

bien sur ,tout le monde est heureux qu'elle en soit sortie ,mais c'est vrai pas un cheveu blanc ,autant de sourires,tant d'urgence pour arriver en france,pas un dans son entourage capable de preparer un bon repas pour etre juste entre famille ..... sommes-nous mechants de nous poser des questions ? .....

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