Par Laurence Liban, mis à jour le 03/07/2008 - publié le 03/07/2008

Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
Cour d'honneur du Palais des papes
Il faut bien le dire, l'affiche du Festival d'Avignon conçue par Romeo Castellucci est à pleurer. Un type mal rasé, l'oeil humide et la lippe amère, regarde sans le voir on ne sait quoi. La programmation du festival ? Sûrement pas. Car celle-ci, pour peu qu'elle tienne ses promesses, devrait réconcilier anciens et modernes. Représentés par les deux artistes associés - Castellucci et La Divine Comédie dans la cour, mais sans les mots de Dante ; Valérie Dréville et le Partage de midi, de Claudel, dans la carrière Boulbon - le théâtre d'image et le théâtre de texte y trouveront bonne place. Ainsi que quelques héroïnes du répertoire : Béatrice et Ysé, bien sûr, mais aussi Ophélie, Cléopâtre, Hélène de Troie ou Nina (La Mouette), toutes arpenteront le vaste champ de bataille amoureux d'Avignon 2008, où les acteurs, enfin, tiendront le beau rôle - et dans toutes les langues. Européenne avec un fort tropisme flamand, dansante, protéiforme, inattendue souvent, fantaisiste parfois et profonde, cette 62e édition a les moyens de nous faire parler.
L'affiche de la 62e édition du Festival d'Avignon. Du 4 au 26 juillet.
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Commentaires (2)
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lepoix - 06/07/2008 16:25:39
Comme celui de Cannes,le festival d'Avignon ne sert plus qu'à la promotion des ratés. Que d'ennui,snob et prétentieux,en perspective!!
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