Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 04/07/2008 à 11:53 - publié le 04/07/2008
L'utilisation d'une photo de Nicolas Sarkozy pour illustrer le thème de la méchanceté par un élève de CM1 a déclenché l'ouverture d'une enquête par le recteur d'académie de Midi-Pyrénées.
Dans le cadre d'un travail d'art plastique sur les sentiments et les expressions du visage, une enseignante de l'école primaire Claude-Nougaro, Valérie Framit, avait demandé, en novembre dernier, à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de joie, colère, crainte, fatigue, méchanceté, etc. Ces photos, dont l'une du chef de l'Etat, avaient été collées sur de grandes affiches placardées sur les murs de l'école. Cette présentation n'était pas ouverte au public.
L'école dénoncée par un parent d'élève
Vendredi dernier, la directrice de l'école, Claudie Jalby, a été informée par l'inspecteur d'académie de Midi-Pyrénées qu'une enquête avait été diligentée par le recteur, après l'envoi par un parent d'élève d'une lettre adressée à l'Elysée pour dénoncer une atteinte à l'image du chef de l'Etat. Le nom de l'auteur de cette lettre, non anonyme, n'a pas été révélé.
"Parmi toutes ces photos de visages inconnus ou connus, il y avait malheureusement celle de Nicolas Sarkozy. J'ai regardé les expressions et non les visages", a expliqué jeudi Valérie Framit, en demi-poste à l'école Claude-Nougaro depuis septembre 2007.
"On peut reprocher à l'enseignante un manque de vigilance pour lequel sera appliquée une sanction qui devrait se limiter à une simple remontrance", a indiqué l'inspecteur d'académie Michel Azéma. Pour lui, "l'enseignante aurait dû être plus attentive à l'utilisation de ces images (...). Elle aurait dû profiter de l'occasion pour faire une leçon d'instruction civique pour expliquer la démocratie et le rôle du président de la République et des personnalités du monde politique".
Les affiches litigieuses ont été retirées des murs dès le déclenchement de la polémique. Un conseil d'école extraordinaire, avec des représentants des parents et de la mairie, a été convoqué jeudi 3 juillet en fin d'après-midi.
Martine Aubry a passé le 15 août dans la maison familiale de Dominique Strauss-Kahn à Marrakech, au (...)
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Commentaires (210)
eric1 - 11/07/2008 21:50:27
C'est plausible mais n'est pas certain. J'ai des enfants, je suis militant politique et il est probable que , même à l'époque ou ils étaient en CM1, ils devaient m'entendre critiquer F Mitterrand...et pourtant, j'aurais été surpris que leur idée du "méchant" soit prioritairement et spontanément celle de ce Président. Je pourrais l'admettre plus facilement de la part d'adolescents "révoltés"...mais les enfants dont nous parlons sont encore jeunes. Je ne vous suis naturellement pas. N Sarkozy est tout à fait dans son rôle lorsqu'au lieu de se dissimuler dans un silence soi-disant "présidentiel" en fait bien commode, il parle franchement aux gens et qu'il mets les mains " dans le cambouis". Vous parlez de descentes de police. Pensez vous que ceux qui considèrent les policiers comme des "méchants" sont les gens honnêtes. Je pense plutôt que la présence policière gène les délinquants qui sont , eux , les vrais "méchants" . Quand au climat de délation, de suspicion...que vous évoquez, je crois sincèrement que cette affirmation est totalement infondée en ce qui concerne ce gouvernement. Vous évoquez éventuellement ce cas ou des parents ont choisi de "frapper" fort afin de faire cesser un affichage scandaleux qui aurait éventuellemnt perduré. Je ne connais pas les faits précis mais peut être se sont ils fait éconduire avant. Vous évoquez peut être les questions des délinquants mais au lieu de parler de délation, vous devriez parler de courage due à la confiance retrouvée dans nos institutions. Vous parlez sans doute des sans paier mais je rappelle que la majorité des français a voté pour une politique et que s'y opposer est simplement antidémocratique. A cet égard, je pense que si vous comparez la politique envers les sans papier, démocratique et respectueuse du droit, et ce qui se passait pendant l'occupation, vous faites une réelle erreur d'appréciation et que vous relativisez d'une manière anormale les crimes de cette époque. Cordialement
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knis - 11/07/2008 19:15:47
à Eric1 problèmes de société d'accord mais: 1- nous avons un président (le premier de la Vième) à sortir de son rôle 2- On laisse les enfants voir en permanence à la TV sarkozy participer à des descentes de police dans les cité avec un visage dur (à l'époque de l'intérieur) apostropher des marins pécheur ou traiter de pauvre con un quidam au salon de l'agriculture et dans ses discourts menacer du doigt en précisant "je ne tolèrerai pas......" pour le fond il ne comprend pas mais c'est la télé et c'est le méchant 3- aux parents vichysistes je conseille d'éteindre celle ci lorsque le président parle c'est ce point qui me fait le plus peur ce climat de délation de surveillance de suspicion ....... alors à tous épargnons nos enfants (si vous en avez pensez à celui-la : la maîtresse c'est fait gronder par sa faute )
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eric1 - 10/07/2008 22:00:00
A Knis: Au delà du fait en question, le sujet est plutôt intéressant dans la mesure ou il permet d'aborder de nombreux thèmes concrets de notre société et qu'il est , dans une certaine mesure, relativement symbolique.
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knis - 10/07/2008 18:04:02
qu'elle prise de tête pour un enfant qui a choisi un personnage quelconque dans les journaux qui trainent (tous bord politique confondu) personnage qui avait l'air méchant . ce n''est pas un affaire d'état
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@ eric1 - 09/07/2008 23:29:38 - 10/07/2008 07:55:31
L'obligation de neutralité du le fonctionnaire suppose en effet qu'il doit assurer ses fonctions à l'égard de tous les administrés dans les mêmes conditions, quelles que soient leurs opinions religieuses ou politiques, leur origine, leur sexe, et doit s'abstenir de manifester ses opinions. Mais d'une part il n'interdit en aucune manière que le theme de la politique soit abordé à l'école. Et encore moins l'arret Jamet qui ne fait que reconnaitre que un agent public, au même titre que tout citoyen, bénéficie de l’inaliénable liberté de conscience et d’expression de sa foi sans que cela puisse être considéré comme portant atteinte à son devoir de neutralité, pour autant bien entendu que cette liberté n’interfère pas directement avec ses fonctions. En claire ce n'est pas "La politique" mais "les convictions politiques personnelle" qui sont interdite. D'ou mon d'autre part : où peut-on reprocher à l'enseignante d'avoir afficher ses convictions politiques où que celle ci ait interférer sur l'exercice de sa fonction. Surtout si vous présumez de sa bonne foi.
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eric1 - 09/07/2008 23:29:38
Désolé de vous contredire mais il n'y a pas plus de neutralité entre le fait d'interdire la politique à l'école (et dans un service public) et le fait de l'introduire. La neutralité se basant plutôt, dans ce domaine, au traitement similaire accorder à l'ensemble des tendances politique. Et comme Anka qui m'a sorti un argument similaire, je vous renvoie aux deux concepts possible de la laïcité. L'un "négatif" qui nie le fait religieux (Conception choisie par la France), et l'autre "Positif" qui les laisse tous s'exprimer librement (conception choisie par les pays Anglo saxon). Etablir un parallèle entre la neutralité qui s'impose aux fonctionnaires et la laicité me parait normal mais je ne suis pas certain qu'il soit aussi pertinent qu'il le semble a priori. A cet égard, je souligne d'une part que ce principe constitutionnel et statutaire ( devoir de réserve) est d'une application et d'une interprétation stricte, d'autre part, que la jurisprudence du Conseil d'Etat est également claire ( arrêt Jamet...) La politique mais également d'autres choix personnels ne doivent pas être introduits à l'école...C'est la raison pour laquelle l'enseignante à soit fait une erreur d'appréciation pardonnable, soit un acte militant fautif. Bien cordialement
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@ eric1 - 09/07/2008 21:41:26 - 09/07/2008 22:21:45
Désolé de vous contredire mais il n'y a pas plus de neutralité entre le fait d'interdire la politique à l'école (et dans un service public) et le fait de l'introduire. La neutralité se basant plutôt, dans ce domaine, au traitement similaire accorder à l'ensemble des tendances politique. Et comme Anka qui m'a sorti un argument similaire, je vous renvoie aux deux concepts possible de la laïcité. L'un "négatif" qui nie le fait religieux (Conception choisie par la France), et l'autre "Positif" qui les laisse tous s'exprimer librement (conception choisie par les pays Anglo saxon).
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eric1 - 09/07/2008 21:41:26
Je ne pense pas qu'il y ait une contradiction dans la mesure ou la neutralité consistant notamment à ne pas introduire de politique à l'école comme dans un service public, il ne pouvait être reproché à l'enseignante d'avoir respecté cette règle et nul n'aurait pensé à de la complaisance. Ceci étant, la solution préconisée par Anka permettra de prévenir les dérives ou les malentendus. Cordialement
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@ Eric1 - 09/07/2008 11:03:54
Sauf que, si on prend votre raisonnement, dans la mesure ou la neutralité est une « attitude qui consiste à ne pas prendre parti dans un débat, une discussion, un conflit opposant des personnes, des thèses ou des positions divergentes… », s’interdire d’utiliser toute photo de personnalité publique (politique ou autre) peut être vu tout autant comme une prise de position de sa part et « laisser présumer qu’elle ne respecte pas la neutralité à laquelle elle s'est engagée dans l'exercice de ses fonctions ». Si elle avait fait le choix inverse, on aurait vu alors en elle une personne acquise à la cause du pouvoir en place qui aurait refuser de valider un élève parce que c’est le président. Certain auraient parlé de respect, d’autre de complaisance à l’égard d’un individu qui malgré sa position reste un citoyen comme tous les autres. En fait cet aspect de l’affaire est beaucoup trop compliquée pour qu’elle puisse être juger de manière sereine et juste. Et la faute que vous voyez dans son comportement n’a rien de formelle et correspond juste à ce que vos valeurs et votre manière de pensée vous font considérée comme juste ou pas. Dans cette affaire il faut sortir est jugements de valeurs et faire un rapport aux valeurs. De bonne fois vous voyez une faute et de bonne foi d’autres ne verront pas cette faute tout simplement parce que leur manière de penser sera différente, mais non moins juste. Par contre il est possible d’agir en fixant des barrière formelle afin que la situation ne se renouvellent pas. Par exemple en interdisant ce genre d’exercice où en le limitant à l’usage de dessin ou aux particularité physique, tel que suggéré dans les contributions d’Anka. Et là toute entorse pourra être vue comme une faute non plus au regard de nos valeurs mais au regard des règles de conduite en vigueur, et il n’y aurait alors plus aucune question à ce poser.
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eric1 - 08/07/2008 23:05:51
Je rajoute qu'un enseignant, comme un parent, ce n'est pas celui qui accepte tout : c'est celui qui sait dire non quand c'est nécessaire notamment pour l'enfant. Une société est d'abord fondée sur les lois , c'est àdire sur les règles et les limites. L'enfant "roi" n'existe pas selon ma conception de l'éducation, de la vie en société et de la liberté.
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