Pour Carol Sirou et Marko Mrsnik, de l'agence de notation Standard & Poor's, la France a les moyens de participer à des sauvetages comme celui de Dexia sans que cela pèse sur la qualité de son endettement.
Dexia, Fortis, Bradford & Bingley… Les interventions des pouvoirs publics se sont multipliées ces dernières semaines au profit d’établissements financiers en difficulté. Ces sauvetages de dernière minute suscitent des inquiétudes quant à leur impact sur la notation des Etats concernés. D’ailleurs, dans le cas de l’Islande, la sanction est déjà tombée. Contraint de nationaliser Glitnir Bank, une des trois premières banques commerciales nationales, pour un coût de 600 millions d’euros, le pays a vu sa notation abaissée et mise sous surveillance par Standard & Poor’s.
D’autres Etats, comme la France, ont également dû injecter des capitaux pour secourir certaines grandes banques. Sont-ils aussi exposés à une baisse de leur note ? Les réponses pour l’Expansion de deux experts de Standard & Poor’s: Carol Sirou, managing director, et Marko Mrsnik, analyste senior.
En injectant 3 milliards d’euros pour sauver Dexia, la France ne s’expose pas à une dégradation de sa notation. L’Etat a tout à fait la capacité d’absorber ce coût sans que cela ne provoque de dérapages significatifs sur ses finances publiques et son niveau d’endettement. Au niveau AAA, la meilleure note de notre échelle, le pays a une excellente aptitude à rembourser sa dette en temps et en heure.
En revanche, la note de l’Islande a été abaissée à A- et reste sous surveillance. Les 600 millions d’euros nécessaires pour sauver Glitnir Bank représentent près de 6% du PIB national. Un poids très lourd pour ce petit pays, qui garde une forte capacité à rembourser sa dette, mais qui doit désormais faire face à un retournement de son économie.
Tout dépend de l’ampleur de la récession. Primo, nous avions déjà intégré dans notre notation une décélération importante de l’économie française, avec une croissance estimée à 1,5% cette année (prévisions au printemps 2008). Mais aussi une détérioration de la situation budgétaire, avec un déficit de 3% du PIB et une dette publique à 64,4% du PIB. Secundo, notre note ne se base jamais sur un seul critère mais sur un ensemble d’éléments. Comme par exemple la volonté politique d’un pays à vouloir réduire son déficit budgétaire et son niveau d’endettement. Ainsi, quand Eric Woerth assure que la France respectera les critères de Maastricht malgré le ralentissement économique, cela joue positivement. Notre notation finale n’est pas une pondération fixe de plusieurs facteurs, mais une appréciation qualitative des perspectives économiques et financières d’un pays sur le long terme.
A ce titre, le vieillissement de la population représente une menace bien plus sérieuse que la crise du crédit actuelle. Avec la hausse des dépenses liées à la santé et aux retraites, nous estimons que la dette publique française augmentera de près de 111% du PIB entre 2010 et 2050, en l’absence de toutes nouvelles mesures politiques. Ce qui porterait la dette nette de la France à 167% du PIB. La solvabilité du pays en serait mise à mal et l’exposerait à un abaissement de sa notation.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.
Le problème des retraites est connu depuis 20 ans. Le dernier paragraphe de cet article n'est qu'un calcul si rien ne changeait... Peut-être que la crise économique (à venir) servira de prétexte pour faire accepter les coupes nécessaires ? Il y aura forcément un moment où les jeunes de ce pays, qui sont aussi des électeurs, demanderont qu'on arrête de leur cirer la planche. Car la dette accumulée par les déficits successifs depuis 35 ans ne montre pas une meilleure gestion que les subprimes cachées sous le tapis des banques.
article intéressant
ce n'est pas le vieillissement de la population qui nous menace mais notre incapacité collective à nous y être préparés et à y adapter nos modes de fonctionnement.
savent pas voir à 2 mois et font des prévisions/prédictions sur 40 ans !!!....
De tout manière tout est pourri. Un état trop lourd en coût, trop d'argent à l'extérieur du pays, et on vous empêche de travailler. C'est tellement bien foutu, que le racket est à tous les étages. SI durant votre retraite, vous vous remettez à travailler en salarié ou en indépendant, vous devez des cotisations sociales et retraites sur ces nouveaux revenus, mais qui n'apporteront rien du tout en plus value sur votre retraite, cela rentre à fonds perdu dans les caisses.
Le gros problème des agences de notation, c'est que la crise actuelle elles ne l'avaient pas vue venir et elle avait même soutenue les causes de cette crise. Alors pour les conseils ils peuvent se les garder
On devrait surtout prendre avec plus de recul les avis des agences de notation, économistes et analystes de tout crin qui ne sont pas plus que les autres capables de prévoir l'avenir d'une entreprise ou d'un pays. Ceci dit, la plupart des retraités que je connais se font ch..r à la retraite, et pour ma part, j'espère bien conserver une activité le plus longtemps possible. De toute façon, travailler plus longtemps est l'unique solution, et il faut absolument donner cette possibilité à ceux qui le souhaitent. Un moyen: quitter son emploi salarié à 50 ans, et monter son entreprise pour 15 ou 20 ans. C'est possible, et c'est plus valorisant que la pré-retraite, surtout si on n'a pas beaucoup d'argent...
Et pourtant ils sont et seront de plus en plus nombreux(ses, surtout)!
Il faut conduire une politique volontariste d'emploides personnes âgées de plus de 60ans. Par ex. en accordant des retraites calculées sur toute la carrière sans plafonnement de durée d'activité. Les retraités toucheraient plus moins longtemps. Un départ en retraite n'a jamais créé un poste, au contraire! Luc Montagné prouve l'absurdité de la politique française vis-à-vis des travailleurs âgés.
R02000 a soulevé le vrai point. Les entreprises ne cherchent plus que de la viande très fraîche et très tendre. Ca arrive à un point tellement débile qu'un ingénieur informaticien rentre sur le marché du travail à bac 5 soit dans le meilleur des cas 22-23 ans. Après dix ans de service, il n'est plus considéré et il a 33 ans.
HONTEUX Comment peut-on mettre au pilori des gens qui ont produit et reconstruit notre pays Ces odieux personnages d'une société responsable du crack actuel devraient être lourdement condamnés pour propos racsites et discréminatoires
le vieillissement de la population représenterait ? une menace ... Uniquement tant qu'on mettra les mal-désignés "seniors" en pré-retraite, que l'on considèrera qu'embaucher un "senior" est un surcoût pour une entreprise et qu'aucune incitation à l'embauche ne sera mise en œuvre dans l'application des "bonnes intentions". Ceci est particulièrement vrai dans notre pays où l'on est "senior" à 45ans.