Geoffroy Bragadir, fondateur du courtier en ligne Empruntis, qui note que la hausse des taux d'intérêt depuis le début de l'année a écarté 20% des ménages candidats à un achat immobilier.
Un cinquième des ménages qui pouvaient contracter un emprunt immobilier en début d’année ne le peuvent plus aujourd'hui, rapporte mardi un étude du courtier Empruntis. Sur 100 dossiers finançables avec les taux de janvier 2008, seuls 79 le sont encore en octobre, après une hausse moyenne des taux de 1,15 point. « Le crédit immobilier n'est plus disponible que pour une catégorie privilégiée de la population », a commenté Geoffroy Bragadir, le fondateur d'Empruntis.
D’après l’étude, intitulée "Panique sur l'immobilier", le revenu médian en France - soit 2.263 euros-, « ne permet pas dans les conditions actuelles d'acquérir un bien de 150.000 euros, et même si l'acquéreur a 20% d'apport ». Pour un bien de 350.000 euros, le salaire doit être de 6.480 euros sans apport personnel, et de 5.180 euros avec un apport de 20%.
Le coût du crédit a fortement augmenté depuis janvier 2007 à cause de la hausse des taux d'intérêt, qui ont atteint 5,30% en moyenne pour les crédits immobiliers à 15 ans, selon Empruntis. Dans les dernières années, le taux a atteint en moyenne un plus bas de 3,5% en octobre 2005. Depuis cette date, pour un emprunt de 150 000 euros, la mensualité a progressé de 17,5% quand le coût total du crédit a bondi de 62%.
Aujourd'hui, les ménages ne doivent pas espérer un assouplissement de ces taux avant 2009 malgré la baisse récente de la Banque centrale européenne. Les taux "resteront stables tant que la situation financière n'est pas stabilisée" estime Geoffroy Bragadir. Ils doivent au contraire plutôt craindre un durcissement des conditions d’octroi des prêts – exigences sur l’apport, réduction de la durée... - même si les déclarations recueillies par Empruntis auprès de ses partenaires bancaires se veulent plutôt rassurantes. D’autres observateurs ont ouvertement mis en cause la frilosité des banques dans le ralentissement du marché.
Cependant, M. Bragadir a donné une lueur d'espoir aux futurs acquéreurs en relevant que la baisse des prix de l'immobilier va s’accélérer. Elle devrait atteindre 5% en 2008 et 9% à 14% en 2009, selon le courtier. D’après ses calculs, une baisse des prix immobilier de 10% l’année prochaine serait équivalente à emprunter avec une décote de taux de 1,25% à1,60%.

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N'allez pas chez Empruntis, ils ne prêtent qu'aux riches...20 % de crédit immobilier en moins ! Ils parlent de son chiffre d'affaire ?! C'est vraiment n'importe quoi...Ou alors, il tente de detruire sa petite boite de courtage....
je suis d'accord avec le 1er auditeur.Halte à l'argent facile et au logement qui soi-disant nous appartient.Il appartient à notre banque en ayant enrichi au passage l'agence immobilière, le notaire et les collectivités locales, qui tous nous incitent à investir 'pour l'avenir'.Le coût de l'immobilier, quoi qu'on dise est prohibitif encore dans beaucoup de régions et inciter de jeunes adultes commençant de travailler à s'endetter et absurbe.Qu'ils commencent déjà à économiser un peu et à profiter aussi un peu de leur jeunesse, qu'ils n'ont pas toujours eu rose(j'en sais quelque chose), en voyageant ,en se faisant plaisir au lieu d'engraisser les banques et les profiteurs en tout genre. On disait avant que l'achat d'une maison était l'achat d'une vie maintenant c'est d'une décennie:chercher l'erreur
Le prix de l'immobilier est trop élevé. Il doit baisser fortement. D'ailleurs la baisse à commencé. La sélection des emprunteurs est indispensable. La conduite insensée en matière d'octroi de crédits nous a conduit à la crise actuelle. Par ailleurs, deux millions de sur-endettés vont tenter de faire annuler leurs dettes. La crise n'est pas finie.Le système d'annulation des dettes montrent son aspect pervers. Des emprunts inconsidérés, des défauts de paiement de loyers et in fine l'effacement des dettes. C'est irresponsable de la part du pouvoir politique. C'est de la même veine que les repas gratuits au restaurant du coeur. Tout le monde veut y avoir accès. Le système va atteindre ses limite. Il ne peut que s'effondrer. Pendant ce temps là ceux qui payent n'en peuvent plus.