L’assureur de crédits a enregistré au niveau mondial une nette augmentation des incidents de paiements des entreprises, preuve selon lui d'une crise du crédit. La France n'est pour l'instant que peu affectée.
L’assureur de crédit Coface a constaté une nette augmentation des incidents de paiements des entreprises au niveau mondial. Ils ont augmenté de 45% sur 4 les premiers mois de l’année 2008, comparé à la même période en 2007.
« C’est très clairement l’indice du début d’une crise de crédit », estime la Coface. Pour son directeur général, Jérôme Cazes, c’est plus exactement « la cinquième crise du crédit depuis le premier choc pétrolier », même si elle est peu visible en France, « encore très peu affectée ».
En début de crise, les défauts de paiement ont tendance à sur-réagir. Aussi la Coface pronostique qu’en fin de compte, cette crise du crédit sera moins importante que celle de 2001-2002 qui avait été marquée par une hausse de 30% des incidents de paiements.
Il n’empêche, la crise financière s’est bien transmise à l’économie réelle, estime la Coface.
Par deux canaux : celui de la réduction de la demande américaine, qui touche principalement l’Amérique du Nord et les pays et secteurs tournés vers les Etats-Unis. Et celui d’un accès plus difficile au crédit bancaire.
Peu de secteurs échappent à la crise. Même si certains, « la sidérurgie, la chimie, la mécanique, la pharmacie, les technologies de l’information et de la communication » y résistent « grâce à une bonne orientation de leur marché ».
L’assureur de crédit a ainsi dégradé sa notation concernant les composants électroniques, l’industrie papetière, la grande distribution, l’automobile, le BTP, le transport aérien. Pour certains au niveau mondial, pour d’autres uniquement sur le marché nord américain, voire en Europe de l’Ouest.

Plombé par Wall Street (-5% mercredi) et les bourses asiatiques (-6,9% à Tokyo jeudi), le CAC a plongé de 3,48% et est tombé sous les 3000 points, clôturant à 2980,42 points. Son plus bas depuis le printemps 2003.
Parce que les fermetures de sites temporaires ne suffisent plus, le constructeur sochalien ouvre un nouveau guichet de départs portant sur 3550 emplois, le 3ème en 18 mois. Pour l'instant sur la base du volontariat.
Les réseaux communautaires peinent à engranger des revenus à la hauteur de leurs audiences record. Ces sites cherchent encore une stratégie publicitaire adaptée.
Les constructeurs haut de gamme prennent aussi acte du retournement du marché. Porsche s'apprête à sortir sa première voiture roulant au diesel. BMW, pour sa part, entend proposer à New York et Los Angeles une version électrique de sa Mini.
Les prix à la consommation et ceux de la construction immobilière ont enregistré en octobre des baisses record depuis une cinquantaine d'années.
Une heure de travail salarié en France est environ deux fois plus chère en 2004 qu'en 1975. Mais elle est 2,3 fois plus productive, de sorte que le coût salarial par unité produite a légèrement diminué en trente ans, selon l'Insee.
A prpos de la politique commerciale de la COFACE, jouissant d'une position de monopole, il faut savoir que cette assurance n'assure que pour les pays ou il n'y a pratiquement pas de risque et oblige ses assurés à cotiser sur toutes ses exportations, même pour les pays ou les clients pour lesquels une assurance est sans intérêt.