Les dirigeants du G8 se sont engagés mardi au Japon à diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Les Etats-Unis refusent toujours des objectifs chiffrés de réduction à moyen terme.
Le G8 de Toyako a au moins permis une avancée significative sur le climat. C’était d’ailleurs à cette aune que le pays hôte, le Japon, voulait juger de son succès. Dans leur déclaration, mardi, les dirigeants des huit pays les plus industrialisés ont souhaité « adopter avec les parties à la Convention de l’ONU sur les changement climatiques un objectif d’au moins 50% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 ». Sans toutefois préciser l’année de référence.
Cette formulation vise à enrôler les grands pays émergents (Chine, Inde) dans ces efforts. Elle fait appel à la « contribution de toutes les principales économies » ainsi que l'a toujours exigé l'administration américaine. Cependant, le G8 reconnaît qu'il revient aux économies développées de jouer un « rôle leader » dans la lutte contre le réchauffement.
C’est incontestablement un progrès de la part de Georges Bush, dont c’est le dernier sommet de ce genre. Le locataire de la Maison Blanche, pour quelques mois encore, était jusqu’à présent résolument hostile au protocole de Kyoto et à tout objectif contraignant de lutte contre la pollution.
Mais le président américain s’oppose toujours à la définition d’objectifs à moyen terme. Evoqués sans mention de date ni de valeur, ils devront, selon le G8, être définis pays par pays. La présidence japonaise a proposé la date de 2025, mais sur ce point Georges Bush a obtenu gain de cause : à cette date, il accepte seulement de stabiliser ses émissions. Alors que l'Union européenne vise une diminution de ses émissions de 20% au moins d'ici 2020, voire 30% si d'autres la rejoignent.
Les dirigeants du G8 se sont montrés satisfaits. « Je ne dis pas que c'est parce qu'on fixe un objectif qu'on le tient, mais on n'a aucune chance de le tenir si on ne le fixe pas. Nous sommes passés à un niveau contraignant, c'est un véritable progrès », a estimé Nicolas Sarkozy.
Le G5, l’antichambre du G8, a jugé au contraire les résultats « insuffisants ». « Il est essentiel que les pays développés montrent la voie et réduisent en 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre (...) d'au moins 25 à 40% par rapport à leur niveau de 1990 et en 2050 de 80 à 95% », ont déclaré l’Afrique du sud, le Brésil, la Chine, l’Inde et le Mexique dans un communiqué commun.
« De notre côté, nous sommes déterminés à conduire des actions nationales appropriées d'atténuation (des émissions) et d'adaptation, conformes au développement durable », ont-ils poursuivi. Réclamant par ailleurs que « des financements supplémentaires significatifs pour soutenir l'atténuation et l'adaptation dans les pays en développement ».
A l'instar du G5, les ONG ont pointé le manque d'ambition du G8. « à ce rythme, le monde sera cuit en 2050 », a ainsi estimé Oxfam.

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Que de millions dépensés pour arriver à la conclusion : celà se fera à la prochaine génération. Quand on les voit, souriants, contents d'eux mêmes (il faut bien que quelques uns le soient), je suis bien content de ne pas être politicien car je peux me regarder dans une glace le matin. Je me demande pourquoi ils ont une telle protection policière, si ces pantins disparaissaient, comme le dit "PatrickBoulland" ça ne ferait aucune différence dans la lutte contre le réchauffement climatique.
C'est vraiment une décision facile ; en 2050 le pétrole sera tellement cher que l'économie se fera d'elle-même. Les voitures électriques seront rentables et le vélo (à assistance électrique) reprendra sa place pour les court trajets. Ce G8 se limite à une belle réunion où chacun redore son image sans que ça lui coûte... Bref, c'est tout bénéfice.
Ce sont des cons, des inconscients et des corrompus. Avec les prix actuels de l'énergie, l'occasion est pourtant belle de marquer un tournant pour préparer les 50 années à venir. Mais non, il y a encore trop d'intérêts à faire dure ce gâchis responsable de l'essentiel des maux de la planète. Guerres, pollutions, famines sont le résidu de cette quête perpétuelle et à n'importe quel prix des énergies et matières premières qui alimentent notre boulimie de consommation. L'avenir est la "décroissance" qui n'est pas forcément synonyme de dépression mais plutôt d'un ajustement à long terme de nos modèles économique sur une une utilisation raisonnée des ressources naturelles; et particulier des énergie fossiles qui ne doivent être utilisées qu'en dernier recours (tout le contraire de l'actuel). Comme dit Richard Branson, "la hausse du prix du pétrole est la meilleure chose qui pouvait arriver à la planète", mais ça ne suffit toujours pas, alors vive le pétrole à 500 $ le baril.... et là on verra qu'il existe bien un tas d'autres solutions....
Bonjour, Chacun reconnaitra dans ces engagements très fort, le courage de nos dirigeants! Ils pouvaient même faire plus fort en annonçant 75% de réduction en 2075 ou... aux calendes grècques!