Le Premier ministre François Fillon a fixé mercredi à "au moins 30.000", dont 13.500 dans l'éducation nationale, le nombre de non remplacements de fonctionnaires partant à la retraite en 2009.
"En 2009, on prépare le budget sur la base d'au moins 30.000 non remplacements de fonctionnaires partant à la retraite", a dit le chef du gouvernement sur RTL.
François Fillon a par ailleurs indiqué qu'il s'est "mis d'accord" avec le ministre de l'Education nationale sur le non remplacement de 13.500 enseignants l'année prochaine.
"Ca ne fait pas un sur deux d'ailleurs tout à fait, parce que l'éducation nationale a des contraintes particulières", a-t-il ajouté évoquant "les réformes en cours".
13.500, "ce sera l'ordre de grandeur pour 2009", a-t-il répété.
Cet objectif s'inscrit dans "l'engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux", a affirmé M. Fillon.
"On est en déficit depuis 34 ans: si on veut sortir de ce déficit il y a deux façons de le faire: soit avec un plan de rigueur (...) ou il y a une autre solution, celle que nous avons choisie: on fait des réformes structurelles", a dit le Premier ministre.
M. Fillon a de nouveau martelé qu'il "n'y aurait pas d'augmentation des dépenses de l'Etat en volume pendant 5 ans".
Interrogé sur une éventuelle révision de la prévision de croissance - une fourchette de 1,7% à 2% -, le Premier ministre a répondu "non", avant de relever que la France disposait "déjà d'un acquis de croissance qui nous donne l'assurance d'avoir 1,5" point.
"Entre 1,5 et 1,7 la différence est extrêmement minime", a-t-il développé, et "l'expérience de l'année 2007 me laisse penser qu'avec les réformes que nous sommes en train de faire, nous pouvons obtenir une croissance d'au moins 1,7%".
Concernant sa volonté de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2012, le chef du gouvernement a expliqué que "ce n'est pas une question négociable" et qu'il l'a "clairement fait savoir à l'ensemble des membres du gouvernement.
"Il y a un moment où il faut arrêter la fuite en avant qui est celle de notre pays depuis si longtemps. C'est une question d'efficacité (...) mais c'est aussi une question de morale", a-t-il avancé. "C'est lâche de ne pas réduire la dépense publique lorsqu'elle est financée par l'emprunt", a -t-il ajouté.
Sur ce point "il ne serait pas possible que le Premier ministre et le Président de la République ne soient pas en phase", a-t-il également dit alors que certains prêtent à Nicolas Sarkozy d'être moins déterminé à contenir les dépenses que François Fillon.

Nicolas Sarkozy a confirmé la prime à la casse de 1000 euros et ajouté deux autres mesures : un emprunt à taux attractif pour PSA et Renault et un fonds de soutien pour l'ensemble de la filière. Mais ce plan est-il à la hauteur d'un secteur en pleine déprime ?
Les 312 emplois du site de Pontonx-sur-l'Adour, spécialisé dans la fabrication de supports magnétiques, sont touchés. Le PDG de Sony France démissionne.
Le numéro un mondial renonce à ses prévisions de part de marché, et s'attend désormais à une baisse des ventes dès le quatrième trimestre 2008. Retour sur un an de prévisions hésitantes.
Les téléspectateurs qui regardent une émission en HD comprendraient aussi mieux les programmes, selon une étude.
L'opérateur téléphonique américain a annoncé jeudi la suppression d'ici la fin 2009 d'environ 12.000 emplois, soit 4% de ses effectifs.
Le gouvernement veut absolument supprimer la publicité de France Télévisions à partir du 5 janvier. Si les débats traînent en longueur à l'Assemblée, il menace de passer en force.
La diminution comptable du nombre d'enseignants est un scandale. Des fonctionnaires qui mettent leur enfant dans le privé sacrifie les enfants des autres. Il faut trouver des solutions pour les enfants qui refusent les règles de l'école et qui empêche les autres d'apprendre avant de d'augmenter le nombre d'élèves par classe. La suppression des redoublements au collège à ses limites...
Ce gouvernement délire totalement. Il faut arrêter la fuite en avant, mais on va construire un nouvel EPR alors que personne n'en veut et que c'est contraire aux décisions collégialement prises quelques mois avant. (Pour réflexion : le gouvernement passe son temps à différer le démontage des quelques réacteurs déjà arrêtés depuis longtemps, pourquoi ? Sans doute que parce que le jour où il va falloir financer ça, ça va faire très très mal au contribuable). Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, c'est bien, c'est logique dès lors qu'il y a effectivement des gains de productivité. Le problème, c'est de savoir s'il y a effectivement ces gains. Car pour l'instant chez les fonctionnaires, la tendance c'est plutôt la pressurisation avec de plus en plus de travail, avec des salaires qui diminuent puisqu'ils ne seront revalorisés pour les trois années à venir à 0,9%; 0,5% et 0,5% (à comparer avec une inflation déjà à 3,2% cette année) ! => tous les chercheurs en psychologie du travail ont montré que l'effort qu'un salarié est prêt à faire est proportionnel à la progression des ses gains. Réformer l'état, faire avancer les choses, améliorer les process, c'est une chose à laquelle je suis particulièrement attaché. C'est aussi pour ça que je n'aime pas le principe des grèves à gogo qu'on rencontre souvent chez les fonctionnaires. Je pense qu'il faut effectivement changer des choses, voir si ça s'améliore, et ajuster la réforme pour qu'elle aille là où on voulait aller. Le seul problème c'est comment le faire en confiance, puisque le gouvernement fait du "dialogue social" purement marketing, qu'il bafoue systématiquement ? Comment se dire, ok, j'accepte de courber l'échine, de faire des efforts, et si ça va trop loin je pourrais toujours remettre la négociation sur la table, puisque les décisions sont prises in fine de façon autoritaire ?