L'Etat détiendra une minorité de blocage dans la société de refinancement créée dans le cadre du plan français de soutien aux banques, qui sera majoritairement détenue par des banques, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de l'Economie.
Selon un proche de la ministre Christine Lagarde, cette structure sera une société anonyme dont le capital sera détenu à hauteur de 34% par l'Etat et de 66% par les banques.
Cette structure de refinancement est destinée à emprunter des fonds avec la garantie de l'Etat pour ensuite reprêter ces sommes aux banques en manque de financement, à un taux plus élevé.
La garantie de l'Etat est plafonnée à 320 milliards d'euros.
Selon des sources concordantes, ce montage présente notamment l'intérêt d'exclure les emprunts de cette société du champ de la dette publique, déjà très élevée en France.
Le gouvernement a annoncé une dette publique (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) de 65,3% du PIB à la fin 2008, bien au-delà de la limite de 60% autorisée par le pacte de stabilité européen.

Nicolas Sarkozy a confirmé la prime à la casse de 1000 euros et ajouté deux autres mesures : un emprunt à taux attractif pour PSA et Renault et un fonds de soutien pour l'ensemble de la filière. Mais ce plan est-il à la hauteur d'un secteur en pleine déprime ?
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Le gouvernement veut absolument supprimer la publicité de France Télévisions à partir du 5 janvier. Si les débats traînent en longueur à l'Assemblée, il menace de passer en force.
Voila la situation telle que le pouvoir politique nous la présente aujourd'hui. Il va de soi que c'est les "nouveaux" prêteurs qui vont assumer le risque de défaillance des banques. Mais rien ne garantit que dans quelques temps cette minorité de blocage ne soit pas (discrètement)réduite. le contrôle serait alors détenu par les banques. Autant dire que l'Etat n'aurait plus aucun moyen pour contraindre les banques à respecter leurs engagements. On retournerait alors à l'opacité et les conséquences que l'on sait. Je ne doute pas que le pouvoir politique ne manquera pas d'arguments (d'arguties) pour nous expliquer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il faudra néanmoins, comme pour le Lyonnais que chaque français mette la main à la poche. Comme je l'ai déjà dit, la haute finance a encore de beaux jours devant elle.
Dans le cadre d'une présentation sincère des comptes,la dette éventuelle de cette SA devrait etre reprise à hauteur de 34% dans les comptes de l'Etat et s'ajouter à sa dette .Enfin on peut s'étonner que la gestion de cette SA de circonstance échappe en fait à l'Etat qui se porte garant sans limitation.
C'est moins le pourcentage ou la question majorité - minorité de blocage qui comptera que la volonté politique ou non de se donner les moyens d'exercer un contrôle effectif: Au Crédit Lyonnais déjà, il y a avait des représentants de l'Etat...