Les signes de faiblesse de l'économie réelle se multiplient. De quoi de nouveau déstabiliser les marchés. Le CAC plonge de 6,82% mercredi. Wall Street dérapait de 3,7%. Panorama de la crise.
A-t-on enclenché de nouveau la spirale infernale ? Dans le sillage des indicateurs macroéconomiques américains, les marchés actions subissaient une nouvelle chute mercredi, après deux séances de rebond. Paris s’enfonçait dans le rouge, avec une chute de 6,82% à 3381,07 points. Idem à Londres (-7,16%) et Francfort (-6,49%). A Wall Street, vers 18 heures, heure française, le Dow Jones glissait de 3,7%.
Mais désormais ce n'est plus la crise financière qui inquiète les investisseurs, mais bien la dégradation accélérée de l'économie réelle dont les signaux se multiplient. Le mot récession s'impose aussi bien dans les faits que dans les discours.
Ainsi, aux Etats-Unis, l'heure n'est plus au simple ralentissement. Pour Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale de San Francisco, mercredi, « La croissance du quatrième trimestre semble encore plus faible avec une contraction (de l'activité) très probable. En fait, l’économie américaine semble en récession ».
Pour le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, le pays va devoir affronter des difficultés économiques pendant « plusieurs mois ». « Il n'y a aucun doute qu'il y a un manque de confiance dans le système financier. Les banques ont ralenti leur propension à accorder des crédits ce qui a déjà un impact sur l'économie réelle », a-t-il relevé .
Un nouvel indicateur est d'ailleurs venu conforter mercredi ce pessimsime : les ventes de détail aux Etats-Unis ont baissé, le mois dernier, de 1,2% par rapport à août. Cette baisse, la plus forte depuis août 2005, est presque deux fois plus importante que ce que craignaient les analystes. Or, la consommation reste le poumon de la croissance outre-Atlantique, puisqu’elle assure les deux tiers de celle-ci.
L'atmosphère est la même en Europe où Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques, a invité mercredi les Etats membres à conjuguer leurs efforts. L’UE, selon lui, « doit commencer à songer comment mieux organiser toute l'économie, car nous commençons à souffrir aussi sur l'économie réelle, dans le secteur non financier de notre économie, et nous devons nous occuper de ces problèmes, de la croissance, de l'emploi et du bien-être des citoyens ».
Alors que l'Irlande est déjà en récession et que l'Allemagne reconnaît y être « au bord », selon les instituts de conjoncture, en France, François Fillon hésite encore à prononcer le mot. Mais il évoque tout de même « une panne de croissance » en 2009, avec des conséquences sur l’emploi et le pouvoir d’achat. « Si l'Amérique rentre en récession, c'est évidemment une très, très, très mauvaise nouvelle pour nous parce que ça veut dire que l'ensemble des pays développés vont connaître une année 2009 très, très difficile » pronostiquait mercredi matin sur RTL le Premier ministre.
Autre signal fort du ralentissement de l'activité, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a fortement révisé à la baisse, ses prévisions concernant l'évolution de la demande mondiale de brut en 2008, à +0,64% contre +1,02% en septembre. Le rapport d'octobre du cartel ont également réduit leur prévision de hausse de la demande l'année prochaine.
"Même si les gouvernements parviennent à calmer les marchés financiers et à dégeler les marchés du crédit à brève échéance, les conséquences sur l'économie réelle des vents contraires financiers devraient être considérables", écrit le rapport. Et les experts de l'Opep d'expliquer que si la demande de pétrole restera tirée par les pays émergents, elle sera bien moindre que prévu aux Etats-Unis ce qui devrait avoir un effet sur les autres grandes économies de la planête.
Conséquence de ces analyses, les prix du pétrole ont à nouveau chuté de plus de 4% mercredi, passant sous les 71 dollars à Londres et sous 75 dollars à New York en cours de séance. En l'espace de 3 mois et demi, les prix du pétrole ont été divisés par deux: ils s'étaient envolés à 147,50 dollars le baril le 11 juillet.
La crise financière pourrait précipiter en France les faillites d'entreprises. Toujours mercredi, on a ainsi appris que le premier fabricant de meubles français, Cauval Industries, connu pour ses marques de matelas Dunlopillo ou Tréca, a été placé sous procédure de sauvegarde à cause de problèmes de trésorerie. « C'est une illustration directe de la crise financière, a expliqué mercredi un porte-parole du groupe. Les établissements de crédit coupent les lignes de crédit sans qu'on sache vraiment pourquoi ».

Nicolas Sarkozy a confirmé la prime à la casse de 1000 euros et ajouté deux autres mesures : un emprunt à taux attractif pour PSA et Renault et un fonds de soutien pour l'ensemble de la filière. Mais ce plan est-il à la hauteur d'un secteur en pleine déprime ?
Les 312 emplois du site de Pontonx-sur-l'Adour, spécialisé dans la fabrication de supports magnétiques, sont touchés. Le PDG de Sony France démissionne.
Le numéro un mondial renonce à ses prévisions de part de marché, et s'attend désormais à une baisse des ventes dès le quatrième trimestre 2008. Retour sur un an de prévisions hésitantes.
Les téléspectateurs qui regardent une émission en HD comprendraient aussi mieux les programmes, selon une étude.
L'opérateur téléphonique américain a annoncé jeudi la suppression d'ici la fin 2009 d'environ 12.000 emplois, soit 4% de ses effectifs.
Le gouvernement veut absolument supprimer la publicité de France Télévisions à partir du 5 janvier. Si les débats traînent en longueur à l'Assemblée, il menace de passer en force.
je suis entièrement d'accord avec le commentaire précedent:à quand une clarification des dépenses de nos gourvernants?(Mr Fillon prend un falcon pour rentrer dr la sarthe...embauche un grand cuisinier...).à tous les niveaux,c'est la débauche de luxe.Qu'ils regarde du coté des autres pays meme sans aller jusqu'à l'extreme d'un pays nordique:pas de voiture de fonction,pas de logement,des repas payés de leurs deniers(cantine).Après il pourront demander des sacrifices aux Français...et le Sénat?et les Régions,les départements.je serais curieuse de connaitre le montant des dépenses.
FAUX. Les fastes somptuaires des ministères, des parlementaires, du Château et de toutes les strates superfétatoires sont sans limite comme les dérives des marchés foujs sans contrôle mais ne contournant pas la Loi. Malgré tous les experts fonctionnarisés il est crée sans fin des commissions et ou comités théodule sans supprimer les actuels. En couyrs un nouvel organisme pour récupérer des fonds alors qu'existe la CDD et l'inutile office du surendettement : la BDf. Nous marchons sur la tête mes voisins Suisses définisse mon beau pays en cours de destruction :"il y a deux sports nationaux en France, l'un est de faire des lois,l'autre de les contourner" ! Et si nous n'avions que 2 députés et 1 sénateur par région rééquilibrés en population avec suppression des départements et des communautés collectivistes ? Vieille histoire de poutre et de paille !!