Avec une croissance frappée de plein fouet par la crise financière et des ménages qui peinent de plus en plus à emprunter à des conditions abordables, certains experts commencent à redouter un retournement brutal du marché immobilier britannique.
Alors que le prix moyen d'un logement a plus que triplé depuis le milieu des années 1990, s'envolant à 180.000 livres (228.000 euros) aujourd'hui contre 50.000 livres il y a une douzaine d'années, selon les statistiques du prêteur immobilier Nationwide, deux institutions réputées ont tiré la sonnette d’alarme.
Mercredi dernier, l'agence de notation financière Standard & Poor's a prévenu que le secteur de l'immobilier en Europe allait subir des « corrections sévères et douloureuses », tout particulièrement en Grande-Bretagne.
Jeudi, dans son dernier bulletin économique mondial, le FMI a prévenu à son tour que le marché immobilier britannique était à ses yeux surévalué de 30%, et rangeait le Royaume-Uni parmi « les pays qui paraissent le plus vulnérables à une correction des prix immobiliers ».
Les nuages ne cessent en effet de s'accumuler. Tout d'abord la croissance britannique est engagée dans une mauvaise passe, suite aux répercussions de la crise financière, et le gouvernement ne prévoit plus qu'une croissance autour de 2% en 2008, contre 3% en 2007.
Autre menace, la raréfaction du crédit : suite aux déboires enregistrés sur le marché américain des "subprime" et à la chute de la banque Northern Rock, les établissements britanniques, qui ont vu leurs propres coûts de financement grimper en flèche, ont resserré brutalement les cordons de leur bourse.
De plus, les taux d'intérêt payés par les emprunteurs sont à la hausse, malgré la baisse du taux directeur de la Banque d'Angleterre, tombé à 5,25% contre 5,75% l'été dernier.
Ce renchérissement du crédit frappe au portefeuille la totalité des emprunteurs, puisque les prêts à taux variables sont la règle en Grande-Bretagne.

Si les banquiers français n'étaient pas aussi cachotiers nous aurions peut être un cliché plus précis de la situation française. Ne pensez vous pas qu'il est quand même curieux que tous les maux sont toujours chez les autres et pas chez nous! jusqu'au jour où ça nous pètera royalement au nez et nous serons devant le fait accompli car le bébé sera tellement gros qu'on ne pourra plus le planquer.