Les entreprises françaises envisagent de réaliser 1,3 million de recrutements en 2008, soit 6,1% d'intentions d'embauche de plus qu'en 2007. L'Unedic publie la liste des 15 métiers qui profiteront le plus de cette conjoncture favorable.
| Métiers | Recrutements prévus en 2008 |
| Employés et agents de maîtrise de l'hôtellerie (serveurs, maître d'hôtel...) | 101 612 |
| Agents d'entretien | 65 042 |
| Animateurs socioculturels, de sport et de loisirs | 60 364 |
| Caissiers, employés de libre service | 45 521 |
| Employés de maison et assistantes maternelles | 41 988 |
| Ingénieurs et cadres spécialistes de l'informatique (sauf technico-commerciaux) | 39 390 |
| Cuisiniers | 36 982 |
| Représentants, VRP | 36 873 |
| Maçons qualifiés | 31 666 |
| Secrétaires, assistantes | 30 130 |
| Cadres commerciaux et technicaux commerciaux | 28 142 |
| Conducteurs routiers | 28 130 |
| Vendeurs autres qu'en alimentation et équipement de la personne | 25 017 |
| Agents et hôtesses d'accueil, standardistes | 24 707 |
| Ingénieurs et cadres d'études et de recherche | 22 709 |
Bonne nouvelle, les entreprises françaises envisagent de réaliser 1,3 million d’embauches en 2008, soit 6,1% de plus que l’année dernière selon l'enquête 2008 sur les besoins en main d'oeuvre rendue publique mercredi par l'Unedic et le Credoc. Ce chiffre confirme le redressement amorcé en 2006 après cinq années de baisse consécutives. Il faut revenir à 2003 pour retrouver des perspectives d’embauche supérieures.
Un peu moins d’une entreprise sur quatre affiliée à l’assurance chômage – soit précisément 23,4% d’entre elles – envisagent de réaliser au moins une embauche cette année. C’est 1,6 point de plus que l’an dernier. La progression est encore plus sensible dans les entreprises de plus de 20 salariés où elle atteint 4 points.
La tendance touche tous les secteurs et s’avère même particulièrement élevée dans l’industrie manufacturière où plus de 30% des entreprises sont concernées par des projets de recrutement, soit 3,6 points de plus qu’en 2006. Cela représente potentiellement 15.800 recrutements industriels de plus que l’année dernière pour un total de 123.000 projets d’embauches.
Dans les services, la hausse des entreprises recruteuses est proportionnellement moins importante. Mais le secteur n'en conforte pas moins son rang d’employeur n°1 avec 60% des intentions d’embauches. " Les sociétés de conseil et d’assistance, les prestataires de services opérationnels aux entreprises (centre d’appels, accueil, sécurité…) et les transporteurs routiers " figurent parmi les premiers recruteurs potentiels, selon le rapport. La hausse des intentions d’embauche serait également très forte parmi les prestataires de services aux particuliers.

En revanche, la construction connaît un ralentissement puisque les intentions d’embauches ne sont en hausse que de 3.000 unités en 2008, à 164.000, après +25.700 en 2007.
Cette conjoncture crée des tensions sur le marché du travail au point que les entreprises éprouvent davantage de difficultés pour recruter, notamment sur les profils les plus qualifiés. Selon l’enquête, plus de la moitié des intentions d'embauche - 51,1%, cinq points de plus qu'en 2007 - sont désormais jugées problématiques par les employeurs. Dans plusieurs secteurs d'activité, comme l'industrie des biens d'équipement (62%) ou les transports (56%), l'augmentation des difficultés de recrutement est très nette et n'épargne plus les grands établissements. "Les mutations industrielles renforcent les difficultés de recrutement", explique l'Unedic en notant que les entreprises manufacturières ont besoin de profils techniques de plus en plus qualifiés. Mais on retrouve également les problèmes de recrutement traditionnels de la construction où près de trois projets de recrutement sur quatre sont considérés comme difficiles !

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Peut-on immaginer 65 000 emplois d'animateurs sociaux culturels soit des charges supplémentaires avec le déficit que nous connaissons ? Pire encore si l'on additionne les embauches prévus par les services publics, Soit nous sommes face à un rapport de complaisance (un de plus) soit la classe Politique n'a toujours pas compris que l'IMPÔT tue la société et dans ce cas le reflet de ce rapport ne présage rien de bon pour l'avenir.
Ne confondez pas les grands groupes, comme Total qui font des bénéfices extraordinaires, avec les millions de TPE et PME qui rament pour sortirent un bilan positif... La hausse des taxes sur les entreprises est aussi un sacrée frein à l'embauche, et encore plus à la hausse des salaires... Supprimons les charges sur les salaires, et tous les salaires doublent... Un salaire de 1000 euro net coute en réalité 2000 euros à chaque entreprise française...
Beaucoup d'emplois mais peu de tres qualifies avec des revenus confortables. Pour un pays developpe comme la France qui doit ajouter de la valeur ajoutee pour etre competitif face aux pays pauvres en developement, ce n'est guere rejouissant. Il y a beaucoup d'emplois dans l'hotellerie restauration avec des horaires decales (difficile a concilier avec une vie de famille), de maigres salaires et point de 35 heures. Il n'est guere etonnant qu'il y a ait peu de volontaires et que le "turnover" y soit important. C'est un probleme chronique. De meme dans le batiment ou dans les supermarches ou les conditions de travail sont dures et la feuille de paie legere. Dans certains pays ces emplois sont qualifies de "3D" pour Demanding, Dangerous, Dirty. En bon francais, exigeant, dangereux et salissant, bref des emplois dont les gens ne veulent pas.
Et curieusement, les salaires année après année restent sages et progressent moins que la valeur ajoutée ou les bénéfices des entreprises. Difficile donc d'embaucher, mais pas au point de mettre la main au portefeuille pour les salaires, la formation qui pourrait servir à avoir du personnel qualifié, les mesures sociales, les conditions de travail....