Les prix de l'immobilier ancien on reculé de 1% sur les trois premiers mois de 2008 par rapport à la fin 2007. Sur un an, la progression atteint sensiblement le niveau de l'inflation, soit +2,7%. La FNAIM continue de tabler sur un atterrissage en douceur.
Après plusieurs années de flambée, l'assagissement du marché immobilier se poursuit et les prix devraient se stabiliser cette année à des niveaux proches de l'inflation, selon la Fnaim, qui écarte tout scénario de baisse généralisée. A la faveur de son pointage trimestriel, la FNAIM note que les prix dans l’ancien ont baissé de 1% au 1er trimestre 2008 par rapport au 4ème trimestre 2007, à raison de –0,4% pour les appartements et –1,9% pour les maisons. En glissement annuel, sur les douze derniers mois, la hausse se monte à +2,7%, soit un rythme proche de l’inflation. Pour mémoire, on se souvient qu’en décembre dernier la Fédération présidée par René Pallincourt anticipait pour 2008 une progression oscillant entre 0 et 3%. Déjà en 2007, la croissance des prix avait ralenti, s'affichant à 3,8% contre 7,1% en 2006, 10,4% en 2005 et 15,4% en 2004.
« On a clairement basculé dans un nouveau cycle depuis la mi-2007, confie à L’Expansion.com Guy Neplaz, directeur général du pôle résidentiel chez CB Richard Ellis France. Et aujourd’hui, on commence à en entrevoir les effets à mesure que "tombent" certaines demandes de prêts. Des ménages se sont retrouvés exclus de l’accession à la propriété, en province notamment ; ce qui mécaniquement a laissé une offre déséquilibrée face à une demande réduite et donc provoqué une légère contraction ».
Pour autant, les professionnels de l’immobilier ne tablent pas – du moins pas encore – sur un net retournement comme on a pu le constater ailleurs en Europe, en Espagne, en Angleterre ou en Irlande. Si la baisse des prix au premier trimestre fait ressurgir "le spectre d'une spéculation à la baisse, cette fois", la FNAIM continue de privilégier le « le scénario d’une stabilisation des prix ». "Le marché retrouve sa sagesse et ses repères" et cette année "nous pourrons parler d'un atterrissage, je l'espère, en douceur" des prix, a souligné René Pallincourt, le président de la Fnaim.
Chez CB Richard Ellis, on se veut toutefois plus explicite avec une baisse pouvant aller jusqu’à –5% en province pour l’ensemble de l’année, mais avec en revanche une hausse de +5 à +10% sur Paris. La FNAIM relève notamment que le prix du m2 y a encore grimpé de 5,6% sur les douze derniers mois. « Le découplage est net entre la capitale et le reste de la France, ajoute Guy Neplaz. Dans la capitale, le marché des beaux produits reste ainsi soutenu par la clientèle internationale, laquelle réalise que la ville est plutôt plus accessible que ses homologues européennes. Et puis, le marché parisien est surtout le fait de couples nettement plus aisés que la moyenne, bénéficiant de solidarités parents/enfants plus conséquentes qu’ailleurs. En province, par contre, les prix ont atteint ces derniers mois leur seuil maximal à partir duquel bon nombre de ménages se retrouvent désormais insolvables. Asphyxiés, ils sortent donc du jeu ».

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