Quelque 400.000 employés du service public, enseignants en tête, doivent participer jeudi au plus important mouvement de grève en Grande-Bretagne depuis l'arrivée du parti travailliste au pouvoir en 1997. Les fonctionnaires britanniques entendent protester contre leurs conditions salariales.
Cette mobilisation d'envergure est le résultat de plusieurs appels à la grève distincts. Ils émanent des syndicats d'enseignants, d'universitaires, mais aussi des personnels des centres de recherche d'emploi, des gardes-côtes, des inspecteurs de conduite et des fonctionnaires d'une dizaine d'organismes gouvernementaux.
Plus d'une cinquantaine de manifestations sont prévus tout au long de la journée à travers le pays.
Il s'agit notamment de la première grève des membres du l'Union nationale des enseignants (NUT) depuis 21 ans en Angleterre et au Pays de Galles. Près de 2.000 écoles devaient être fermées en totalité et des milliers d'autres partiellement fermées.
Les grévistes protestent contre des hausses salariales inférieures à l'inflation.
Dans un accord triennal, le gouvernement propose une augmentation salariale annuelle de 2,45% à partir de septembre puis de 2,3% les années suivantes.
Le salaire des enseignants a « progressé de 19% en termes réels depuis 1997, je pense que c'est élevé. En même temps, 37.000 enseignants supplémentaires ont été recrutés et (ils évoluent) dans un meilleur environnement grâce au programme de construction en cours », s’est défendu, jeudi, le secrétaire d'Etat à la Scolarité Jim Knight.
Le Premier ministre Gordon Brown avait estimé la veille que l'arrêt de travail des enseignants était « très regrettable ».
Ce mouvement social intervient au moment où le parti travailliste est au plus bas dans les sondages, et au lendemain d'un rétropédalage de Gordon Brown sur une mesure fiscale vivement décriée ces derniers jours, après une fronde dans ses propres rangs.

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