
A un mois de l'ouverture des Jeux Olympiques, l'hôtellerie pékinoise est loin d'afficher complet.
Loin du rush escompté pour les JO, l'hôtellerie pékinoise, à un mois de l'ouverture de l'événement sportif (8-24 août), affiche encore de la place, hormis certains palaces ou de petits hôtels traditionnels nichés dans les vieux quartiers.
Fin juin, seuls les établissements de luxe de la capitale étaient aux trois quarts réservés, notamment grâce aux administrations, Comité chinois d'organisation des Jeux et délégations étrangères. Le taux tombait à moins de la moitié pour les quatre étoiles avant de dégringoler à 20% pour les 3 étoiles et moins de 10% en catégories inférieures, selon la municipalité.
Selon la patronne du bureau du tourisme de la Ville, Pékin est dotée de 336.000 chambres hôtelières, soit quelque 660.000 lits alors qu'au plus fort de la demande seuls 430.000 lits seraient nécessaires.
D'autres hôtels, telles les maisons d'hôtes installées dans des anciennes « siheyuan », les maisons typiques chinoises bâties autour d'une cour carrée, tirent en revanche leur épingle du jeu. Ces hôtels de charme qui ont fleuri à Pékin ces toutes dernières années attirent particulièrement une clientèle étrangère en quête d'intimité et d'un cadre moins stéréotypé.
Quant aux particuliers proposant leurs logements à la location temporaire (à des tarifs exorbitants), ils pourraient aussi affronter une sérieuse déconvenue. « On avait annoncé une pénurie de logements pour les JO. Alors de nombreux propriétaires ont donné congé à leurs locataires pour louer plus cher pendant la période. D'autres quittent Pékin pour louer leur appartement », explique Song Zhi, un responsable d’une société proposant ce type d’appartements. Mais « jusqu'à présent, l'offre excède la demande », ajoute-t-il.
Selon les autorités, la période des jeux devrait attirer 450.000 à 500.000 visiteurs étrangers, en sus de 1,2 à 1,6 million de provinciaux.

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