
Ulcérés par la réquisition de leurs terres agricoles, des militants et paysans ont mené de violentes actions contre l'usine en construction pour produire la Nano, la voiture la moins chère du monde.
L'indien Tata Motors a arrêté la construction dans l'est de l'Inde d'une usine censée produire sa Nano, la voiture la moins chère du monde. Le site de Singur, quasiment achevé, était à l'arrêt depuis 5 jours après que des dizaines de milliers de manifestants eurent encerclé l'usine pour protester contre la réquisition de leurs terres agricoles pour les transformer en terrains industriels. Tata Motors a déploré mardi avoir été « contraint de suspendre la construction et le travail de l'usine Nano à Singur compte tenu de l'agitation et les conflits qui s'y poursuivent ».
Un responsable du groupe, sous le couvert de l'anonymat, a par ailleurs estimé qu'il serait « extrêmement optimiste d'imaginer un retour à la normale dans les prochains jours rien ne s'est passé ces derniers mois ». Ce dirigeant s'est tout de même dit prêt à laisser « la porte ouverte pour que le calme revienne autour de l'usine », mais « nous n'avons pas le choix, nous avons une industrie à faire tourner, des délais à respecter ». Le groupe indien a déjà investi 350 millions de dollars à Singur pour y assembler 250.000 unités par an de la Nano.
Ratan Tata, le président du conglomérat éponyme, avait menacé fin août de délocaliser la production de la Nano si les manifestations ne cessaient pas au Bengale occidental, dirigé depuis 30 ans par le parti communiste d'Inde marxiste. Le gouvernement local a qualifié la décision de Tata de "perte majeure" et traité les manifestations d'"irresponsables" tout en se disant prêt à discuter. D'après la BBC, les manifestants affirment que l'usine n'utilise que 600 des quelque 1000 acres acquis dans le cadre de ce projet. Ils réclament la restitution de 400 acres de terres agricoles aux paysans pauvres, qui, selon eux, ont été victimes d'expropriations forcées.
Quoi qu'il en soit, d'autres Etats, comme l'Haryana autour de New Delhi, ont proposé d'accueillir l'usine de Tata Motors. le conglomérat évalue également la possibilité de faire construire la voiture par une de ses 6 autres usines dans le pays.

Nicolas Sarkozy a confirmé la prime à la casse de 1000 euros et ajouté deux autres mesures : un emprunt à taux attractif pour PSA et Renault et un fonds de soutien pour l'ensemble de la filière. Mais ce plan est-il à la hauteur d'un secteur en pleine déprime ?
Les 312 emplois du site de Pontonx-sur-l'Adour, spécialisé dans la fabrication de supports magnétiques, sont touchés. Le PDG de Sony France démissionne.
Le numéro un mondial renonce à ses prévisions de part de marché, et s'attend désormais à une baisse des ventes dès le quatrième trimestre 2008. Retour sur un an de prévisions hésitantes.
Les téléspectateurs qui regardent une émission en HD comprendraient aussi mieux les programmes, selon une étude.
L'opérateur téléphonique américain a annoncé jeudi la suppression d'ici la fin 2009 d'environ 12.000 emplois, soit 4% de ses effectifs.
Le gouvernement veut absolument supprimer la publicité de France Télévisions à partir du 5 janvier. Si les débats traînent en longueur à l'Assemblée, il menace de passer en force.