Pour tenter de percer en Chine, Google - comme son concurrent Yahoo ! - s'est plié à la censure imposée par le gouvernement. Ces dernières semaines, par exemple, les images du parcours chaotique de la flamme olympique sont restées introuvables dans les résultats de son moteur de recherche local ou sur la version chinoise de sa plate-forme de vidéos YouTube. Mais tous ses efforts de conquête sont restés vains. Là-bas, le moteur chinois Baidu draine 60 % du marché lié à la recherche, contre seulement 21 % pour Google. Preuve que la domination de la firme de Mountain View n'a rien d'inéluctable.
C'est également vrai en Russie, où le moteur Yandex tient le haut du pavé. En Corée du Sud, c'est Naver. Même dans des pays plus petits comme l'Estonie ou la République tchèque, Google n'a pas encore réussi à s'imposer.
Ailleurs en Europe, certains moteurs locaux essaient eux aussi de se faire une place sur le marché. C'est le cas du norvégien Fast, racheté récemment par Microsoft, ou du français Exalead,commercialisé auprès des entreprises. « Nous cherchons un partenaire financier pour lancer Baagz, un moteur communautaire grand public, annonce François Bourdoncle, le fondateur d'Exalead. Car si Google est indétrônable en tant que régie publicitaire, ce n'est pas le cas en tant que moteur. »
Quant à la Commission de Bruxelles, elle vient de donner son feu vert à une aide française de 99 millions d'euros pour booster le programme Quaero, le projet de moteur européen lancé il y a déjà trois ans et dont Thomson est le chef de file.
A un plus petit niveau, de nombreux ingénieurs travaillent à la conception de technologies capables de reconnaître le contenu des images ou des vidéos. Parmi elles, le moteur Ikona, développé par une équipe de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), est déjà opérationnel. « Mais nous manquons de moyens pour aller plus vite », soupire Nozha Boujemaa, directrice scientifique à l'Inria.
Le futur concurrent de Google à l'échelle planétaire risque surtout de venir des Etats-Unis. Une fusion entre Microsoft et Yahoo !,si elle se réalise, pourrait donner naissance à un géant capable de rivaliser. Quant au challenger Ask.com,propriété de Barry Diller (Match.com, Expedia, Hotels.com...), quatrième moteur américain, il n'a pas dit son dernier mot.

Les personnes agées recèlent de bien précieux savoirs... C'est marrant ces derniers tps je pensais combien le contenu de wikipedia était sélectif au vue des compétences techniques requises... Florent
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