Selon une étude basée sur les données recueillies par Google et Secunia, 637 millions de personnes dans le monde surfent avec une version obsolète de leur navigateur. Un comportement à risque, qui les expose aux multiples attaques lancées en ligne.
Plus de 45 % d'internautes utilisent une vieille version de leur navigateur qui les expose clairement à des risques : c'est le constat établi par une étude, indiquant qu'au total 637 millions d'internautes surfent avec un logiciel obsolète.
Les auteurs (*) de l'étude ont cherché à savoir pourquoi tant de récentes attaques ont visé, avec grand succès, des navigateurs. Pour leur analyse, ils ont collecté des données auprès de Google et du spécialiste de la sécurité Secunia, à la mi-juin 2008. Ils n'ont pas pu prendre en compte les plug-in non sécurisés pour navigateurs, tels que les versions datées du Reader d'Adobe, car ce type d'information n'est pas fourni par Google.
Le manque de rigueur des internautes dans la mise à jour de leur logiciel leur est apparu clairement. En terme de classement toutes versions confondues, Internet Explorer (IE) occupe la première place, utilisé par 78 % des internautes ; il est suivi par Firefox (16 %), Safari (3 %) et Opera (0,8 %).
La toute dernière version du navigateur de Microsoft, IE 7, n'est adoptée que par 52 % du parc d'utilisateurs d'IE. Un pourcentage qui grimpe considérablement pour Firefox (92 %), dont la version 3 vient de sortir, Opera (90 %) disponible dans une version 5, et Safari (70 %).
Firefox et Opera mis à jour plus rapidement qu'Internet Explorer
Il a fallu, relèvent les chercheurs, un certain temps - 19 mois - aux utilisateurs d'Internet Explorer pour migrer vers la version 7. Et ils sont encore 48 % à ne pas avoir installé les dernières mises à jour d'IE 7 ou à continuer de surfer avec IE 6.
Le mode de diffusion des mises à jour n'y est sans doute pas étranger, estiment les auteurs. Certaines personnes désactivent la mise à jour automatique qu'effectue Microsoft dès parution d'une version, si bien que IE 6 est encore bien présent.
Faudrait-il que les navigateurs disposent d'une date de péremption, à l'instar des produits alimentaires, interroge l'étude ? Une idée qui doit trouver écho auprès des éditeurs, qui ne sont pas tenus juridiquement de fournir des mises à jour.
(*) Stefan Frei de ETH, Zurich; Thomas Dübendorfer de Google; Gunter Ollmann d'IBM ISS et Martin May de ETH, Zurich.

Les personnes agées recèlent de bien précieux savoirs... C'est marrant ces derniers tps je pensais combien le contenu de wikipedia était sélectif au vue des compétences techniques requises... Florent
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