Retour sur une étude du Syntec dont les prévisions optimistes ont été très contestées sur notre site.
Suite à notre article « Le secteur français du logiciel recrute à tour de bras », basé sur une étude du Syntec, vous avez été nombreux à réagir, parfois avec scepticisme. Nous nous sommes donc replongés dans ce dossier. Conclusion : oui, le secteur est effectivement porteur actuellement. A condition, toutefois, d’avoir le bon profil et d’habiter au bon endroit.
Dans une étude parue à la rentrée, le Syntec informatique annonce que le secteur va procéder à 55.000 recrutements dans l’année, dont 20.000 créations nettes d’emploi. Un dynamisme que la chambre professionnelle des sociétés de conseil et de services informatiques n’est pas la seule à constater. « Le flux d’offres d’emplois est en hausse très nette par rapport à 2006 : + 20 à + 30% d’offres publiées par rapport à l’année précédente » analyse Alexandre Xiradakis, directeur marketing du groupe Les Jeudis, à l’origine notamment du site d’emploi spécialisé lesjeudis.com. Une tendance amorcée en 2005 et qui, d’après les professionnels, devrait se poursuivre en 2008.
Cependant, à y regarder de plus prêt, force est de constater que tous les métiers de l’informatique ne bénéficient pas du même régime de faveur. Car si certains experts s’arrachent bel et bien à prix d’or, d’autres profils plus généralistes ont du mal à se vendre. A fortiori s’ils habitent en province. « 80% de l’emploi du marché informatique se concentre sur 3 ou 4 régions dont l’Ile-de-France et, dans une moindre mesure, Sophia-Antipolis ou Lyon » note ainsi Régis Granarolo, président fondateur du Munci, mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens. Les difficultés de recrutement se font essentiellement sentir en région parisienne ».
Parmi les profils très courtisés actuellement se trouvent les personnes à « double compétence » (informatique et métiers de la banque-assurance, informatique et finance…), les experts en informatique décisionnelle et les spécialistes des nouvelles technologies. « Les architectes réseaux, les commerciaux .net, les consultants ERP, les ingénieurs systèmes et réseaux, les spécialistes Java, soit essentiellement des personnes ayant une connaissance actualisée des dernières technologies, sont la cible favorite des recruteurs » confirme Anne Vaisbrot, responsable du département Social/Emploi/Formation au Syntec informatique. En revanche, l’informaticien sorti du système scolaire il y a plus de dix et n’ayant pas suivi de formation complémentaire a de fortes chances d’être dépassé.
« Sur toutes ces créneaux liés aux nouvelles technologie, les diplômés de bonnes écoles d’ingénieurs ayant deux à cinq ans d’expérience sont les plus chassés » ajoute Alexandre Xiradakis. Fraîchement formés aux dernières évolutions du métier, titulaires d’une première expérience professionnelle, ces jeunes ont le profil idéal. Les SSII en raffolent, d’où des tensions sur le marché. Une forte demande qui oblige les employeurs à faire des concessions : « Lorsqu’elles ne trouvent pas, les entreprises n’hésitent plus à prendre un jeune diplômé et à la former en interne ». D’après le Syntec, les jeunes diplômés représentent plus d’un tiers des recrutements en SSII.
Problème : le type de postes proposés par les SSII ne répond pas à toutes les aspirations, en particulier celles d’informaticiens plus expérimentés. « Il faut bien distinguer le marché des éditeurs de celui des SSII, souligne Régis Granarolo du Munci. En SSII, l’instabilité du lieu de travail et une gestion des ressources humaines qui laisse parfois à désirer font que beaucoup de séniors préfèrent travailler chez le client final. Or plus des trois-quarts des offres d’emploi proviennent de SSII ».
« Il est vrai que les SSII recrutent beaucoup de jeunes, mais cela ne veut pas dire qu’elles se débarrassent des anciens » conclut Anne Vaisbrot. Seulement, entre 25 et 35 ans, les envies changent. Certains consultants fondent une famille et aspirent à plus de stabilité ». Le travail en SSII est, par définition, synonyme de changements puisqu’il implique de passer d’un projet à l'autre et donc d’un client à un autre. Très formateur en début de carrière, ce mode de fonctionnement finit par peser.

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Je vous conseille de vous reporter à l'étude "Les pratiques de recrutement des SSII) de l'APEC (août 2006) pour constater que les SSII utilisent les offres d'emploi à d'autres fins que de recruter. Par conséquent, tout diagnostic de pénurie basé sur une comparaison entre le nombre d'offres d'emploi et le nombre d'embauches est un "trompe l'oeil", pour reprendre l'expression de l'APEC elle-même. En informatique, la "pénurie de main-d'oeuvre" est une vue de l'esprit, mais c'est un discours tellement martelé par le SYNTEC qu'il parvient à imposer des quotas migratoires.
Les SSII ne sont pas les responsables de la mort lente de l'informatique en France, mais elles en sont les faussoyeurs, via les délocalisations: elles touchent maintenant tous les projets, et sont en train de tuer le secteur du logiciel en France. Certes, les SSII recrutent... mais vous verrez peu d'annonces demandant plus de deux ans d'expérience... et jamais au-delà de 5 ans. Que deviennent les informaticiens après celà? je vais vous le dire: ils changent de métier, car quand on a un diplôme d'ingénieur (éventuellement payé avec un crédit étudiant), plus de dix ans d'expérience, qu'on a fait l'effort de se maintenir compétent sur les toutes dernières technologies, et qu'on se retrouve payé au SMIC horaire, eh bien la décision de changer d'activité est vite prise. Alors, évidemment, dans ces conditions, le taux d'informaticiens au chômage fourni par le SYNTEC est complètement bidon! En même temps, demander des informations honnêtes au SYNTEC, c'est un peu comme demander les prix de l'immobilier à la FNAIM... Vous croyez peut-être que j'exagère en parlant de SMIC horaire? eh bien c'est ma situation, très banale: ingénieur, 10 ans d'expérience, au top des technologies, très grande SSII française, grande ville d'Aquitaine, salaire net: 1900 euros. Pas moyen de négocier plus, c'est le prix du marché. Si on n'est pas content, c'est pareil, de toute façon il y plein d'informaticiens qui cherchent du boulot. Et même s'il n'y en avait pas, au-delà de ce tarif, il vaut mieux embaucher 3 ou 4 indiens. A ce tarif, une fois le loyer payé, on ne fait pas vivre sa famille. Aurais-je dû faire plus d'études? bac 10? bac 20? Ah, j'oubliais: surtout, ne pas compter ses heures: on est cadre! ça fait très vite du SMIC horaire, voire moins. Aurais-je dû m'orienter vers le métier de caissière, plutôt?
SSII = boite d interim.... mais sans prime de precarite on a beau a avoir un CDI mais je dirai plus tot un super CDI car des que periode de recession des que l on termine une mission et en restant plus de 2 mois en interocntrat on nous demande de quitterla ste avec aucun respect de notre dignite.....
Ayant connu le Syntec de l'intérieur, ses représentants, ses commissions et ses discours je peux affirmer que sa communication est très "langue de bois" et souvent inclinée dans le sens flattant ses adhérents. Les contestations que vous avez reçues sont certainement pour beaucoup fondées.
Bonsoir, Je m'étais attiré les foudres de certains en disant que les SSII avaient initié l'interim de luxe Je vois que ceux qui ont pratiqué sont encore plus sévères ! Depuis environ 10 ans (avec une forte accélération depuis 5 ans) il y a eu prolifération de "Société d'Ingéniérie" qui sont l'équivallent des SSII pour les Ingénieurs. Vous etes embauchés par une société qui vous prète à une autre qui elle a le contrat et figure au panel de RENAULT, PSA ....Pas de formation donc comment croire que ces entreprises vont apporter de l'innovation chez les clients. Le seul choix travailler en cherchant un job classique CDI !!! Les sociétés d'interim classiques ont récupérés les postes pour soulager GUYANCOURT et LARDY . évidement il faut des compétences très pointues dans le domaine automobile sur un sujet ou il n'y a peu être personne qui les a en France !
De plus, on appelle les SSII pour sauver les meubles.<br /> Du coup, les projets sont souvent sans intérêt.<br /> Rien a voir avec le développement d'un produit stable et performant, on nous demande en général de faire de la merde, et vite.<br /> Du coup, tout le monde se barre de ces usines à viande.