
Selon les notaires, les ventes de logements anciens sont en chute de 25% sur le premier semestre. Soit une situation presque aussi mauvaise que les logements neufs. Les prix vont donc baisser. Même la Fnaim en convient.
Indicateur après indicateur, la crise immobilière se confirme en France. Si l’on n’assiste pas encore à un effondrement général des prix, les ventes, elles, sont en chute libre. Qu’il s’agisse de logements neufs, en baisse de 30% au premier semestre, comme l’avait annoncé la semaine dernière le ministère de l’écologie et du logement. Ou de l’ancien, en recul de 25% sur la même période dans les grandes métropoles de province, selon une note de conjoncture publiée mercredi par le conseil supérieur du notariat. Marseille, avec –30%, est plus touchée que Toulouse ou Lyon (-15%). « Du jamais vu et d'une amplitude plus forte qu'annoncée par les médias et les agents immobiliers » selon l’auteur de cette note interrogé dans Le Monde.
A la fin du mois d’août, les notaires parisiens avaient déjà fait état d’une baisse des ventes de –20% sur Paris, entre les mois de mars et mai, et de –14% en Ile de France. Ce retournement a bien sûr des conséquences sur les prix. Les Notaires observant une « stabilité voire une légère baisse sur l’ensemble des grandes métropoles, et ce quel que soit les tranches de prix entre 100.000 et 600.000 euros ».
Cette baisse des prix est d’ailleurs désormais également observée par la FNAIM, alors que celel-ci se refusait encore à l’envisager au début du mois de juillet. Dans un communiqué publié mercredi, les agents immobiliers constatent en effet un « nouveau recul de 1,5% » des prix des logements au mois d’août, ce qui porte la baisse sur le trimestre à 0,5%. Et d’expliquer qu’ « il s’agit bien d’une baisse générale du marché, l’indice tous types de biens revenant à son niveau de fin 2006-début 2007 ».
Pour certains, comme Ari Bitton, directeur associé d’AB Courtage, la « frilosité des banques est à l’origine du ralentissement immobilier ». Car la « demande reste forte », selon lui. Problème, les banques « ont fermé le robinet du crédit » d’où un « taux de refus de dossiers qui a triplé, passant, chez nous, de 4% à 12% ». Une analyse partagée par l’observatoire du crédit logement, pour qui les prêts immobiliers ont reculé de 11% au premier semestre, alors que la capacité d’emprunt des ménages restait intacte.
Reste à savoir jusqu’où ira la baisse des prix. Sera-t-elle « limitée et conjoncturelle » comme l’espérait encore au mois de juin la Caisse d’épargne qui évoquait une baisse des prix de 2 à 3% en 2008 et 2009. Où sera-t-elle plus importante, Nicolas Bouzou, du cabinet Asteres, envisageant ainsi un recul pouvant atteindre 12 à 15% sur trois ans ? Le grand jeu des prévisions est ouvert.

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bha il le fallait bien, mais espèreront que cette baisse des prix engendre un accroissement des vente (peut probable dans notre société individualiste). être propriétaire et la plus intéressante des location !
Le ralentissement du marché immobilier est bel et bien réel. Dans leur note de conjoncture pour le premier semestre 2008, les notaires relèvent " une baisse très substantielle des ventes d'appartements et maisons dans l'ancien sur toutes les grandes métropoles de Province de l'ordre de 25% ". Un chiffre qui ramènerait le marché au volume des années 1993-1994. Une tendance également ressentie au sein de la Fédération nationale de l'immobilier. La baisse du nombre de transactions devraient logiquement entrainer une baisse substantielle des prix dans les mois à venir, notamment pour les biens qui ne trouvent pas preneur dans les 90 premiers jours de vente. A bientôt sur www.appart-maison.fr
Voila une bonne nouvelle! Surtout pour les personnes a faibles revenus qui soutiennent la demande de logements...sociaux. Tant pis pour les propriétaires actuels qui pensaient vendre a prix fort des bicoques pompeusement rebaptisées "villa" ou "maison d'architecte". Juste fin également pour tous ces agents immobiliers qui ont pendant les 5 dernières années connues la grande vie a coups d'honoraires juteux pour ouvrir quelques portes et glisser de sournois "dépêchez vous d'acheter avant que les prix montent encore" aux acheteurs inquiets de pouvoir s'offrir un simple toit au dessus de leurs têtes. Patience maintenant, attendons que la baisse devienne spectaculaire.
contre tous les pronostics, la baisse sera brutale. personne n'intègre l'impact d'internet qui n'esxisatait pas dans la chute des prix de 1992 à 997. Chaque acheteur est un mini trader en 2008.
Espérons que cela baisse..le prix du logement n'est plus accessible à des personnes avec des revenus moyens. Il faudrait une vrai politique de l'emploi qui prend en compte les logements disponibles dans la région, il faudrait comprendre pourquoi le prix des terrains montent à des endroits où il y a de multiples terrains qui pourraient être rendus constructibles.