Gérer ma carrière 

Faire du sport, c'est bon pour développer son réseau

La pratique assidue d'un sport ne peut faire que du bien. A votre santé, et à votre carnet d'adresses. Certains nouent ainsi de nouvelles relations d'affaires. Témoignages.

Nathalie Mourlot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 31/03/2008
 
 
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« Je joue au tennis depuis l'âge de 10 ans. Je prends un plaisir fou à pratiquer ce sport. A tel point que je peux refuser un rendez-vous parce que j'ai une partie de tennis prévue. » David Chetrit, agent général d'assurances spécialisé dans la protection et la gestion du patrimoine des dirigeants, installé dans les Yvelines, est un mordu de la petite balle jaune. Depuis l'été dernier, il est même devenu président du club privé des Pyramides, à Marly-le-Roi, qui gère 28 courts disséminés sur 12 hectares d'espaces verts... « Comme je passe beaucoup de temps sur les courts, je côtoie une quantité d'autres passionnés. L'amour du tennis a été le point d'ancrage de nombreuses rencontres, et a joué le rôle d'accélérateur de relations avec des personnes qui n'étaient que de simples connaissances. Aujourd'hui, une partie de ma clientèle est constituée de dirigeants rencontrés sur un tournoi ou lors d'un match amical. »

La pratique en club multiplie les rencontres

Ce n'est pas sur la terre battue, mais sur les routes de France que Pierre Lasry, président de LowendalMasaï (groupe de conseil en réduction des coûts), a rencontré « énormément de gens qui sont d'abord devenus des amis, puis, pour un certain nombre, des partenaires d'affaires ». Le dirigeant a pratiqué le triathlon (vélo-course à pied-natation) de 1998 à 2003. « Ensuite, comme j'adorais ces trois disciplines, mais que chacune demandait un gros entraînement, j'ai décidé de les pratiquer séparément. » De mai à septembre, Pierre Lasry fait plusieurs milliers de kilomètres à vélo et nage deux fois par semaine. D'octobre à avril, il s'adonne intensivement à la course à pied et participe à plusieurs marathons.
« Contrairement aux idées reçues, la natation, le vélo et la course à pied sont des sports collectifs. Dès qu'on souhaite les pratiquer à un bon niveau, on doit s'inscrire dans un club. Et là, les occasions de rencontres abondent », explique le PDG de LowendalMasaï. Nombreux sont les passionnés de sport qui, à l'image de David Chetrit et Pierre Lasry, bâtissent autour de leur discipline fétiche un solide réseau. Réseau qui peut intégrer non seulement des clients directs ou des apporteurs d'affaires, mais aussi des partenaires financiers, des consultants, des fournisseurs... « J'ai noué connaissance avec plusieurs de mes prestataires de services sur les tatamis », raconte Fabrice Haiat, DG de la société Vizelia Energy (spécialisée dans les logiciels de pilotage d'immeubles). Accro depuis l'adolescence au karaté, qu'il pratique huit heures par semaine, le dirigeant a notamment sélectionné un avocat d'affaires et un graphiste parmi ses partenaires de combat.

Des liens scellés par la passion... et la transpiration !

Tout sentiment d'appartenance à une communauté constitue un bon terreau pour faire croître un réseau. Cette règle vaut dans le sport comme dans d'autres domaines. Participer aux fêtes organisées par son club, prendre un verre avec un adversaire, partager un dîner avec un groupe d'aficionados : autant d'occasions de mieux se connaître et de s'apprécier entre personnes partageant la même passion. Mais là où les liens qui se nouent entre les accros du sport sont uniques, c'est parce qu'ils mêlent au plaisir de l'appartenance communautaire celui qui naît du fait de se dépenser physiquement ensemble. « Lorsque plusieurs personnes se donnent du mal au même moment, transpirent au même moment, elles se rapprochent très fortement au niveau humain », observe David Chetrit.

« Jamais ma vie professionnelle ni ma vie privée, pourtant toutes deux riches en contacts, ne m'auraient permis de nouer des relations du type de celles qui naissent d'une pratique sportive partagée », renchérit José Saint-Georges. L'homme sait de quoi il parle. Consultant senior en communication, aujourd'hui installé à son compte après avoir été directeur de la communication au Crédit du Nord puis chez BNP Paribas, José Saint-Georges a attrapé le virus du sport à l'âge de 13 ans. Voile, plongée sous-marine, natation, plongeon de haut vol, tennis de table, rugby, escalade en montagne, ski, rafting, planche à voile, parachutisme, parapente... il a pratiqué toutes ces disciplines (et quelques autres !) en leur consacrant toujours suffisamment de temps pour atteindre « le niveau moyen-supérieur d'un amateur éclairé ».

 
 
 
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