

Difficile d'échapper au web pour recruter... mais facile de se prendre les pieds dans la Toile quand on débute. Conseils pratiques.
« Pour recruter un chef cuisinier, nous avons passé une annonce sur www.lhotellerie.fr. Deux heures après la mise en ligne, nous recevions déjà des réponses et tout ça pour 139 euros ! » s'étonne encore Constance Rietzler, gérante de La Belle Ecole, organisme de formation spécialisé dans l'art de vivre, à Paris.
Efficacité, simplicité, réactivité, coût... en matière de recrutement, le Net a changé la donne ces dernières années. Quel que soit le niveau du poste ou la taille de l'entreprise, le marché des annonces penche de plus en plus du côté d'internet. Cette bascule concerne aussi les candidats, qui abandonnent massivement les traditionnelles lettres de candidature au profit de recherches centrées sur le web. Une enquête TNS-Sofres de 2006 révélait que 63 % de la population « mobile » (en phase active de recherche d'emploi) utilisait les jobboards (l'autre nom des sites d'offres d'emplois).
Un phénomène qui, s'il a d'abord touché les cadres, dépasse les clivages de génération ou de catégorie socio-professionnelle : les candidats ne se bornent plus à consulter les offres sur internet, ils déposent en masse leur CV en ligne sur les « CVthèques », qui permettent aux employeurs de « faire leur marché » en piochant dans des milliers de CV virtuels. Difficile - même pour les plus réticents - de ne pas être présents sur ce front quand le marché du recrutement devient de plus en plus tendu. Reste à maîtriser ces nouvelles règles du jeu. Il n'est pas si simple pour un dirigeant de profiter à plein de ces outils sans se perdre dans les multiples rouages des sites de recrutement. L'Entreprise vous propose une visite guidée pour bien vous repérer sur la Toile.
Eric Lecamus, directeur d'e-consulting RH
La perte de repères commence avec le choix du support. Sur quel site publier l'offre d'emploi ? Fini le temps des annonces dans la presse où le recruteur pouvait foncer sans se poser trop de questions : entre le quotidien ou un gratuit local, deux ou trois supports nationaux, le choix était vite fait. Aujourd'hui, il faut se repérer dans une jungle de plus de 500 sites : généralistes comme Monster ou Keljob, spécifiques à un secteur ou un métier tels Jobtransport ou Supersecretaire.com, inscrits sur des marchés de niche comme soudeurs-enligne-fr.com, orientés vers les cadres (cadremploi.fr) ou les ouvriers (ouvriers-enligne-fr.com), sans parler de ceux spécialisés sur les profils grandes écoles (anciens-grandes-ecoles. org)... Une profusion d'offres qui donne le tournis.
Eric Lecamus, directeur d'e-consulting RH, préconise d'opter pour les plus gros jobboards. « L'intérêt des sites généralistes très connus, c'est leur puissance de frappe, assure-t-il. 80 % des utilisateurs de sites emplois sont sur l'Apec, Cadremploi, Monster, Keljob et Regionsjob. »
Ratisser large cependant n'interdit pas de mettre d'autres fers au feu.
Comme Audrey Le Pichon, chargée de recrutement chez Verlingue, qui choisit le site en fonction de la nature du poste à pourvoir : Monster pour les profils informatiques, qui y sont très présents, Le Village de la justice pour les profils juridiques... « Il faut essayer plusieurs supports et comparer », conseille-t-elle. Ne pas hésiter non plus à demander des informations au commercial du site sur le profil des visiteurs.
La possibilité de tester plusieurs sites est favorisée par le faible coût d'une annonce, une notion bousculée avec l'avènement d'internet. Il faut oublier les petits formats de page au profit d'autres critères liés à la notoriété ou à la spécialisation du site.
Avec une constante : des tarifs nettement inférieurs à ceux d'une annonce presse (voir l'encadré ).
S'il existe autant de tarifs que de sites, les tarifs les plus élevés sont ceux des leaders généralistes type Monster ou Cadremploi, qui font payer leur notoriété.
- Passer une annonce
Gratuit (apec.fr, anpe.fr...) ou payant.
A titre d'exemple, 460 euros pour six semaines de diffusion sur Super-secretaire.com, et jusqu'à 600 euros pour les plus grands jobboards (Monster, Cadresonline...).
- Accéder à une CVthèque
De gratuit (Apec) à 16 000 euros pour un abonnement annuel chez Keljob, voire 20 000 euros chez Monster. Ce dernier propose des abonnements à la semaine autour de 1 200 euros (400 euros pour rechercher sur une seule région).
Enfin, il existe des packages intéressants lorsque l'accès à la CVthèque est couplé avec la diffusion d'annonces... et il est toujours possible de négocier.
La pertinence du site n'est pas forcément liée au prix des annonces. Pour preuve, le site de l'Apec, qui satisfait tous les dirigeants que nous avons rencontrés, est totalement gratuit !
Avantage supplémentaire, le recruteur a comme interlocuteur un consultant et non un commercial. Une dimension conseil très appréciable quand on fait ses premiers pas sur la Toile. « Je passe actuellement par l'Apec pour embaucher plusieurs cadres, témoigne Christophe Fleury, directeur industriel de Jars Céramistes (26). Le conseiller a attiré mon attention sur ce qui, dans mon annonce, constituait l'idée force, ce qui devait être mis en avant. Ce "coaching" a porté ses fruits : en quinze jours, j'ai reçu une cinquantaine de candidatures très qualifiées. »
Au chapitre des sites gratuits, il faut aussi citer celui de l'ANPE en se souvenant qu'il n'y a aucun lien entre l'annonce passée dans l'agence locale et le site internet. La diffusion de son offre sur www.anpe.fr doit donc faire l'objet d'une démarche spécifique sur le site.


je veux ke kelkun m'aide a faire un CV et le lancer sur internet s'il vous plait aidez moi
je ne suis pas d'accord avec les éléments notés sur le site internet ANPE : les offres passées auorès d'une agence locale sont également diffusées sur le site internet. Par ailleurs ce site possède également une CVthèque, entièrement gratuite.
